La lampe d’Aladin éclaire Auschwitz

Publié le 7 février 2011 - par
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Pétris de bons sentiments et nantis de dizaines de millions d’euros donnés par les peuples européens via l’union européenne et l’Unesco, le projet Aladin piloté par le baron de Rothschild et madame Revcholevschi ancienne secrétaire générale de la fondation pour la mémoire de la shoah, ont fait visiter à d’éminentes « personnalités religieuse » le camp d’Auschwitz/Birkenau. Rappelons que le projet Aladin, a pour objet, d’être un « pont pour la paix entre juifs et musulmans ».

L’une de ces « éminente personnalité » était Madame Amira Mostafa, égyptienne qui dirige – l’arab word center for démocratic development, et pour qui le camp d’Auschwitz/Birkenau. et l’extermination de millions de juifs, évoque l’expulsion des musulmans par les rois d’Espagne en 1492.

Mais dans un souci d’universalisme qui l’honore, elle se dit prête à évoquer le génocide des juifs de Jordanie, où elle habite mais bien sur à condition de parler des autres g génocides « des ouïgours, des palestiniens et des cambodgiens (elle oublie que ces derniers ne furent génocider que par eux-mêmes).

Et dans une envolée du à son amour de l’humanité et à sa compassion envers les juifs elle s’exclame « tous les génocides sont terribles. Celui des juifs n’est pas différent, c’est une question de nombre ».
Je plains sincèrement nos amis du projet « aladin » qui ont du pain sur la planche.

Et puis last but not least le grand mufti de Bosnie, Mustapha Ceric déclare « nous avons eu Srebrenica, des gens normaux se sont transformés en bourreaux, comme dans cette Allemagne si civilisé ».
Mais dieu merci il veille sur la mémoire et pour que désormais il n’y ai « plus jamais ça ! ».

«Je suis là pour dire à ceux qui nient l’Holocauste à Auschwitz et à ceux qui nient le génocide à Srebrenica qu’ils sont en train de commettre aussi un génocide». Tous acquiescent, même si beaucoup restent étrangers à cette tragédie. «Ils n’y ont pas participé», reconnaît Anne-Marie Revcolevschi. «Elle leur paraît parfois aussi lointaine que le massacre des Indiens pour nous.» Et pourtant, murmure David de Rothschild, «Auschwitz est notre histoire à tous».

Peut-être qu’il n’est pas inutile, sans revenir sur les liens du grand mufti de Jérusalem avec les nazis, ni sur le désir des arabes de finir le travail commencer par Hitler, de parler un peu de la Bosnie et des soi-disant massacres de Srebrenica qui aurait été commis par les serbes et qui furent utiliser par messieurs Holbrooke, Kouchner et Lévy pour justifier les attaques contre la Serbie.

En réalité, lors des attaques criminelles des unités musulmanes de Srebrenica, sous le commandement de Naser Oric, dans la région de Bratunac et de Srebrenica en 1992 et 1993 156 villages serbes ont été incendiés et environ 1500 civils serbes ont été brutalement tués. Le TPI de La Haye à acquitté Oric de culpabilité pour les crimes commis sur les Serbes dans la région de Srebrenica et pratiquement personne n’a répondu encore de ces crimes.

Aussi les cris de « victimes » intitulés « La pire tragédie en Europe survenue après la shoah, cris poussés par l’Association Sarajevo (Paris), Balkans-Transit (Caen), Comité de soutien à Florence Hartmann (France), Enfants Europe Bosnie (Châteaudun), Fédération nationale des Mères pour la Paix (France), Solidarité Bosnie (Genève), à l’initiative de la Coordination francophone Bosnie-Herzégovine (France et Suisse), toutes proches de monsieur Hani Ramadan, l’ami bien connu des juifs et de l’occident, ferais sourire si l’on ne maniais pas ainsi les cadavres.

Mais, comme nous en sommes à l’exercice du devoir de mémoire, n’oublions pas que le Président bosniaque Alija Izetbegovic dès son accession à la présidence de la Bosnie indépendante supprima les symboles commémorant les victoires des partisans antifascistes.
Il est vrai que dés 1943, il milite dans l’organisation Mladi musulmani (« Jeunes Musulmans ») liée aux Frères musulmans égyptiens et proche du régime collaborateur croate oustacha et de l’occupant allemand. Il fut proche de la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar qui était l’une des 38 divisions desWaffen-SS durant la Seconde guerre mondiale. Elle était quasi entièrement composée de musulmans de Bosnie, alors annexée par l’État indépendant de Croatie. La division fut nommée Handžaren référence au cimeterre turc, usuel dans la région.

Le Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini participa activement au recrutement ses membres.
Mais le but de ce voyage était peut-être de permettre à d’éminentes personnalités religieuses musulmanes de s’instruire et de faire « des repérages ».

Lazare Zylbergleitt

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