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La lâcheté est tellement répandue qu’ils ne comprennent pas Hulot…

La bobocratie est en ébullition. Une démission spontanée de ministre, fichtre !

Ce qui est le plus remarquable, dans cette nouvelle surjouée par les media, ce n’est pas tant la démission de Nicolas Hulot que la surprise de Maqueron et de sa clique face à l’événement. On dira ce qu’on voudra des opinions de Nicolas Hulot, et j’aurais beaucoup à en dire tant la plupart d’entre elles procèdent d’une bêtise crasse(1), mais on ne peut pas lui nier un certain courage. Démissionner pour marquer son désaccord, ça ne se voit pas souvent, et tout le monde pensait que ça ne se ferait plus après la sortie fracassante de Jean-Pierre Chevènement du gouvernement Mauroy en 1983. C’était il y a 25 ans, donc un comportement d’un autre âge, vous comprenez ?

Et ils en sont tout ébaubis. Car le courage, c’est une vertu qu’ils ne connaissent pas. Dans la classe médiatico-politique d’aujourd’hui, la lâcheté est la règle, à un tel point qu’ils en ont oublié qu’elle n’est pas une fatalité. Ils sont lâches face à l’islam, lâches face aux lobbies, lâches face à la Franc-maçonnerie à laquelle ils appartiennent uniquement pour booster leurs sinistres carrières, lâches face aux criminels, aux assassins et aux terroristes, lâches face aux pressions d’où qu’elles viennent. Et comme des lâches, comme de pauvres harceleurs de cour de récréation, ils s’attaquent uniquement, mais avec gourmandise, à ceux qui ne peuvent pas se défendre ou qui ne sont pas bien organisés pour cela. C’est-à-dire les petites gens, les retraités, les policiers, les victimes qui ont eu le malheur de se défendre, les automobilistes…

La lâcheté est tellement répandue dans ce milieu de profiteurs, gouvernement et media réunis, qu’elle les rend aveugles (les rares journalistes courageux comme Ivan Rioufol, Élisabeth Lévy, François d’Orcival et d’autres me pardonneront cette généralisation presque justifiée). Ils ne comprennent pas le courage, et surtout ils n’imaginent pas, faute de l’observer dans leur vase clos – mais on pourrait dire leur gang – qu’il est une qualité largement plus répandue qu’ils ne le croient.

Ces mous du genou ne comprennent pas un Trump, un Chevènement ou un Hulot qui, quel que soit le jugement que l’on porte sur leurs convictions, ne s’en laissent néanmoins pas détourner par intérêt financier, électoral ou mafieux. Alors, ils sont surpris, pour ne pas dire étonnés.
Leur réveil sera dur, car les Français sont plus courageux qu’ils ne le croient, et il viendra un temps où cette vertu dont ils ont oublié l’existence se dressera face à leur mise en coupe réglée d’un pays que leurs manipulations rendent de plus en plus exsangue et instable. Ce temps n’est pas loin, et il sera dur pour eux, peut-être même violent. On ne va pas s’en plaindre.

Sylvie Danas

Imaginer, comme Hulot le fait, qu’une progression des gaz à effet de serre dans l’atmosphère de 4,02 % à 4,04 % (ce qui est le bon chiffre si l’on prend en compte tous les gaz à effet de serre, dont la vapeur d’eau) est fatalement responsable d’un dérèglement climatique majeur n’est pas bien malin. N’importe quel ingénieur ou scientifique à la fois honnête et courageux (tiens, tiens…) voit immédiatement en regardant le chiffre que c’est hautement improbable.