La leçon du Venezuela : aucune !

Publié le 31 juillet 2017 - par - 12 commentaires - 867 vues
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À lire la prose paresseuse de la propagande des collabos français pro-Maduro, ce qui se passe de « mal » là-bas provient non seulement du « complot impérialiste », ce qui ne mange pas de pain, mais aussi et sans doute surtout de la présence toujours « forte » du « capitalisme » et donc des forces « bourgeoises » qui en vivent selon les doctes analyses ML (marxistes-léninistes) toujours en vigueur par exemple celles d’un certain « Jean Ortiz » (MCF à Pau).

Conclusion selon ce piètre sieur : il faut (yakafokon) bien plus de contrôle « populaire » (bien sûr) sur l’économie et la société d’où la Constituante qui permettra de transformer « pacifiquement » ce qui reste encore debout en une espèce de Cuba mâtiné de Zimbabwe ; et cela peut somme toute durer tant le peuple est tenu en laisse par l’assistanat, les classes moyennes en fuite ou en prison, l’élite militaire et financière que l’on peut acheter en coulisses nageant dans ses PPR (Petits Problèmes de Riches), rien de nouveau sous le soleil ; après tout le système soviétique a mis soixante dix ans à s’écrouler ; mais ce à cause, bien sûr (la propagande est sauve), de la « présence impérialiste » mondiale, uniquement, puisque comme l’avait théorisé Deleuze il faudrait que toute la planète devienne communiste pour que cela « fonctionne », le projet « insoumis-écolo-hulotien » y pourvoie, à petits feux, sous nos yeux, certes mais quésaco exactement que ce « fonctionnement non capitaliste  » ?

Prenons un exemple : quand tout va « bien » c’est que l’argent du pétrole, telle une planche à billets façon Weimar et Zimbabwe, coule à flots, permettant via les nationalisations et magasins d’État d’organiser l’achat et la vente de produits de plus en plus importés car plus personne n’a intérêt à produire à perte des marchandises par ailleurs déclassées face aux produits « impérialistes », et plus personne n’a intérêt à travailler puisque les traitements tombent de toute façon puisque l’argent n’est pas le souci ; sans compter les trafics en tout genre, à commencer par la drogue contrôlée dans les hautes sphères ; la preuve de ce déroulé ?

Le fait que lorsque l’argent du pétrole se met à manquer, les produits médicaux, antibiotiques, seringues, se raréfient alors que cela ne devrait pas être le cas dans un système public de santé tant vanté : si en effet la faute essentielle des pénuries découlerait du système privé, quid du secteur public qui devrait être à même de produire en suffisance les biens médicaux nécessaires, or, ceux-ci manquent cruellement… Comment se fait-il sinon parce que le système tout entier englobant industries lourdes et légères des trois secteurs est grippé du fait même de cette désorganisation/centralisation qui fait que l’argent quasi gratuit loin d’amener l’abondance suscite la pénurie puisque plus personne ne voit l’intérêt à se fatiguer pour produire.

L’idéal serait alors de tout bloquer, comme à Cuba et au Zimbabwe, vivre en réelle autarcie, contrôler l’import/export, pour vivre frugalement, chichement (pas l’élite qui se gave) ce dont rêvent en passant nos insoumis hulotiens avides également d’empêcher la consommation de viandes et de bébés d’où cependant la nécessité encore d’une immigration esclave vendant bras, ventre, sexe puisqu’il faut bien faire tourner la Machine, nouvelle traite aux esclaves en plus soft, comme au Venezuela où la domination enchaîne avec l’idéologie et les tickets de « solidarité citoyenne ».

La leçon vénézuélienne réside en ceci que les peuples n’apprennent rien, subjugués par l’idéalisme narcissique de la société sans défauts promis par les aèdes beauté pure de la parole sophiste se déversant par cascades forcément cristallines au creux des cœurs et des reins, que déploient les élites paresseuses mais guerrières reproduisant ainsi les mêmes erreurs, savamment, de manière exquise (« tout est à nous ») alors que les problèmes permanents demeurent.

