La parole présidentielle sur le mode youkaïdi-youkaïda

Les Français n’attendaient rien de l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron ce dimanche soir. Ils n’ont donc pas été déçus.
Malgré un parti pris affiché de paraître direct, concis, concret et clair, Macron aura été tel que nous le connaissons : satisfait de lui-même et prêt à toutes les promesses au demeurant contradictoires et nébuleuses, promesses qu’il croit pouvoir résumer par son nouveau mantra : « nouvel acte, nouveau chemin, réinvention ».
Nullité abyssale d’un président de la République qui, d’allocutions présentées comme solennelles en conférences inutiles et en points d’étapes subalternes, a alterné au fil des mois propos guerriers et mièvrerie Bisounours, se bornant à commenter l’actualité et constatant aujourd’hui que le Coronavirus est méchant mais s’éloigne tout en pouvant revenir bientôt, que l’eau de pluie est humide, que la nuit est plus obscure que le jour, que le monde est vaste, l’économie en difficulté, la société en fragilité, sans oublier de rappeler que le racisme c’est mal mais que taper sur des policiers n’est pas très bien non plus, et que, au final, c’est « celui qui dit qui est » même si « jeux de mains, jeux de vilains »…
Aucune vision de la France à venir. La République de demain sera celle d’avant, plus le mot « indépendance » dont Macron a usé et abusé dans son intervention. Comme l’écrivait Montherlant, « C’est quand la chose manque qu’il faut y mettre le mot ».
Aucun plan global de rétablissement de l’État, aucune piste de reconstruction morale, politique, industrielle, sanitaire, identitaire et sociale du pays. Aucune perspective non plus sur le court terme au-delà des annonces ponctuelles et réversibles sur le retour au vert de l’Île-de-France, la liberté de circulation en Europe ou l’assouplissement des règles et protocoles dans les établissements scolaires. Rien, si ce n’est, en filigrane, la préparation des manœuvres de basse politique politicienne censées dans son esprit conduire à sa réélection en 2022… ou avant.
Il n’y a pas de président de la République à l’Élysée. Seulement un boy-scout, la tête dans les étoiles et l’esprit tourné vers le pays des fées. Mais un boy-scout laïcisé, qui jamais n’aurait fait sa Promesse. Rue Saint-Honoré, le youkaïdi-youkaïda de l’infantilisme progressiste et globalisant a remplacé la Marseillaise.
La France, elle, est un navire mal en point sans capitaine et commandé par un mousse ; bateau ivre sans gouvernail, ni sextant, ni boussole, abandonné aux cinq vents mauvais de la dislocation sociale, de la destruction économique, de la submersion migratoire, de la néantisation de ses valeurs et de l’offensive racialo-gauchiste.
Mais cela, il est vrai, ne date pas de 2017.
Rien de nouveau, en effet, sous l’éclipse du soleil national.
Jean-François Touzé
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2 Commentaires

  1. Elu par des cons, il est normal d’avoir un con pour diriger la France avec une politique de con!.
    Vous attendiez un miracle?.

  2. Ce triste imbécile continue de se prendre pour le président de la France : c’est grotesque !

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