La paresse et le confort des politiciens professionnels

Publié le 30 décembre 2017 - par - 12 commentaires - 1 257 vues
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Le besoin de tranquillité et la recherche du confort intellectuel comme de la sécurité sont bien le fort des politiciens professionnels. Les idées qui les intéressent ne sont pas les idées sur la situation politique réelle du pays, ce sont les idées de la routine habituelle des politiciens médiocres. L’essor de la démocratie élective incite à prêter à des politiciens professionnels un appétit pour l’ignorance et pour la médiocrité, et en même temps, une totale indifférence pour les faits. Or, l’histoire des politiciens professionnels le montre, si l’art oratoire que les politiciens déploient correspond à une intense activité intellectuelle, c’est pour construire des systèmes idéologiques fumeux aussi verbaux qu’inefficaces sur le plan explicatif. C’est le but recherché qui leur procure le calme de l’esprit dans l’illusion d’une compréhension globale, dans l’ignorance totale des réalités et dans le refus de s’ouvrir à des informations politiques et sociales. La politique politicienne, pour se développer, doit lutter en permanence pour maintenir en son sein l’indifférence vis-à-vis des faits de la réalité.

Le penchant contraire, à savoir le « concernement« , n’est dévolu qu’à une minorité infime d’hommes, et seulement dans certaines circonstances très spéciales comme l’appel du 18 juin du Général de Gaulle.

C’est pourquoi le rejet des faits de la réalité qui ont le défaut d’être exacts, et le refus obstiné de devoir les examiner dans l’intérêt du pays réel, se manifestent par l’absence toute motivation politique. Devant une telle ignorance face à la réalité qui se présente à lui, le politicien médiocre est capable d’un manque de courage et d’intérêt intellectuel dû à la paresse mentale et à une inertie indécrottable de l’esprit politicien. Quoi de plus inoffensif que la politique politicienne ? De quelle discipline un politicien professionnel peut-il attendre le pouvoir de dominer ses semblables et de mettre la paresse intellectuelle au service de sa carrière ?

On doit supposer que c’est là où la « politique politicienne » risque d’éprouver le désir de repousser une connaissance politique nouvelle. Quelle motivation et quelle ambition pour sa carrière propre à la politique politicienne pourraient l’en empêcher ? Et pourtant, le simple refus d’apprendre fut la mauvaise fée qui se pencha sur le berceau de Hollande le faible, le roi UBU déchu, avec sa déplorable « pompe à Phynances » et avec le « ras le bol fiscal » de la fiscalité confiscatoire au service de la gabegie de la république socialiste.

Le quinquennat de Hollande le faible reste jonché de débris idéologiques de la gauchosphère encore radioactifs, où circulent les fantômes du marxisme révolutionnaire post-stalinien avides de s’enrôler chez le néocommuniste Mélenchon à titre posthume pour influer sur les batailles politiques contemporaines. Seul le désir d’ignorance des électeurs naïfs explique les laborieux débuts de LREM et de la France Insoumise post-stalinienne. Car l’élection de LREM est le résultat de l’apathie de l’opinion. C’est le fait de base dont on doit d’abord tenir compte si on veut comprendre les infortunes de la Droite Nationale en matière de communication et dans la compréhension des enjeux de 2017. Aussi, l’apathie de l’opinion, dès qu’elle intervient, décuple l’impuissance naturelle de LREM dans la connaissance des faits, ce qui doit retenir notre attention. Dans la minorité où sévit l’anomalie de la curiosité intellectuelle des politiciens professionnels, du goût pour les faits et de l’intérêt pour la vérité, une infime minorité d’hommes politiques intègres sont souvent traité en amateurs.

C’était le statut du Général de Gaulle, ce fut également celui de la ligne Bleu-Marine en 2017.

On nous dit que les socialistes étaient des politiciens professionnels dont l’intelligence, l’acharnement et le génie politique devaient faire de Hollande le faible, le roi UBU déchu, le plus grand nom de l’histoire de France en matière de politique politicienne. Au XXIe siècle, c’est aussi par un amateur LREM que le pays est gouverné. Les socialistes n’accueillirent pas avec beaucoup de chaleur cette percée décisive de LREM.

Avec le recul, il est permis de penser, somme toute, que les choses ne se sont pas si mal passées pour les socialistes et les LR opportunistes reconvertis chez LREM. Cela n’empêche pas l’histoire de LREM d’être hautement instructive des tendances hypocrites et pudiques UDF-PS-Modem-LREM des Juppé-Bayrou qui démontrent sans peine le déploiement de sottise et de malveillance qu’a dû subir le malheureux Fillon.

