La LDH s’oppose à une proposition de loi facilitant l’application de la laïcité

Publié le 30 janvier 2012 - par - 1 156 vues
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Lors du communiqué (1) condamnant l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité à certaines personnes ou structures privées accueillant des mineurs (garderies, nourrices agrées), la LDH a manifesté une nouvelle fois son caractère rétrograde, par son attachement à ne pas entraver la domination patriarcale exercée sur de trop nombreuses jeunes filles et femmes musulmanes.

Certes la LDH a par ailleurs souligné qu’elle n’était pas favorable au port du foulard et du voile, au nom de l’émancipation des femmes. Mais tout tend à prouver que ce n’est qu’une posture de bonne conscience, derrière laquelle se cache le souhait beaucoup plus concret de ne rien réaliser en fait pour favoriser l’émancipation de ces femmes.

LA  LDH  OPPOSEE  A  TOUS  LES  COMBATS  LAÏQUES

Au contraire, depuis 2004, date à laquelle les gouvernements français successifs ont promulgué quelques lois encore bien timides pour tenter de restreindre les conditionnements religieux auxquels sont confrontés les consciences de la jeunesse française, la LDH n’a fait que s’y opposer.

Ainsi la LDH n’était pas favorable à la loi de 2004, interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires français. Elle ne l’était pas plus en 2010 en ce qui concerne l’interdiction de la burqa, ou en 2011 lorsque fut évoquée la perspective, lors de sorties scolaires, de n’employer que des mères accompagnatrices ne portant pas le foulard islamique.

A cette occasion, la LDH avait même poussé l’engagement à accueillir dans ses murs une réunion publique du collectif Mamans Toutes Égales, dont l’objectif est d’empêcher l’application de la laïcité par notre république (2). La LDH, qui se prétend un mouvement antiraciste, avait fait fort le jour-là en invitant la douce Houria Bouteldja, membre fondatrice de ce collectif MTE, mais surtout connu pour le mépris qu’elle affiche envers les sou(s)chiens.

AUCUNE  ATTEINTE  A  LA  LIBERTE  DE  CONSCIENCE  DANS  LE  PROJET  DE  LOI

Leur communiqué rétrograde (1) opposé au projet de loi adopté par le Sénat n’est donc pas surprenant. Pourtant il évoque bien implicitement qu’il y a bien un problème, en reconnaissant qu’il peut y avoir une absence de neutralité de la nounou, mais qu’il sera difficile d’évaluer ce qui est une manifestation contraire à la neutralité. Aussi cela est secondaire pour les rigides de la LDH qui préfèrent minorer cette atteinte à la laïcité, reprenant les arguments des acteurs islamiques évoqués dans oumma.com ou saphirnews qui pérorent que ce projet « contrevient à la liberté de conscience et d’opinion inscrite dans la loi de 1905 ».

Or ce n’est nullement le cas, personne ne s’oppose à ce que ces nounous nous informent de l’islam ou d’une autre religion, personne ne leur interdira d’effectuer leurs prières. Mais ces informations ne doivent pas être fréquentes et s’imposer aux autres, ce qui deviendrait du prosélytisme, et les prières ne doivent pas être effectuées devant des enfants, qu’elles soient islamiques, chrétiennes, bouddhistes ou autres. Soyons sérieux, messieurs de la LDH, croyez-vous que les adeptes d’une religion accepteraient que leurs enfants subissent quotidiennement durant leur garde des slogans dénonçant l’imposture de l’existence de Dieu ?

AUCUNE  VOLONTE  D’EXCLUSION  DANS  LA  PROPOSITION  DE  LOI

L’argumentation trompeuse se poursuit avec l’invocation d’une soi-disant exclusion qui serait induite par la proposition de loi. Renversement de raisonnement stupéfiant. A suivre la LDH, ce serait pratiquer l’exclusion que de s’interposer face à des pratiques d’exclusion. Rappelons tout de même que les principales significations du port du foulard sont l’expression d’une soi-disant pudeur induisant que la non-porteuse du foulard est une personne impudique, avec toutes ses connotations inhérentes de mépris, même si elles sont inconscientes. Pascal Hilout nous a bien expliqué aussi que le port du foulard est aussi un message adressé à l’homme non musulman pour lui dire qu’il ne sera jamais son conjoint potentiel, sauf à se convertir. Alors où est l’exclusion ?

Enfin, par le port du foulard, une nounou s’exclut d’elle-même par rapport à des parents qui souhaiteraient pour leur progéniture une éducation affranchie de toute perception religieuse prosélyte, et qui, du coup, retireraient leurs enfants de cette garde. Evidemment le raisonnement biaisé des responsables de la LDH y ferait alors apparaître une volonté de discrimination de la part de ces parents. Pourtant à l’inverse, les contraindre à retirer leur foulard pourrait, dans le cas où elles sont contraintes par leurs mâles ou la peur d’Allah, constituer le petit coup de pouce ouvrant de nouvelles voies émancipatrices à ces femmes.

Au contraire la LDH privilégie le scénario des difficultés qui se présenteraient alors à  ces pauvres « victimes » stigmatisées  pour ne pas être exclues, puisque cela « représente parfois pour elles la seule possibilité d’activité rémunérée donc d’autonomie ». La LDH ferait bien de se demander pourquoi. En effet si c’est leur seule possibilité d’activité rémunérée, cela s’explique par le désir d’un époux possessif  de mieux les contrôler en les fixant  au domicile, et en limitant ainsi leurs déplacements à l’extérieur (courses, trajets enfants-école, visites chez les amies).

« On risque de voir resurgir des débats sans fin », peut-on lire dans le communiqué. Percevoir le débat comme un risque est une curieuse conception de la démocratie, à moins bien sûr de ne pas être sûr de la solidité de ses arguments. Effectivement, ils peuvent craindre d’un débat où les laïques auront le temps et l’espace pour développer leur raisonnement permettant d’éclairer les citoyens.

