La laïcité est un ciment de la Nation française, et Marine Le Pen l’a bien compris

La devise de notre République est « Liberté, égalité, fraternité ». Certains voudraient y ajouter le terme « laïcité ».

Pourquoi pas ? Mais c’est faire l’impasse sur toute une partie de l’Histoire de France en réduisant la laïcité à la République.

Bien avant 1789, les rois de France eurent de nombreux conflits non seulement avec les potentats locaux, mais également avec la papauté et les évêques. La loi de 1905 conclut donc une séquence historique pluriséculaire, et permet à l’Etat-Nation de se rendre indépendant de toutes les allégeances religieuses, internes comme externes.

Allégeances internes : je pense bien sûr au catholicisme, qui n’est lui-même qu’une instance du christianisme qui le dépasse. Et ce n’est pas pour rien que la laïcité trouve également sa justification dans les Evangiles et non dans l’Ancien testament.

Allégeances externes : on pense évidemment à l’offensive actuelle de l’islam politique, étranger à notre pays (contrairement au catholicisme). La laïcité est donc plus que jamais capitale pour défendre notre Nation contre cette offensive, en y associant tous les Français sans distinction aucune.

Non seulement la laïcité transcende l’Histoire de France, mais elle dépasse également le clivage droite-gauche. Nous le voyons bien dans les soutiens de nos lecteurs : ils viennent de tous horizons politiques.

La laïcité n’est donc pas seulement une notion politique, mais métapolitique et résolument moderne à l’heure où les vieilles idéologies montrent leurs limites voire leur agonie. Elle s’ouvre à un public nouveau, dégoûté des politiciens à l’ancienne qui lui crachent dessus (cf. la politique communautariste de l’UMP et du PS…)

La laïcité est donc ancrée profondément dans l’âme de la Nation française tout en étant ouverte vers l’avenir, fut-il incertain.

C’est ce qu’a parfaitement compris une Marine Le Pen, qui donne du sens à « sa » laïcité, quitte à éloigner du Front national un vieux folklore « catholiciste » qui tombait d’ailleurs en désuétude.

Cette laïcité est sincère, contrairement aux adversaires UMPS de Marine Le Pen qui crient « Laïcité ! Laïcité ! » tout en flattant les groupes religieux (parfois extrêmes) les uns après les autres pour des raisons électoralistes (cf. financement public de mosquées et inaugurations par des ministres, rupture du jeûne du Ramadan à l’Hôtel de ville de Paris, etc.)

Évidemment, la laïcité de la présidente du Front national est une rupture, un changement de cap dans ce parti.

Il lui fallait du courage pour se placer sur un terrain laïque relativement inconnu jusqu’alors au Front national. Mais force est de constater que cette évolution est parfaitement admise par les militants quand ils écoutent et applaudissent les discours de Marine Le Pen. Pari gagné !

C’est également une rupture dans le discours frontiste sur l’immigration. Certes les anciens arguments du chômage et de la délinquance sont plus vrais que jamais, mais l’offensive islamico-politique est une donnée nouvelle à laquelle il fallait une réponse nouvelle.

De plus cette réponse laïque ouvre à Marine Le Pen une écoute plus attentive dans la population française en dehors du seul Front national et de ses sympathisants. En effet, de plus en plus d’entre nous sommes des victimes conscientes de l’islamisation de notre pays la France et de la nécessité de le défendre, de défendre sa spécificité qui en fait une Nation.

La laïcité devient donc un service moderne à la Nation française millénaire, pour un bénéfice commun à tous les Français.

Merci à Marine Le Pen de l’avoir compris.

Roger Heurtebise

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