LREM a l’idée politicienne absurde d’avancer que la science politique ne peut progresser que grâce à des amateurs. Aucunement préparés, ils ne s’étaient imposé aucune formation politique, au même titre que les politiciens professionnels dont le manque de courage et d’intérêt intellectuel dû à la paresse mentale et à une inertie indécrottable est la preuve évidente de la médiocrité de l’esprit politicien LREM.

L’accueil fait à LREM ne peut émaner que d’une perception exclusivement naïve et d’une appréciation de la caste politico-médiatique ignorante du mérite républicain. Mais que l’on se rassure, entre professionnels patentés de la politique, l’animosité, les haines et la mauvaise foi sont toujours puissantes et déterminantes. Ce qui ne fait qu’aggraver la crainte naturelle de devoir examiner les faits. Le mécanisme de la conjuration est la pratique de la magie destinée à exorciser les influences néfastes de la réalité sur la paresse mentale des politiciens professionnels. Le besoin de tranquillité et la recherche du confort intellectuel consiste à frapper de nullité un fait qui dérange, en le proclamant mineur et dérisoire. C’est pourquoi l’intelligentsia française au pouvoir dans un gouvernement de pacifistes médiocres a préparé et réalisé la défaite de 1940. En France, le phénomène « parisien » et mondain invente une mode superficielle et stupide : le refus de gouverner le pays en tenant compte de la réalité, en préférant l’idéologie socialo-communiste libertaire. Cette réalité politique avait déjà attiré l’attention de la ligne Bleu-Marine sur les réalités stratégiques à prendre en compte en 2017.

Les réalités de la politique immigrationniste de l’idéologie socialo-communiste libertaire façon Merkel ne relèvent pas pour les Européens de la pure mythologie. La hantise d’une attaque terroriste frontale, dont se gausse Merkel, a été un facteur décisif face à la réalité totalitaire islamiste dans le retournement idéologique des peuples européens qui la chagrine tant. Ce facteur décisif a été la prise de conscience de l’originalité spécifique de l’islamisme radical, ainsi que du risque de guerre due à l’islamisation de l’Europe occidentale.

Aussi, quand la classe intellectuelle parisienne de gauche, qui s’intéresse avant tout à elle-même, et quand les politiciens professionnels dénoncent l’islamophobie pourtant sans fondement, ils se comportent non en politiciens analysant une donnée sociale, mais en petits professeurs confrontés à un chahut dans le fond de la classe. L’honnêteté intellectuelle leur paraît chose impossible. On note chez eux l’indifférence béate et la répugnance médiocre à enregistrer une information incontestable provenant de l’islamisation du pays réel.

« Et le champion européen de la paresse est… Pierre Moscovici ! Le journal économique allemand Handelsblatt n’a pas fait dans la dentelle pour décrire le commissaire européen aux Affaires économiques, Moscovici, dans un article publié le 21 décembre. Le journal Handelsblatt juge très sévèrement Moscovici. La raison : une bourde lors d’une réunion avec l’Eurogroupe. Il serait ainsi « inattentif, ignorant et [ferait preuve de] désintérêt ». « Malgré cela, cela ne nuit pas à ses ambitions de carrière », critique le quotidien. Pour étayer ce point de vue, Handelsblatt évoque une réunion européenne sur le cas grec. Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem aurait d’abord « lutté » pour se faire entendre. « Pierre, pouvez-vous dire quelque chose à ce sujet ? » a-t-il demandé. Le sujet en question était l’approbation ou non de la prochaine tranche de crédit pour la Grèce. À trois reprises, Jeroen Dijsselbloem s’adressera en vain à Moscovici, d’après le quotidien.

« Enfin, Declan Costello, représentant de la Commission européenne dans les négociations entre les créanciers et la Grèce, a envoyé une « antisèche » au Français. Moscovici, « apparemment sans méfiance », selon Handelsblatt, lisait tout ce qui était écrit dessus : la question de Jeroen Dijsselbloem et la réponse à apporter. Le malaise s’installant, le reste de l’Eurogroupe serait resté silencieux. Une séquence qui a inspiré le titre de l’article d’Handelsblatt : « Champion européen de la paresse« . Source : Rt.com » © dreuz.info

