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La métamorphose Trogneux

Non, je ne suis pas obsédée par le fantôme, mais par la destinée de mes enfants et petits-enfants. Je me vois peu au volant d’un poids lourd – je tiens mieux la plume que le volant d’un camion. Je fais ce que je peux….

Pour écrire la suite, je me suis largement inspirée de « La face cachée des Macron © NBI & l’Ermite »

Quand et comment La moman de manu a-t-elle eu connaissance de la « métamorphose » de Jean-Michel en Brigitte ? Nous n’en savons rien. Mais sa réaction stupéfiante – et celle de son mari et surtout de sa mère – à l’occasion du détournement de mineur permet d’affirmer qu’elle le savait à ce moment-là… et probablement depuis l’arrivée de Brigitte comme professeur (sans les diplômes requis) à La Providence et comme proche voisine.

Lorsqu’on examine de plus près les versions successives contradictoires, toute la production de biographies hagiographiques, de reportages complaisants, de témoignages bidons, de silences éloquents on en arrive immanquablement à la conclusion que RIEN ne s’est passé comme le racontent les différentes versions du si touchant « roman d’amour“ des macron.

Il y a d’abord l’incroyable, inconcevable inertie des parents Macron découvrant le détournement de mineur dont leur fils Emmanuel est la jeune victime : ils ne font rien!

On pourrait comprendre que, dans l’intérêt de l’enfant mais aussi pour éviter un scandale impliquant un membre d’une famille éminente de la ville, ils se soient montrés discrets. En alertant immédiatement le lycée pour qu’il prenne ses responsabilités et mette le/la coupable à pied pour protéger Manu et les autres élèves, en déposant plainte et en exigeant une enquête discrète pour protéger leur fils.

On pourrait même admettre, à la rigueur, que Jean-Michel Macron, rongé par ses recherches et son enseignement n’ait rien vu, rien entendu, rien su. Mais pas Françoise ! Comment peut-elle faire croire qu’elle n’a pas vu ce dont ses voisins étaient témoins, et dont toute la bonne société amiénoise – parfaitement au courant – faisait les gorges chaudes ?

Comment celle que l’on nous décrit – et qui se décrit elle-même – comme une mère de famille, pédiatre de surcroît, soucieuse du bien-être de ses enfants et qui ne travaillait pour cela qu’à temps partiel, qui prétend connaître « depuis toujours » l’enseignante pédocriminelle, pourrait accepter cela et ne pas réagir devant le viol de son fils et laisser ses trois enfants dans un établissement où sévit, en toute impunité, un prédateur sexuel même si l’on a avec lui des souvenirs de jeunesse, des liens particuliers ?

On se contente de « tomber de l’armoire » selon l’expression bien mal venue du papa de manu. Ce ne peut pas être la peur du qu’en-dira-t-on et du scandale qui ont retenu les Macron mais bien plutôt les conséquences inévitables d’un dépôt de plainte pour détournement de mineur. Plainte qui aurait inévitablement débouchée sur une enquête qui n’aurait guère mis de temps à découvrir l’inexistence d’André, Louis Auzière, le mari fantôme que l’hagiographie « Un jeune homme si parfait » décrit comme affecté à Amiens en 1991… mais contredit par sa fille Tiphaine Auzière qui explique que son père, travaillant à Lille, ne rentrait que le week-end à Amiens.

Inévitablement des interrogations auraient surgi sur le cursus et les diplômes d’une enseignante que l’ouvrage « Deux Jeunesses françaises » décrit comme n’ayant qu’un simple certificat de lettres lui interdisant un poste dans l’Education nationale et qui « va frapper à la porte de La Providence qui n’a rien à refuser à une Trogneux ». De fil en aiguille on aurait vite compris que ce passé bien flou était inexistant et l’on se serait interrogé sur les véritables parents des trois enfants de ce couple fantôme…

La famille Trogneux se serait alors retrouvée dans une situation inextricable. Reconnaître l’existence d’une fille quadragénaire dont personne – même l’Etat-Civil – ne connaissait l’existence jusque-là ou bien nier l’évidence et être contredite par les faits.

Ainsi, comment Jean-Claude – le frère – aurait-il justifié la présence de Manu et d’une Brigitte, parfaite inconnue, dans sa résidence à Henriville où l’on ne peut pénétrer que par une lourde porte cochère ou par l’entrée des véhicules sur l’arrière ? Et ils auraient filé le parfait amour dans la piscine sans être vue par la famille Trogneux ?

Cette surprenante absence de réaction du couple Macron implique que Françoise avait nécessairement connaissance de la transformation de Jean-Michel en Brigitte. A quelle date et dans quelles circonstances, nous n’en savons rien. Mais pour ainsi couvrir les agissements d’un pédocriminel qui viole son fils en ne déposant pas plainte, en laissant ses enfants pendant des années dans l’établissement scolaire où il sévit impunément il faut des raisons qui, à défaut d’être bonnes, sont impérieuses… On peut bien sûr imaginer une absence totale du plus élémentaire bon sens, ou une- plus effroyable – absence totale de sens moral… Mais cela ouvre alors le dossier Macron-Trogneux sur quelque chose d’encore pire…

Anne Schubert