La Nouvelle-Calédonie, laboratoire du déconfinement ?

Confinement J37.

Dans Lyon Capitale, une enseignante à Nouméa, Chantal Berthier, racontait le confinement sur la Grande Terre néo-calédonienne.

Elle était déçue « par le comportement des gens et par la non-responsabilisation ou l’infantilisme dont ils font preuve, quand ce n’est pas de l’indifférence ou de l’égocentrisme personnifié à un degré extrême », par « la population mélanésienne qui vit en communauté et qui a beaucoup de mal à respecter ce confinement ou à le comprendre (ça les arrange parfois de ne pas essayer de comprendre) et qu’on retrouve souvent en groupes sur des terrains ou dans les entrées d’immeuble ou en train de déambuler en bandes ! », par les mesures prises qu’elle ne voyait pas « super-efficaces (…). Il n’y a pas de couvre-feu. Les jeunes dans les cités se regroupent tous les soirs en toute impunité, les contrôles sont sporadiques et très fluctuants sur le montant des amendes mises en place. On vient d’apprendre que les tests n’étaient pas fiables et que l’on a peut-être relâché dans la nature des gens positifs ».
Pauvre dame !
Heureusement qu’elle n’en est pas, comme nous, à son 37e jour de confinement dans une République délabrée, rétrogradée par les têtards de LREM dans le tiers-monde sanitaire. Un pays où la population doit fabriquer des masques si elle veut se protéger. Une terre où règne la délation entre voisins. Un État où le chant du muezzin retentit au-dessus des toits des grandes villes, où les quartiers criminogènes ne respectent aucune règle avec la bénédiction du ministère de l’Intérieur et des préfets.

« Le problème de ce pays, comme dans beaucoup d’îles, je pense que c’est le manque de rigueur dans tous les domaines, organisations, protocole… Ça les dépasse car ils ont été trop habitués à faire ce qu’ils veulent, quand ils veulent. Ils n’acceptent pas les contraintes, la discipline et les instructions et aussi le manque d’intérêt et d’ambitions. On se contente de ce qu’on a, on ne cherche pas à plus long terme. Jamais. On ne se projette pas ou très peu et cela me semble préjudiciable vers une évolution positive, surtout en cas de crise comme en ce moment », dit madame Berthier au journaliste de Lyon Capitale.

Qu’elle revienne en France. L’Hexagone a perdu son vernis de sixième puissance économique du monde : désorganisation, mensonges des politicards et des médias comme dans une vieille démocratie populaire d’avant 1989, population de Français de papiers, d’immigrés clandestins, de trafiquants qui fait ce qu’elle veut quand elle veut, guérilla urbaine permanente menée par de petits soldats du califat et de narcos contre des forces de l’ordre : tirs de mortier, caillassages, cocktails Molotov, « Allahu akbar » à profusion, automobiles et arrêts bus brûlés. Travelling peu original : les forces de l’ordre s’enfuient sous les hurlements de bêtes sauvages.

Mais surtout depuis lundi, la Nouvelle-Calédonie se déconfine. Et ici, nous continuons à compter les jours.

Après 18 cas, un malade en réanimation heureusement maintenant sorti d’affaire, aucun décès, aucun soignant contaminé, le gouvernement néo-calédonien a décidé de mettre fin à la mesure moyenâgeuse.
Un petit mois de privation de liberté et on commence à tourner la page.

La crise provoquée par le virus de Wuhan semble plutôt bien maîtrisée, pour l’instant, par les responsables calédoniens, en particulier Thierry Santa, le Président du gouvernement et Sonia Backès, la présidente de la Province Sud.

Ils sont conscients des risques du déconfinement (le port du masque est vivement recommandé) mais aussi de celui d’anéantir l’économie de l’archipel s’il perdure. Si la situation se gâte, la population calédonienne sera de nouveau enfermée. Le déconfinement total aura lieu le 4 mai.
Huit cents entreprises n’ont pas encore pu reprendre leur activité dont les bars, les discothèques. Le sport et la culture sont aussi dans l’attente.

Plus besoin d’attestation qui était toutefois moins rigide que celle de la Métropole.
Les magasins de chasse et de pêche, les boutiques de prêt-à-porter, les salons de coiffure, les restaurants, les hôtels ont rouvert.
Les coiffeurs et les restaurateurs prennent des précautions.
Les premiers ne manquent pas de travail. Prise de rendez-vous par téléphone, entrées filtrées, stérilisation des instruments et désinfection du fauteuil après chaque coupe.
Dans les snacks, tables plus éloignées qu’auparavant, serveuses équipées de masques. Dans un restaurant du centre-ville, les clients laissent leur contact au cas où.
Dans les écoles, retour progressif des personnels pour désinfecter les locaux, réagencement des salles de classe et des réfectoires pour que les élèves soient à distance les uns des autres. Ils sont rentrés par demi-classe. Les premiers groupes auront cours jusqu’au 24 avril. La semaine suivante, les autres demi-classes seront dans les établissements scolaires tandis que les premiers groupes seront retournés chez eux. Une période de transition prévue sur deux semaines afin de permettre aux enseignants d’être à l’écoute et d’éduquer aux gestes barrière. La vraie reprise aura lieu après le 4 mai.
Les voyageurs et les étudiants calédoniens de retour effectuent un confinement de 21 jours.
Les équipements de protection sanitaire (masques chirurgicaux, masques FFP2, gants et gel hydroalcoolique) ainsi que les masques de protection non sanitaire sont exonérés de TGC (Taxe générale à la consommation), l’équivalent de la TVA métropolitaine.

À Nouméa, les responsables paraissent avoir beaucoup moins menti qu’en Métropole et avoir été beaucoup plus réactifs que les guignols de la Macronie.

Marcus Graven

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6 Commentaires

  1. Personnellement, ça ne me dérange absolument pas que les crasseux et la faune exotique ne respectent pas le confinement entre eux (ce point est important). Plus vite ils tomberont comme des mouches, plus vite certains problèmes seront réglés. Donc, le message pour les non crasseux est de se prémunir. C’est même leur combat principal en ce moment. Sachons exploiter le coronavirus à bon escient !

  2. elle raconte n’importe quoi, et il est plus que possible qu’elle ne soit jamais allée dans les quartiers populaires, ou en brousse! comment aurait elle vécu le confinement en France, dans un appart sans balcon ?

    • Cette Chantal Berthier dit n’importe quoi, et qu’elle revienne vivre en France avant de critiquer la Calédonie. Mon fils, sa femme inspecteur d’Académie tous 2 dans l’enseignement, leurs 3 garçons de 12 et 13 ans sont lycéens, ils y vivent depuis 3 ans, et les kanaks ne sont pas nos horribles français de papier qui brûlent, volent, violent. Nous sommes en cantact journellement, pas un seul décès, et que 70 cas contaminés. Trop heureux dans ce beau pays qu’ils vont rempiller pour 4 ans, voilà Madame, une mère heureuse pour eux et surtout l’école de haut niveau pour mes 3 garçons.

  3. Les bars sont ouverts sur la baie des citrons et ailleurs…………….. bien remplis……!
    La distanciation………bof ! faut bien choqué les verres !

    • Le covid-19 a été géré par des hommes au pouvoir a poigne autre que nos marionettes menteurs, qui en + soutiennent les voyous. La vie trop cool me dit mon fils habitant près de la baie des citrons.

  4. Bien répondu ; comment dit-on déjà, l’art et la manière de voir la paille dans l’oeil du voisin et d’ignorer la poutre dans le leur.

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