La notion de crise pré-insurrectionnelle en France

Publié le 13 août 2019 - par - 16 commentaires - 1 467 vues
Share

À plusieurs reprises avec la notion de crise pré-insurrectionnelle, et surtout dans la répression LREM des Gilets jaunes, on s’est efforcé de définir la notion de crise pré-insurrectionnelle en France par la faillite du pouvoir LREM et par l’incompétence de Macron qui sont dénoncées par le mouvement des Gilets jaunes.

Pour comprendre la notion de crise pré-insurrectionnelle en France, on doit s’attacher à relever les indices d’une situation pré-insurrectionnelle. D’abord, on note l’échec annoncé de Macron au service de la classe dominante des milliardaires de maintenir sa domination politico-policière sous une forme inchangée contre le peuple. Avec le Ceta, on étudie les réglementations vétérinaires canadiennes et européennes avec des experts et une conclusion s’impose : les pouvoirs publics ont menti en jurant que l’interdiction des farines animales était une réalité absolue. La législation canadienne autorise les éleveurs à nourrir les bœufs avec des farines produites à partir des restes des carcasses des animaux massacrés et découpés à l’abattoir : le sang, les poils, le gras et à les vendre en France sans que le consommateur en soit informé. Une alimentation validée après des expérimentations monstrueuses sur des « vaches à Hublot » ?

Alors le doute a commencé à s’installer dans les esprits avec les dangers sanitaires provoqués par la consommation de viande de la vache folle. Les permanences taguées des clowns LREM signalent le sommet de la crise de la politique de la classe dominante confrontée à la France profonde qui ne veut plus vivre dans la soumission aux diktats LREM comme auparavant avec le coup foireux des radars à 80 km/h.

Il est clair que le sinistre de la répression intérieure a atteint le sommet de l’incompétence.

C’est pourquoi l’aggravation, plus qu’à l’ordinaire, de la misère des Gilets jaunes et de la détresse des classes opprimées, motive une accentuation de l’activité pré-insurrectionnelle des masses. C’est l’activité insurrectionnelle des masses qui traduit l’ensemble des changements objectifs de l’état d’esprit des Français avec une défiance croissante vis-à-vis de Macron et de la clique des clowns inféodés au pouvoir LREM.

Ce qui constitue une situation pré-insurrectionnelle, c’est que les reformes démocratiques justes ne sont pas envisageables avec Macron, l’arrogant juvénile incompétent. C’est pourquoi l’aggravation de la crise pré-insurrectionnelle ainsi définie n’est pas exclue. Et ce d’autant plus que les critères injustes pris isolément dans la politique de Macron sont maximisés dans leur interdépendance. L’accentuation de la crise sociale des Gilets jaunes devient pré-insurrectionnelle avec la révolte des masses face à la crise de la gouvernance des LREM et elles se conditionnent réciproquement. La faillite de la politique fiscale injuste de Macron pousse les couches moyennes et les retraités à un statut subalterne proche de la misère du prolétariat. Ici encore, le déclassement des classes moyennes est un critère déterminant de leur ralliement politique au prolétariat.

Pourtant ce ralliement ne peut être considéré comme un phénomène isolé en soi, mais dans sa relation aux autres phénomènes politiques avec le déclin de la gauche socialo-communiste prévaricatrice et corrompue et la montée en puissance du rassemblement national. Le ralliement des couches moyennes anti-Macron est d’autant plus résolu que le peuple des Gilets jaunes est plus déterminé dans sa lutte politique.

La définition de la crise pré-insurrectionnelle, qui suit la situation délétère des Gilets jaunes, fait intervenir nombre d’éléments économiques et sociaux en interaction variable et complexe dont on ne peut pas donner à ce jour une analyse rigoureusement objective. Au demeurant, la démarche de Macron est analogue à celle du despote LREM qui reprend à son compte les exigences des milliardaires contre le peuple, qui sont absolument et explicitement totalement dépourvues de réciprocité. Aussi, plus la démoralisation des classes populaires s’accentue et plus la classe dominante est isolée. C’est pourquoi, plus les classes moyennes sont dans la proximité sociale du prolétariat, plus elles agiront résolument et avec assurance contre Macron.

Thierry Michaud-Nérard

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
POLYEUCTE

J’en parle si souvent… Des Cahiers de doléances à la Terreur avant l’heure…
Peuple mature, face à un Etat dénaturé.
Peuple rural, face à des Métropoles gavées.
Peuple Français contre l’Envahisseur.
Peuple asphyxié par la Mondialisation.
La Pastille « moraline » ne suffit plus. La Bastille s’impose !
(Publié avant demain ?)

