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La mondialisation, ce n’est que l’Internationale Kapitaliste

Comment faire rentrer dans la tête d’un droitard (le gauchiste de droite…) que la mondialisation, ce n’est QUE l’Internationale Kapitaliste ?

En voilà un beau défi.

Pendant des décennies, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en fait, la même rengaine a été ânonnée matin, midi et soir aux petits Français : les communistes, « Moscou », les rouges (c’est les trois mêmes) voulaient envahir la France, s’emparer de leurs industries, raser les églises et mettre les Français dans des camps (entre autres joyeusetés). Il fallait donc rester vigilant, ne pas baisser la garde… JAMAIS, afin que la France reste la patrie des Français pour TOUJOURS. Et d’anticiper les menaces extérieures mais aussi celles de leurs alliés intérieures, la 5e colonne… PCF en tête. Telle une pieuvre, l’Internationale communiste étendait ses réseaux subversifs à travers le monde, au mépris des frontières nationales. L’État national devait donc rester ferme, ne pas trembler et couper « net » toute tentative de prise de contrôle, même démocratique. Et puis… l’URSS est tombée. Mais dans la tête des Français (très) moyens, la peur du « rouge » est restée. On pourrait même dire que c’est rentré dans leur code génétique : un « no pasarάn » inversé, en quelque sorte. Les Français sont (devenus ?) viscéralement anti-communistes.

Or, malgré toutes ces mesures prophylactiques, les églises sont aujourd’hui sans paroissiens ou rasées pour faire place à des parkings, centres commerciaux et autres mosquées, la famille tradi est supplantée par la famille (si l’on peut dire) monoparentale et l’État français n’a plus la maîtrise ni de son industrie ni de sa monnaie. On dirait que les cocos, contre toute attente, ont finalement réussi à prendre le pouvoir ! Quels trucs perfides (forcément…) ont-ils inventé pour contourner les défenses de la Nation française, pour arriver à s’imposer ?

En vérité, les droitards prennent le problème par le mauvais bout : ils croient toujours que c’est la politique qui dirige l’économique… les couillons ! Et non, tonton Zemmour n’a pas raison quand il dit que c’est l’identité d’un peuple qui fait la Nation. Ça joue, indéniablement, mais une Nation a avant tout besoin d’une colonne vertébrale, et c’est l’économie qui joue ce rôle. Bercés par les Trente Glorieuses, les Français ont oublié les fondamentaux économiques. Et ils vont le payer cher.

Le Kapitalisme (le « K », c’est pour faire allemand, pour vous faire peur), depuis 1990, a cessé d’être national… trop ringard ! Inter-national ou même trans-national ? Vous n’y êtes pas : il est aujourd’hui supra-national. La titrisation boursière, les traités commerciaux (du genre Ceta), la Banque des règlements internationaux (vous ne la connaissiez pas, celle-là, hein ?)… tout ça bouleverse les Nations occidentales au plus haut point. À (re-)lire, Valérie Bugault, pour bien comprendre la machination mondialiste. Voilà la tendance…

La mondialisation, c’est-à-dire la DESTRUCTION MÉTHODIQUE des Nations par le Grand Kapital, passe bien sûr par la disparition des « bonnes pratiques » en matière bancaire (séparation banques d’affaire – banques commerciales) ou du droit d’un État d’emprunter « à taux zéro ». Mais elle se réalise aussi par diverses manœuvres mortifères, qui ne sont que des conséquences logiques du VERBE MONDIALISTE : immigration africaine vers l’Europe (et donc islamisation), mariage homo (normalisation du vice), crise démographique (féminisme anti-mâle… blanc)… Y a pas de hasards ! Le Grand Kapital veut construire un grand marché mondial sur les ruines des nations, et il a commencé avec l’Occident (depuis Adam Smith et son copain Ricardo) ; c’est d’ailleurs surtout ça, le… « projeeêeet » macroniste.

Seulement voilà, le droitard est un anti-communiste primaire ; qui pense que quand quelque chose va mal, c’est forcément à cause des communistes/gauchistes/écolos. Pourquoi ? Parce que le droitard ne comprend RIEN en économie. Et aussi parce que c’est  beaucoup plus facile de se plaindre que de reconnaître ses propres erreurs (et fautes).

