La médiatisation autour de l’arrivée de DSK symbolise la dégénérescence médiatique

Publié le 6 septembre 2011 - par - 1 604 vues
Share

Ce dernier dimanche matin parisien, gris, pluvieux, orageux du 4 septembre 2011, une alerte push BFM TV sur mon iphone m’informe de la rentrée de DSK en France. Curieuse, je regarde ébahie, les images de l’homme, décontracté, main gauche dans la poche de pantalon, souriant, comme si jamais rien ne s’était passé. Une arrivée de rock star qui m’indispose. Une foule de « chiens », comme les avait déjà qualifié Mitterrand, provoquant nôtre, mon voyeurisme est là, à guetter la moindre mimique, le moindre geste du « PERV ». L’ineffable Michèle Saban, visiblement, profondément amoureuse de son « héro » lance ses stupides déclarations habituelles de soutien. Anne Mansouret, seule « fausse note » dans le concert se, déclare « choquée » par l’indécence des médias. Je l’approuve. Décidément, si cela est encore à prouver, nous vivons en direct la décomposition totale de nos médias plus avides de sensationnel que du souci d’informer. La fange des socialos, ne cesse d’employer le vocable : « blanchi » dans un déni total de la réalité, qui les qualifie également pour tous autres sujets sociétaux. Mon estomac se serre de révolte devant autant d’impudence. Je me mets à espérer leur plate défaite en 2012. Fol espoir, qui pourrait être déçu par les manipulations du « think tank » inauguré par le « PERV », qui préconise ne plus vouloir s’occuper des « beaufs » qui les désertent pour aller au FN ou dans le désert de l’abstention, mais de cette « nouvelle » France de cette immigration extra-européenne, dont il faut maintenant convoiter les voix. C’est la ferme ambition de « Terra Nova ». L’intitulé annonce la couleur ..

Ecoeurée, je regarde quand même se dérouler ce non-événement transformé par la puissance de la télévision en une « affaire » mondiale. Une caméra a même pu pénétrer dans la cour de leur domicile de la place des Vosges et l’on peut voir le couple saluer gaiement de la main, souriant, les intrus. Anne Sinclair, la masochiste, cocue éternelle, visiblement de bonne humeur, se trouve à ses côtés. Un couple riche et célèbre, conscient que rien désormais ne pourra plus l’atteindre. Puisque rien ne s’est passé à New York. Et, soit dit en passant, Mme. Sinclair, protégée par une loi datant du règne Mitterrand, concernant les œuvres d’art, n’est même pas assujettie à l’ISF ! Son « PERV », par ses turpitudes, lui aura coûté une fortune, mais bof, pas grave, net d’impôts sur la fortune. Parions que les prochains clichés seront dans Voici, Voilà, Gala et autre torche-cul dont le populo raffole. Espérons que la justice française fasse son œuvre sur les allégations similaires des autres victimes du « PERV ». On est à des millions d’années lumières des valeurs du socialisme.

Les commentaires affligeants de Pupponi qui déclare trémolos dans la voix : « Laissons le rentrer, laissons le tranquille, il a vécu un tel cauchemar …, il est blanchi, on va voir ce qu’il aura envie de faire. » etc …, les habituelles lamentations compassionnelles de cette classe politique pourrie jusqu’à la moelle, que l’immoralité n’étouffe pas. Un spectacle illustré de commentaires qui m’indigne à m’en étouffer. « Il doit se reconstruire. » peut-on entendre en choeur ! La République des copains et des coquins. Selon moi, cette arrivée tonitruante prouve que le personnage n’a nul besoin de se reconstruire, tant son assurance et son arrogance sont immensément visibles et nous éclaboussent. Pensez bien, brave gens, l’homme, qui, il y a peu encore, était qualifié de « plus puissant du monde » ! La fange socialiste souligne ses immenses compétences pour annoncer qu’il sera bientôt accueilli dans le sérail boueux et nauséabond de la rue de Solférino. Comme s’il n’y avait pas d’autres compétences sur le marché de cette France faisandée ! Et, quelle compétence, le « PERV », à la tête du FMI ! Lui, qui a mis le peuple grec à genoux, bientôt d’autres pays Européens sur la liste. A la fin, fatigué par ce lamentable spectacle médiatique, j’ai éteint mon IPhone pour écouter un bon disque qui m’aura lavé le cerveau de cette pollution matinale. Et, horreur, ce lundi matin la mascarade médiatique reprit à mon profond dégoût. J’ai zappé sur TSF cette fois et devinez sur quoi je tombe ? Sur « My man » de Billie Holliday.

Sylvia Bourdon

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.