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La liberté vaincue, l’ère du médiocre s’installe

Nous vivons l’ère du médiocre : services publics à l’abandon (guichets de la Poste, d’EDF, de la SNCF, de la Sécurité Sociale désertés), hôpitaux qui flanchent à la moindre surcharge, enseignement à la dérive, justice gangrenée par l’idéologie, internet en vrac dès que l’on s’éloigne d’une grande métropole, délais d’attente à prévoir en mois avant d’obtenir un rendez-vous chez un dermatologue ou un ophtalmologue, fin de l’autorité parentale pour vacciner les enfants, services après-vente défaillants, voire inexistants et obsolescence programmée, heures perdues au téléphone à écouter une musique vomitive et une voix robotique qui nous invite à patienter, livraisons égarées (pas pour tout le monde), charabia bureaucratique dès que l’on s’adresse à une administration, arrangements orwelliens du vocabulaire (les restaurateurs ne font pas des contrôles d’identité mais vérifie la correspondance entre le passe vaccinal et son possesseur, confinement au lieu d’enfermement, attestation de déplacement dérogatoire à la place d’ausweis): les petites persécutions quotidiennes ne révoltent plus grand monde.

Cette détérioration, en cours depuis des années, s’est considérablement accélérée avec la tyrannie sanitaire.

La population française est lasse et abattue. Et je vais finir par croire qu’elle aime ça, qu’elle apprécie cette dépossession de soi qui entraîne une passivité de prisonniers à vie, soumis et heureux de l’être. J’ai entendu une jeune femme affolée parce que bientôt les gens ne porteraient plus de masque en extérieur et que les discothèques pourraient rouvrir. J’ai vu un père ravi d’avoir fait vacciner ses enfants de cinq et sept ans. La médiocrité par la peur.

La violence macronienne semble avoir vaincu la Liberté, premier mot de la devise nationale. Et il ne reste plus grand-chose de l’Égalité et de la Fraternité.

Des tirs de LBD 40 sur les Gilets jaunes au désir d’emmerder les non-vaccinés, de l’instabilité des règles pour affronter le virus chinois à l’arrogance des politicards et de leurs complices des médias, de l’ostracisation d’une partie de la population aux propos de responsables demandant un apartheid médical ou le licenciement des employés qui ne partagent pas les analyses du gouvernement sur les pseudo-vaccins et le réchauffement climatique, les Français semblent avoir psychiquement cédé.

Citoyens ou consommateurs, les Français sont devenus un peuple égaré ayant peur de son ombre, des zombies ne désirant plus avoir de prise sur leur destin. Des êtres de rien, des numéros, des mots de passe, des corps dématérialisés et numérisés dans la grande machine de la coranofolie construite par le gouvernement.

Macron et sa clique ont-ils réussi à faire définitivement de nous des êtres médiocres dans un monde médiocre ?

À voir l’atonie de la campagne présidentielle dans les sondages, la réponse semble « Oui ».

Marcus Graven