La pauvreté n’explique ni l’islamisation, ni la délinquance

Publié le 30 septembre 2012 - par - 2 538 vues
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Dans de précédents articles, nous avons étudié de long en large les corrélations entre islamisation, chômage et délinquance. Nous avions déterminé que l’islamisation était davantage corrélée à la délinquance que le chômage.

Il nous manquait une donnée fondamentale : le revenu par département, et à l’inverse la pauvreté. Nous l’avons trouvé sur http://www.investirama.com/palmares/revenus/departements/page/1 et pages suivantes qui donne le « revenu fiscal de référence moyen 2009 » par département.

Nous pouvons donc corréler cet indicateur de revenu avec nos autres variables… et nous tombons sur quelques surprises.

L’une de ces surprises avait été pointée par Xavier Raufer et d’autres criminologues ou sociologues : contrairement à une idée reçue, la France pauvre est rurale et non urbaine. Voici un tableau qui donne les 5 départements avec le plus fort revenu fiscal moyen, les 5 départements avec le plus faible critère. Et nous avons ajouté artificiellement les très médiatiques départements des Bouches-du-Rhône et de la Seine-Saint-Denis.

Une autre surprise, plus relative, est la corrélation entre le taux de chômage et le revenu moyen. On aurait pu s’attendre à une « anti-relation » très forte, or le coefficient de corrélation n’est que de -33% alors qu’on aurait pu croire à un chiffre bien plus négatif.

La troisième surprise est entre revenu et islamisation : le coefficient de corrélation est de 39%, ce qui détruit tout le discours à la Tariq Ramadan qui nous fait croire que d’une part les musulmans seraient pauvres et sans revenus, et d’autre part que c’est cette pseudo pauvreté qui les radicaliserait ou du moins qui leur ferait affirmer leur islamité.

La dernière surprise, et certainement la plus énorme, c’est la corrélation entre le revenu moyen et la délinquance. On s’attendait à ce qu’il soit négatif. Hé bien non, il est bien positif, et atteint la valeur extraordinaire de 53% !

On peut expliquer cela par le fait que les délinquants vont agresser et voler les riches dans leurs quartiers. (Cf. par exemple la délinquance des Roms et des racailles à Paris…) Mais cette explication  me semble insuffisante et demande à être affinée par ville, voire par quartier… A moins que l’explication d’une France rurale pauvre et non délinquante soit suffisante.

En résumé, voici un tableau de tous les coefficients de corrélation, où j’ai appelé « pauvreté » l’inverse du « revenu fiscal de référence moyen ».

Cela confirme totalement les constatations du criminologue Xavier Raufer qui ne cesse de dire que la délinquance croît en période faste et non en période de disette.

Djamila GERARD

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