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La littérature indigéniste : la fragilité blanche…

 

Récemment, j’ai lu Fragilité blanche de Robin Di Angelo, théologienne du racialisme. Quelle lecture indigeste ! L’auteure ne présente rien de nouveau. Elle passe son temps à dire aux Blancs qu’ils sont racistes, mais avec une nuance cruciale : ce n’est pas de leur faute.

Dans sa logique, l’éducation de l’enfant blanc est un fléau. La « blancheur » s’apprend sans effort. Le racisme se transforme d’un péché honteux à éviter en une tache de naissance. Les Caucasiens (Occidentaux) ont été créés malades et on leur ordonne de se rétablir. En d’autres termes, on vous attire en pardonnant préventivement vos défauts ; puis exige que vous vous soumettiez à un programme de guérison sans fin sous peine de subir les flammes de l’enfer.

On expie la culpabilité en disant aux Blancs qu’ils ne sont pas responsables de leur racisme, puis on les invite à adopter l’antiracisme comme remède sous peine d’ostracisme. Un élément clé du programme est l’élimination d’une série de comportements normaux lorsqu’ils parlent du sujet précis avec les « racisés » : le silence, la défense, le retrait et la certitude. Bien sûr, le soumis compétent peut vouloir éviter le silence, la défense, le retrait et la certitude.

Mais comment éviter l’argumentation ?

Il ne vous reste alors que l’accord enthousiaste.

Di Angelo affirme implicitement que nous sommes une masse homogène d’opinions arrêtées avec peu, voire aucune, diversité de pensée. Elle a besoin que les « non-blancs » pensent comme une unité, sinon sa thèse s’effondre. Parfois, elle frise le racisme ; ce qui est assez cocasse pour une antiraciste. Elle fut la première à proposer des sessions de formation à la diversité. Les formateurs enseignent que la méritocratie est un mythe. Le daltonisme de même. Ce sont des séances d’endoctrinement politique.

Si cette déformation est une déception, elle n’est pas une surprise. La folie victimaire est à son paroxysme. Cette essayiste — si on peut l’appeler ainsi — est une sociologue. Son travail s’effectue dans un lieu obscur. La décolonisation s’applique à tout, pas seulement à la sociologie. La mentalité de l’année zéro.

Hassan Ejaaibi