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La laïcité ? Mais c’est elle qui a assassiné la nation !

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La plupart des gens en France sont là à baver d’admiration pour ce qui n’est qu’une vague notion sur laquelle ils ne sont pas foutus d’y trouver un consensus.  Le Conseil des Sages de la laïcité (vous remarquerez au passage que le titre de cette institution a une connotation un tant soit peu religieuse) nous dit « qu’elle repose sur trois libertés : liberté de conscience, liberté de culte et, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi, liberté d’expression des opinions et convictions de toute nature ». Puis il ajoute qu’elle repose sur « trois espaces : l’espace privé de chacun que prolonge le foyer et les lieux au culte, dans lesquels l’Etat ne saurait s’immiscer; l’espace ouvert à la circulation publique, dans lequel, sous réserve du respect de l’ordre public, peuvent librement s’exprimer divers intérêts (individuels, religieux, politiques, syndicaux); enfin, les espaces d’intérêt général (tels les services publics) qui, devant être neutres, peuvent restreindre l’expression des convictions ».
Il me paraît fondamental maintenant de rappeler la définition de la nation par Ernest Renan : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ». En d’autres termes, une nation est une unité, un bloc compact d’hommes se mouvant ensemble grâce à une forte spiritualité. Tout le contraire de la laïcité !
1) La laïcité a détruit la spiritualité du peuple français. Dit rapidement, jusqu’aux Lumières, les Français étaient totalement guidés par le Christianisme. Les Philosophes ont ébranlé les fondements de l’Eglise qui en était le vecteur, et pour cause ! l’Eglise a souvent été l’exemple le plus manifeste de la luxure, de la dépravation, des abus et même parfois, de la tyrannie. On pourrait donc dire que ces défauts de l’Eglise sont à l’origine du déclin du christianisme qui a été confirmé par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Et c’est là que la laïcité prend racine, dans l’article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». Elle ouvre ainsi la porte à la multiplicité des visions du monde, à la multiplicité de son appréhension et donc, elle réduit le christianisme à n’en être une parmi d’autres. Elle exerce donc sur lui un effet réducteur en en faisant une force secondaire alors que jusque là c’était lui et uniquement lui qui encadrait les esprits. Il en résulte que le christianisme, ainsi retranché, ne pouvait à la longue que filer vers son effondrement pour n’être plus aujourd’hui qu’une sorte de relique spirituelle. Et le vide qu’il a laissé n’a pas été comblé, si ce n’est que par l’apparition puis le développement effréné du matérialisme dans lequel le capitalisme, qui n’a pas le moindre soupçon de morale, s’est évidemment engouffré. Pire, n’ayons pas peur des mots, en assassinant le christianisme, elle a évincé le principe directeur, je veux dire Dieu parce qu’en fin de compte, elle ne se contente que de rester à raz du sol, sans proposer une spiritualité unificatrice. Finalement, elle nous dit : « débrouillez-vous avec vos opinions, le reste, j’m’en fous ! ».
2) La laïcité a détruit l’unité du peuple français. C’est le corollaire du phénomène qui vient d’être énoncé. A partir du moment où chacun a sa petite idée sur le destin du monde, comment voulez-vous que perdure « le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis » ? La laïcité, c’est l’énergie qui nourrit et suscite les conflits et le bordel. La laïcité, c’est l’appel aux fractures puisque le principe unificateur, le christianisme donc, elle l’a abattu. C’est la signature de l’éparpillement du peuple français. « Une nation est une âme, un principe spirituel » ? Tu parles ! Il y a belle lurette que la France n’a plus d’âme. Qu’est-ce que c’est la France aujourd’hui ? A cause de leur laïcité qui a ouvert notre poulailler, il n’y a plus ni poules ni coqs ou plutôt, il en reste si peu que les renards islamiques vont bientôt tout bouffer. Et il sera où alors « l’héritage qu’on a reçu indivis » ? Dans les livres d’histoire… qui seront bien sûr tronqués par l’islam.

La laïcité a donc été une folie, un principe masochiste de destruction, sur nous-mêmes d’abord, et par les autres ensuite qui nous ont été et qui sont encore aujourd’hui, d’horribles parasites. Elle nous a foutus complètement à poil dans l’hiver rude que sont le monde et son histoire et nous mourrons de froid et nous allons définitivement mourir. La laïcité en fait, ce n’est que nous, que notre stupidité, que notre fausse croyance à croire que le vivre-ensemble, c’est ce qu’il y a de plus beau, c’est notre prétention à vouloir, et sans même nous en rendre compte tant on est con, nous substituer à Dieu lui-même en lui piquant Ses principes sans Lui dire merci et en L’ignorant bien sûr avec cette suffisance méprisable qui nous caractérise tant ! Quand je pense que les prosélytes de la laïcité étaient allés jusqu’à créer l’Etre Suprême… Bon sang ! mais quand ce peuple finira t-il par être modeste ?

Philippe Arnon