« Désir, un recasage en or massif ! publié par Adroite « Je n’aime pas les riches ! » clamait (Hollande le faible, le roi UBU déchu.) Aujourd’hui, alors que lui-même cumule de nombreuses retraites, il (voit le) Désir, recasé à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui va toucher un (très) beau salaire… sans payer d’impôts. Voilà ce qu’en dit Valeurs actuelles : Elle est pas belle, la vie ? L’ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes, Harlem Désir, fraîchement recasé au poste de « représentant pour la liberté des médias au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe« , devrait être à l’abri des soucis financiers. Comme le souligne nos confrères de l’Opinion, qui ont enquêté sur la grille de salaire du poste, Harlem Désir sera rémunéré « ce qui correspond dans la grille des salaires à la date du 1er janvier 2017 à une rémunération annuelle de 192 236 dollars brut ou 142 476 dollars net. Soit l’équivalent de 122 195 euros au cours de ce jour ». Devra-t-il payer des impôts sur le revenu ? Là encore, la situation est avantageuse. Car « la plupart des États membres de l’organisation ont exempté les employés de l’ONU de tout impôt sur le revenu et si dans les quelques pays où les ressortissants nationaux sont imposés, ces derniers se voient remboursés de cette somme par l’ONU« . À la veille de l’augmentation de 25 % de la CSG sur les « bonnes » retraites, c’est à dire au delà de 1 200 € par mois », (ce recasage en or massif de Désir provoque l’écoeurement). (Peut-on) « citer une seule action réalisée par Harlem Désir quand il était secrétaire d’état aux affaires européennes ? »

Les politiciens professionnels sont désireux de pouvoir éliminer normalement toute bonne information. C’est pourquoi ils ne parviennent pas à enregistrer et à comprendre un fait identitaire, social et culturel tel que l’invasion migratoire anti-européenne et pas seulement anti-française, qui n’affecte pas « la vie parisienne » !

Pour ces gens-là, la suppression de la liberté démocratique des peuples européens ne constitue pas une difficulté intrinsèque du système bureaucratique du Reich de l’UE germanique de Merkel.

Thierry Michaud-Nérard

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Une patriote

DEFINITION DE Mélenchon : FEIGNASSE A 36 000 E PAR MOIS

Humour Humour

Pour gueuler « L’Internazionale » , il pourrait se mettre debout le fortuné , quand même !

dufaitrez

Vous ne saurez jamais faire court ! De Tout et de Rien…

patphil

66% des français ont voté macron, voulant croire aux discours utopiques; mais les politiciens restent les mêmes finalement, se servant d’abord!

Laurent Droit

En ce dernier jour de 2017, cet article bien pensé nous explique pourquoi nos dirigeants font tout ce qu’ils font sans être capables de nous en donner la moindre raison et sans la moindre explication.
Tout simplement parce qu’ils n’en savent rien eux-mêmes…

Loulou30

J’ai cru un bref instant que notre merluche , au postérieur si délicat qu’il lui faut , en avion , la classe affaire , qu’il était entrain d’agoniser ! ! !

Zorglub

Moi aussi , du coup j’ai lu l’article , mais n’ai rien appris de bien nouveau.

Lionel

« construire des systèmes idéologiques fumeux aussi verbaux qu’inefficaces sur le plan explicatif »

Magnifique auto-critique de TMN!

Pierrot

Pauvre Lionel ,toujours aussi peu de matière grise .

wika

Il est anormal que les hommes politiques ne soient pas titulaires d’un diplôme de la spécialité dont ils seront ministres.
Pour rentrer dans une entreprise, on vous demande un diplôme correspondant au poste auquel vous postulez.. Or, ces politiques sont au gré des changements de gouvernements aux finances, puis à la défense, puis à la justice … sans rien y connaître. Quand, dans une entreprise, vous voulez accéder à un poste différent du vôtre, on vous le refuse si vous n’avez pas la compétence requise.
Il est également anormal que des politiques qui ont été condamnés fassent carrière (coucou Harlem)
Il est enfin anormal que ces politiques ne soient pas soumis à des obligations de résultat, ils sont tout de même payés avec nos impôts

Dorylée

Un type qui a un diplôme , qui connaît parfaitement son domaine et qui aime ce qu’il fait, travaille et s’épanouit dans sa spécialité. Maintenant, celui qui est entre bon à rien et mauvais à tout mais qui a du bagout pour embobiner tout le monde, peu de scrupules et aucune honte , il n’a qu’une alternative : clochard ou politique. La preuve que ça marche : après avoir passé du bon temps à l’assemblée à dormir, faire des jeux en lignes et s’abstenir ou voter contre le peuple, il se représente aux élections, ressort les mêmes salades, est réélu et retourne dormir à nos frais sur le même siège…..

Lionel

Prouvez moi que j’ai tort, Pierrot.