La nouvelle France libre (fiction)

À l’origine on doit à un général d’armée l’idée d’une reconquête de la France.

Ledit général avait sans doute été ulcéré de la façon dont il avait été traité par le président de la République, lors d’un défilé du 14 juillet.

Ce n’est pas la seule raison qui le conduisit à échafauder l’idée de sécession d’une partie du pays, mais cela y contribua certainement.

Sa stratégie était la suivante :

  • Réunir autour de lui des acteurs fiables pour entreprendre et réaliser ce projet ;
  • Délimiter pour les isoler les territoires de la Nouvelle France Libre du reste de la métropole ;
  • Définir les qualités de ses habitants et expulser ceux qui ne répondraient pas aux critères requis.

Elle fut élaborée dans le plus grand secret.

  1. DE LA CRÉATION DE LA NOUVELLE FRANCE

Celui que l’on appela  vite « mon général » s’entoura d’hommes de confiance, militaires, douaniers, policiers, aucun,  à quelques exceptions près, ne faisant partie des hauts gradés suspectés d’être à la solde du gouvernement.

D’autres rejoignirent ce premier groupe ; patriotes convaincus, politiciens principalement de droite.

Une dizaine d’entre-deux constitua un gouvernement fantôme de type dictatorial dénommé « Le Pouvoir ». Celui-ci délimita alors la Nouvelle France sur une carte de la métropole.

« Le Pouvoir » consulta les statistiques officielles disponibles sur Internet classant les régions en fonction du pourcentage d’immigrés de la population de chacune.

Il ressortit vite que les quatre régions les moins touchées par l’immigration étaient : L’AUVERGNE, LE LIMOUSIN, LE POITOU-CHARENTES et enfin LES PAYS DE LA LOIRE.

Ces régions sont contiguës, ce qui en facilite la limitation. La capitale de la Nouvelle France fut fixée à Poitiers par référence au célèbre Charles Martel qui vainquit les Arabes en cette bonne ville, en l’an de grâce 732.

Une constitution « allégée » fut rédigée énonçant les droit et devoirs fondamentaux de tous citoyens et excluant tous privilèges accordés à toutes minorités quelles qu’elles soient.

  1. DE LA DÉCLARATION D’EXISTENCE ; DE LA QUALITÉ DE NOUVEAU FRANÇAIS

L’affaire fut rondement menée. Tous les matériaux furent acheminés à la frontière entourant le nouveau pays : celle-ci fut érigée en une nuit avec barbelés élevés, lignes électrifiées et miradors ; ceci pour dissuader les importuns de pénétrer clandestinement en Nouvelle France.

La qualité de « nouveau Français » fut attribuée aux occupants répondant aux critères suivants :

  • Parler le français ou l’apprendre et l’améliorer dans un délai fixé au cas par cas ;
  • Pratiquer les mœurs du pays. Les mœurs sexuelles étant d’ordre privés, elles n’avaient pas à être dévoilées en public aux autres. Selon l’adage « Si tu viens à Rome tu vis comme un Romain » ;
  • Renoncer à sa double nationalité ou quitter immédiatement le pays en cas de refus en se voyant retirer la nationalité française ;
  • Adhérer à une charte écrite de la nouvelle nation montrant ainsi son respect de la patrie ;
  • Déclarer oralement en mairie son amour de la Nouvelle France devant un membre du pouvoir ou son représentant. Une carte d’identité nationale est alors remise au déclarant.

La question de l’islam fut évoquée et rapidement réglée. Cette religion est jugée maléfique :

  • La femme n’est qu’une « moitié » d’homme. Elle lui est soumise ;
  • On ne peut épouser un non musulman ;
  • On ne peut quitter cette religion, l’apostasie étant interdite ;
  • La polygamie est autorisée, jusqu’à posséder quatre femmes.

La religion musulmane est donc officiellement interdite.

Ainsi fut fait. Puis « Le Pouvoir » déclara officiellement la sécession de la Nouvelle France au gouvernement de l’ancienne.

  • DES PREMIÈRES RÉACTIONS À CETTE SITUATION INÉDITE ; EN FRANCE ET À L’ÉTRANGER

Tout naturellement le Président demanda leur reddition aux soldats, gendarmes, policiers, massés aux frontières du nouveau pays.

Le ministre de l’Intérieur, désavoué par la police, hormis les gradés, ne savait comment réagir. De même les dirigeants syndicaux de police déconsidérés par les hommes de terrains ne savaient que faire.

Envoyer la troupe, obéirait-elle ? L’aviation ? Cela semblait prématuré.

D’autant que les messages provenant de l’étranger ne  facilitaient pas les choses.

Le premier tweet de Trump : « Come on frenchi ! T’as besoin de l’aide de l’Oncle Sam ? » n’était pas très encourageant. Poutine sans doute se réjouissait de ce nouvel avatar d’un pays européen qui ostracisait la Russie comme les autres, sinon plus.

La Grande-Bretagne en plein brexit ne souhaitait pas intervenir. Seul le Premier ministre canadien soutenait la France (ancienne) qualifiant les « insurgés » d’islamophobes.

La réaction des musulmans put paraître paradoxale. Ceux qui comme moi ont fait la guerre d’Algérie savent que les Maghrébins sont impressionnés par la force militaire.

La guerre d’Algérie avait d’ailleurs été gagnée sur le terrain. Mais ceci est une autre histoire.

Toujours est-il que l’imam de la grande mosquée de Paris vit dans cet exemple une possibilité de création de territoires musulmans indépendants, appliquant la charia, avec la création de califats aussi nombreux que possibles.