AUCUNE  DISCRIMINATION  DANS  LA  PROPOSITION  DE  LOI

Enfin, arme fatale dans l’esprit de ces antiracistes de pacotille, la menace de discrimination que porterait le projet. Il inaugurerait « un nouveau type de contrat de travail, celui où le salarié devra déclarer ses convictions religieuses, alors même que le Code du travail interdit toute discrimination directe ou indirecte basée notamment sur la religion ». Aidons-les encore à réfléchir avec discernement. Dans le cas présent, toutes ne devront pas déclarer leurs convictions religieuses, seules celles s’entêtant à porter leur foulétendard, dans le cadre de leur tâche d’encadrement d’enfants.

D’autre part, la discrimination consistant à refuser de donner l’agrément à des personnes enfoulardées ne s’explique pas par leur religion musulmane, mais par leur action à visée prosélyte exercée de façon consciente ou non, peu importe. Le refus d’exercice de la profession de nounou s’exercerait aussi contre des croyant(e)s d’autres religions qui agiraient de façon analogue, comme on l’a vu précédemment.

On rétorquera, qu’en même temps, la nounou exerce chez elle, et qu’à ce titre, se trouvant dans sa sphère privée, elle est libre de pratiquer et d’exprimer sa religion à sa guise, en portant par exemple son foulard. L’argument est recevable à condition que les parents soient libres de refuser de confier leur enfant à la propagande visuelle religieuse d’une mère voilée. Ce qui n’est pas garanti, la justice étant capable de les accuser de discrimination et de racisme.

Autre cas de figure : lors de la première rencontre, l’assistante maternelle ne porte pas de foulard et les parents inscrivent donc leur enfant ; puis ils découvrent ultérieurement le port d’un foulard par celle-ci ; ils doivent alors avoir le droit de retirer leur enfant pour qu’il échappe à un conditionnement. Donc si on peut concevoir le respect de l’expression religieuse dans la sphère privée, il faut permettre aux parents qui le désirent que leur enfant échappe à la propagande du foulard.

C’est justement ce qu’a bien prévu l’article 3 de la loi (3). « L’assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d’accueil d’enfants », sauf s’il est stipulé dans le contrat qu’il exprimera sa religion au cours de son activité et que donc les parents l’acceptent. Ainsi  est garantie la laïcité qui permet d’exprimer sa religion dans la sphère privée, et la défense des parents qui pourront s’ils le souhaitent, éviter tout endoctrinement de leurs enfants, sans encourir le risque d’être accusés de racisme ou de discrimination.

UNE  ARGUMENTATION  FALLACIEUSE  AFIN  DE  DISSOUDRE  LE  CONCEPT  DE  NATION

On perçoit bien la faiblesse de la plaidoirie de la LDH. Comment ses responsables peuvent-ils persévérer dans l’alignement d’arguments aussi fallacieux si ce n’est qu’ils sont enfermés dans un aveuglement doctrinaire vicieux. Ils n’arrivent pas à sortir de leur vision de l’histoire plaquée de façon erronée sur notre présent. Lors d’une tribune contre la loi interdisant le port de la burqa, ils révélaient leurs angoisses infondées : « Si une telle hypothèse [liberticide] est présente, c’est que la société française a été profondément intoxiquée par des idées venues de l’extrême-droite et qui se sont infiltrées jusque dans la gauche : la peur de l’immigré, de l’étranger, les relents de notre histoire coloniale, la tentation de l’autoritarisme. »

Ils n’ont pas perçu que le totalitarisme le plus dangereux actuellement est cette expansion islamique incontestable, et qu’il est plus que temps de l’enrayer partout il s’exprime. Leur combat politique s’effectue avec des lunettes des années 30. Leur vision du musulman est condescendante. Ils ne le voient que comme une victime d’un racisme de masse ; il ne leur vient pas à l’esprit que nombre de personnes de culture musulmane aspirent à être défendus, de l’emprise islamique de leur entourage social, par l’Etat laïque. Tout à leur aspiration à se ressentir comme des résistants qui ne permettront pas que se reproduise un nouvel holocauste ou à leur déception infantile de ne pas avoir vécu les actes de cette résistance, ils s’emmurent davantage dans leur hallucination, à la grande joie des nouveaux totalitaires islamistes.

A l’image de l’analyse spécieuse de leur communiqué, la LDH est enfermée dans une dialectique qui lui a fait progressivement oublier sa raison d’être première qui est la lutte contre le racisme. La condamnation de la préférence nationale au niveau de l’emploi a fini par se généraliser à un opprobre pour tout attachement à l’idée de nation, toute prédilection pour la culture française. Vantant l’illusion que toutes les cultures se valent, les condisciples de la LDH ont réussi à faire paraître cet attachement suspect.

C’est pourquoi le combat de Riposte Laïque consistant à remontrer aux Français la grande valeur de la laïcité et de la  République et le danger que constitue un internationalisme teinté de relativisme culturel est insupportable aux relativistes de la LDH. Il s’agit pour cette organisation de réduire au silence RL par le recours aux tribunaux. Le procès intenté par la LDH à Pierre Cassen et Pascal Hilout est donc un procès purement politique dont l’objectif est d’annihiler toute expression n’allant pas dans le sens de son rêve utopique d’internationalisme.

Jean Pavée

 

(1)    http://www.ldh-france.org/Assistantes-maternelles-une

(2)    http://mamans-toutes-egales.tumblr.com/post/8992396718/reunion-publique-du-collectif-mamans-toutes-egales

(3)    http://www.senat.fr/leg/tas11-048.html

 

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