Seules les élites changent disait Pareto ; mais aussi le peuple, aujourd’hui éclaté, dispersé, déconstruit, éparpillé façon puzzle dirait Audiard et pour de vrai. Pour longtemps. La vie comme au  cinéma ? Non. La vie tout dépend de quel côté du manche.

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
patito

ce n’est pas si politique !
du temps de Chavez l’armée était à la tête du trafic de drogue en facilitant le passage de la Colombie vers les ports et en surveillant que cela se passe bien . Maduro , ancien chauffeur de bus , a dès sa prise de fonction donné du galon à tous les officiers supérieurs ( il fallait voir cela ! c’était comique ) et en dictateur intelligent leur a laissé une grosse part du gâteau.
il peut dormir tranquille et il faudrait un chaos total pour que les choses bougent et que des officiers subalternes écartés du système et la troupe se mettent du coté du peuple;

Lachgar

Obama a bien décrété, en mars 2015, que le Venezuela représentait une menace pour la sécurité des Etats-Unis. Et qu’il fallait donc combattre le régime de Caracas. Le « complot impérialiste » est un fait, pas une fiction. Le Venezuela est dans la même situation que le Chili sous Allende.

Pourquoi des personnes qui se prétendent « patriotes » se rangent aux côtés du gendarme américain quand il s’en prend aux peuples qui essaient de se libérer.

Lisez les papiers d’Ignacio Ramonet (qui n’est point un communiste) sur le Venezuela.
Ça pourrait vous aider à mieux comprendre la question.

dufaitrez

Paradoxe ! Le Vénézuéla, immensément riche en pétrole, capote. L’Algérie, pareil, Le Golfe, itou ! Salauds d’Amerlocks avec leur pétrole de schiste !
« La Cigale et la Fourmi » ! La Fontaine de pétrole fut, Maduro est venu !
Pas pour longtemps !

Philippe

De nouveau, le titre est sommaire. Bien sûr que complot il y a ET bien sûr que le communisme sous toutes ses formes est une crasse. Ce n’est pas l’un ou l’autre : les révolutions de couleurs se font (par qui, les martiens?) en profitant de ce qui ne va pas dans un pays et l’attise. Formez-vous un peu, m… !

Paskal

Je ne prétendrai certainement pas que Maduro ou Chavez soient irréprochables. De là à ne voir qu’un fantasme dans le complot impérialiste:
https://francais.rt.com/international/41324-maduro-accuse-cia-preparer-complot-renverser-declarations-mike-pompeo
http://www.bbc.com/news/world-latin-america-38967561
En Irak, Syrie, Libye, on a pu voir que ces complots ne sont pas une vue de l’esprit.

Savonarole

Patience, dès la rentrée, nous aurons le Venezuela en France. Tremblez tyrans de tous pays!

Haggar Dunor

Le Venezuela ? Mais on s’en branle ! Il y a suffisamment de problèmes à régler dans mon pays la France…

Jeanne 1320

Oui mais pendant que l’on s’intéresse au Vénézuéla on se calme pour le reste.

ronie

Non, cela ne doit pas nous être indifférent puisque les « insoumis » de chez nous nous conduisent à devenir un autre vénézuéla.

Yves ESSYLU

Aucune leçon n’a été tirée depuis 1917 par les marxistes sur la débilité mortifère de leur idéologie alors pourquoi voudriez-vous que le cas du Venezuela les fassent réfléchir

jacksoul

Lucien, vous auriez pu préciser que le Jean Ortiz que vous citez en début d’article est « l’envoyé spécial » et « le spécialiste » de l’ Huma vers les pays collectivistes que sont Cuba et le Vénez’. Ce type est un menteur AOC, au summum du désespoir vu qu’il ne vent plus ni sa daube, ni son papier, ni son idéologie morbide.

Lucien Oulahbib

Vous avez raison sur ce propagandiste mais j’ai mis un lien sur son nom pour arriver aux informations que vous donnez ici.