Par exemple, l’expression « gouvernement mondial » fait fulminer le droitard : l’URSS qui renaîtrait de ses cendres ?… on ne la laissera pas faire ! Encore une fois, le droitard ne comprend RIEN au film :  l’Internationale Kapitaliste veut juste emprisonner les nations dans des traités tellement contraignants que, par exemple, le vote à la présidentielle française n’aurait aucun impact sur la conduite des affaires publiques de ce pays, quel que soit l’élu(e). Privée de sa souveraineté en matière financière ou militaire, une nation ne pèse effectivement plus rien sur la scène internationale. Ainsi soit-il ?

Un autre exemple ? L’impôt ! LE gros sujet des droitards : on en paie trop, paraît-il. Mais la vérité, c’est que les gros riches n’en paient AUCUN (et le droitard pense que c’est de lui dont on parle parce que lui aussi est gros). Si les multinationales françaises payaient ce qui est dû à l’État, alors la baisse des impôts de la classe moyenne pourrait s’engager. Mais c’est sans compter sans la contre-intelligence des droitards qui croient dur comme fer que des centaines de millions d’euros de fraude sociale, c’est plus grave pour le budget de l’État que quelques dizaines de milliards d’euros.

Et une dernière pour la route : l’assistanat (hmmm, ça sent bon la haine…). Ce qui a fait la fierté des États-Nations au lendemain de la guerre, l’État-providence est devenu en quelques décennies une tare, un signe de décadence (… les gens oublient d’où ils viennent). Là encore, le droitard ne percute pas : il y a du chômage parce qu’il n’y a pas d’emplois, ce n’est pas le chômeur qui fait le chômage. Kondratieff s’est épuisé à expliquer les rythmes et phases du Kapitalisme, en pure perte. Parce que le droitard, lui, il sait ! C’est parce que c’est un fainéant et un profiteur que le chômeur est au chômage. L’anti-communisme primaire du droitard se conjugue à merveille avec son inclination idolâtre pour le Kapitalisme. Il ne lui vient pas à l’esprit que ce n’est pas le coût salarial en France qui est trop élevé, mais celui de la Chine qui est trop bas, ni que le protectionnisme permettrait de mettre d’accord les patronat et prolétariat français. Trop cognitif pour lui.

L’intégration au niveau continental des réseaux électriques nationaux participent de ce même principe de dépendance mutuelle, et donc de perte de souveraineté : comment y voir du « collectivisme » ? En vrac, d’autres exemples : la monnaie numérique, les vaccins obligatoires (en projet), des bébés en vente sur internet, des restes de fœtus comme ingrédients de produit de beauté… c’est ça, le communisme ? Le maintien du glyphosate dans l’agriculture européenne, et récemment les néonicotinoïdes pour sauver la rente des betteraves sucrières… encore du communisme ? Des filles anorexiques pour ressembler aux « canons » de beauté de la publicité… c’est « bolchevique » ? Où est la « collectivisation des biens de production », là-dedans ?

Il est cependant vrai que les pratiques politiques des forces de la mondialisation (surveillance de masse, le cas Assange, les attentats aux circonstances « étranges »…) rappellent à bien des égards celles de l’URSS. Mais justement (!), de la torture selon la CIA ou du KGB, des manipulations de langage de la Pravda ou de celles des publicistes commerciaux : quelles différences ? Si torturer un opposant ou mentir à la télé, ce n’est plus le prédicat exclusif du communisme (Guantanamo, merdias…), alors il ne le caractérise plus. CQFD

Une réhabilitation du communisme (dans une version nationale : on va pas trop charger la brouette non plus), comme alternative à la mondialisation, est donc tout à fait envisageable. En français gaulliste, ça s’appelle l’État-Stratège. La Chine le fait, la Russie le fait… mais pas la France ? Pas besoin ?

Pour conclure, ce qui a détruit la famille, la spiritualité et la solidarité en France en ¾ de siècle à peine, c’est soit le communisme collectiviste (… par on-ne-sait-trop quel chemin), soit le Kapitalisme individualiste, mais ça ne peut pas être  les deux. Je pense que la question, elle est vite répondue.

Choisissez votre ennemi… lui vous a déjà choisi.

Geoffrey Delavallée