André LÉO

Le journaliste de télé Langlet appuie votre démonstration, Thierry M N. Il donne des « billes » dans cette interview à Boursorama ( Soc Gen) pour vendre son bouquin. Il y développe de façon « dépolitisée », ce que vous évoquez: le crack de fin d’un cycle libéral » et le retour de bâton populaire du Peuple qui réclame sa part de sécurité, de Liberté et de pouvoir d’achat. La France est à contre courant dans ces cycles économiques, en « choisissant » macron. 23mn c’est un peu long, mais instructif. NB: la finance ne fait pas de politique, puisqu’elle nomme les politiques pour la faire à… lire la suite

Thierry Michaud-Nérard

Bonne observation : la finance ne fait pas de politique, puisqu’elle nomme les politiques pour la faire à sa place. Mais pour le Brexit, ça n’a pas fonctionné, car les sans dents qui ne votaient pas et qui ne devaient pas voter ont déjoué les sondages des zélus en allant massivement voter contre les politiciens arrogants de London-city.

GAVIVA
Isa

Depuis les années 30, la population française est abusée par le concept de lutte des classes. La haine devient la justification ; un système de tension et de crispation s’est mis en place pour justifier la violence sociale. Ceux qui en tirent le plus d’intérêt, ce sont les puissants, lesquels donnent l’impression de donner beaucoup, quand ils pourraient en donner plus. La reconnaissance, la justice, la coopération ne sont pas possibles ; chacun campe sur ses positions. Les Français crèvent de jalousie ; leur obsession de l’égalité les font tomber dans le communisme et les empêchent d’analyser la situation, pour… lire la suite

patphil

incompétence de macron ? non, il est assez intelligent pour savoir ce qu’il fait, intentionnellement!
les godillots de larem en revanche font exploser les conneriemètres

paul nareffe

Il est clair que depuis quelque temps, çà commence à remuer sérieux dans les brancards de la ploutocratie Française chez les sans dents. Comme il fallait s’y attendre et sans surprise, dépouiller le peuple et le faire crever de faim pour que les grosses feignasses de bourgeois s’empiffrent à en crever, juste une image, voyez ces sénateurs (qui ne servent à rien), crever les uns après les autres d’obésité sans qu’il laisse une miette aux travailleurs!. Qu’il y ait un chamboulement pourquoi pas la France l’a bien méritée, mais cette fois que la révolution se fasse au profit du peuple,… lire la suite

a.hourquetted'are

Et les préfets?Dès qu’il se passe quelque chose, les ministres, leurs gardes du corps, les secrétaires d’état, les attachés, les secrétaires vraiment secrétaires, le conseiller en communication arrivent en vitesse…donc préfet est devenu un poste insignifiant.
Depuis que le préfet de police Lallement est arrivé pour aider Castagner…il y a une série de faits divers plutôt gênants!

Savinien

La thèse marxiste de la « paupérisation croissante du prolétariat » a été tellement contredite par les faits ( le niveau de vie des travailleurs n’a cessé de s’élever dans les pays capitalistes depuis 150 ans) qu’on est surpris de la voir resurgir de nos jours.

Et croire que les Gilets Jaunes représentent la majorité des Français est une autre preuve du caractère délirant des analyses de Monsieur Michaud-Nérard. Encore un qui prend ses désirs pour des réalités.

zéphyrin

ouais, sauf que les parents et grand parents sont obligés de venir en aide aux jeunes…le niveau de vie d’un ouvrier des années 60 permettait d’être propriétaire avec un seul salaire dans un couple.
je ne parle pas des allocs qui étaient un vrai encouragement à travailler (oh oui!) à la maison.. les hôpitaux marchaient bien aussi…mais on avance, on fonce même, mais vers quoi ?

Sonja

Les abysses. Mitterrand a commencé, Hollande a continué et Macron termine sauf à le « détrôner » avec ses parlementaires au rabais.

Robert

Le matérialisme n’a cessé de s’élever oui, le niveau de vie absolument pas. Aujourd’hui tout le monde a de quoi acheter un smartphone, par contre pour ce qui est du logement et de la bouffe, c’est une autre histoire… Et je ne parle même pas d’acheter son logement… Et pourtant, le taux de diplômés/formés est bien supérieur aujourd’hui. Je rappelle quand même que 20 ans en arrière, il y avait un socle ouvrier et des usines en France, les gens vivaient en travaillant sur des chaînes de montage. Aujourd’hui ils n’existent quasiment plus, qui peut dire qu’il vit correctement avec… lire la suite

40 ans de 93

Puissiez vous dire vrai !?

La générale bohl

En un mot comme en cent on en a ras le c….et plus tôt ça petera mieux ce sera.!!!!!?

le Franc

en supposant que les Gilets Jaunes ré-apparaissent en nombre, ils feraient bien de se désolidariser vite fait des b-blocks et autres insoumis cntistes qui ne manqueront pas de se présenter envoyés par macron ; d’ailleurs, vous avez remarqué, le mouvement a commencé à s’effilocher dès que les gauchistes s’en sont mêlé, exactement comme la cgt, quand elle « travaille » à régler un « mouvement social » dans les entreprises.

paul nareffe

@le Franc
Les G J n’ont jamais été solidaires de ce que vous appelez les b-blocks, ces casseurs et perturbateurs professionnels sont des individus envoyés par le gouvernement pour discréditer le mouvement des G J.
Si vous avez bien remarqué, les b-blocks ne sont jamais inquiétés par la police ni la justice lors de leurs saccages et vandalisme.
C’est une preuve accablante pour les fascistes qui nous servent de gouvernants.