Les musulmans dits « modérés » suivraient. Les djihadistes n’auraient plus qu’à attendre que la France soit progressivement totalement conquise.

Les médias officiels, la presse de gauche, l’intelligentsia bien-pensante hurlèrent bien sûr au fascisme, à la dictature totalitaire, à une réaction nauséeuse, au retour … etc.

Des défilés eurent lieu ainsi que la constitution de comités de salut public . Mais aucun n’eut envie de s’approcher des frontières bien gardées de la Nouvelle France.

Sauf bien sûr les Antifa, les Black Blocs qui se réjouirent de la situation.

C’est ainsi que l’on assista à une guerre de positions aux frontières du nouveau pays, avec échanges de coups de mortiers, de rafales de kalachnikovs, grenades défensives et autres armes de guerre.

Par ailleurs, la situation à Nantes, fief de gauchistes violents et bien implantés fut dramatique, avec plusieurs dizaines de morts et près de cent blessés. Mais force resta à la loi du nouveau pays, au moins pour un temps.

Et puis de l’aide arriva de l’étranger. Le ministre de l’Intérieur italien envoya des hélicoptères et des bateaux pour approvisionner en armes, médicaments et denrées la Nouvelle France.

Et progressivement la paix revint entre les deux France, sans que rien ne soit officiellement concrétisé, mais pour le bien et la tranquillité de tous.

Une nouvelle ère prometteuse commençait…

Alain Cousin

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 Commentaires

  1. Voyez vous cette femme blonde sur la photo avec des drapeaux français dessiné sur les joues…qui ne vous dit pas qu’elle envoit un bisou à un migrant, à l’image de la France…

    • A ce qui est sur c est que si elle envoie une bise a notre équipe de France il y a de grandes chance que sa tombe sur un noir ou un gris .Peut etre pas encore migrant mais c est pour bientot ca va venir.

  2. Deux remarques: d’ abord, la bataille qu’ emporta Charles Martel le 25 octobre 732 eut lieu à Moussais dite depuis Moussais la Bataille et non à Poitiers distante de quelques dizaines de kms; ensuite, le nom de Nouvelle France est fort peu opportun au cas d’ espèce car le nom de Nouvelle France a été donné au XVIIIe siècle à l’ actuel Québec depuis les Grands Lacs jusqu’ à l’ Atlantique et l’ Arctique… de quoi ulcérer le Justin fut-il du Québec libre.
    Enfin, même pour une fiction, il faut du crédible et non pas partir sur de l’ artificiel et sur tout ce qui a déjà échoué et se trouve être à la base même de ce qui serait dénoncé et fui.
    A titre subsidiaire, il est surprenant que personne n’ ose évoquer les pistes les plus vraisemblables et les plus solides…

    • Il est vraisemblable que ce qui nous attend est une guerre « civile » très très moche, à l’issue très incertaine.

      • Hélas! Trois fois hélas!!! Et comme vous l’ avez indiqué supra et Gabriel l’ a aussi rappelé, nous sommes désarmés et empêchés de riposter!!!!

        • Il y a surtout et par-dessus tout des moyens de contrôle faramineux sur la planète entière et à commencer par les satellites et même les puces Électroniques pour la toute proche 5G et dont beaucoup sont déjà insérés dans beaucoup de produits marchands et je crois même dans la nourriture du commerce pour certains produits, qui font que nous sommes très loin de la situation de la dernière guerre sur le plan des possibilités au niveau du peuple !

  3. Quand je pense que Majid Oukacha s’est fait incendier par Christine Tasin quand il parlait de partition.

    Ce que vous décrivez, ce n’est plus une partition, c’est une déroute, un abandon quasi-total… Pire que la France de Vichy !

    « Une nouvelle ère prometteuse commençait… » Bon…

  4. A tous les culs serrés qui dénigrent cet article, ouvrez un dictionnaire et regardez le sens du mot « Allégorie « .
    Restez à faire de belles phrases, ça va faire avancer notre combat……
    Au moins, Alain Cousin, a t il eu le mérite d’écrire cet article et donner un sens à ce que devrait être notre lutte.
    Merci à lui.

  5. On nous balance tous les jours du sensationnel émotionnel façon presse de caniveau. Les fictions sont un moment de plaisir littéraire et imaginaire qui relèvent la qualité du site. Celle-ci ne manque pas d’intérêt et j’enverrai quelque jour ma propre interprétation. Cousin est mon cousin épistolaire, un joyeux compagnon littéraire.

  6. Libanisation de l’hexagone…À la différence près et majeure que, nous défendre, nous armer, nous est interdit. Je ne suis pas optimiste.

    • Je lis souvent l’argument « mais on a pas le droit d’acheter des armes ».
      Etrange. La loi française permet un accès relativement aisé aux armes de catégorie C, qui offrent une puissance de feu plus que raisonnable.
      Ball-trap et chasse. Ok c’est fiché, mais c’est pas les 200000 membres des forces de l’ordre qui pourront saisir les armes du million de possesseurs.
      Les maronites du Liban avaient entamé la guerre avec bien moins que ça.
      Ne pas être optimiste, c’est normal, mais ce n’est pas une excuse pour être apathique.

  7. J’aurais préféré une fiction plus crédible mais la guerre-civile-de-religion qui nous attend risque d’être tellement plus moche !

  8. Pas très clair….
    Un Général, de Villiers, parti dans une Multinationale ? Ou un autre ?
    Une Nouvelle France « en partition », avec son siège à Poiriers ?
    A revoir…

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