La perte de la liberté est une conséquence de l’évolution humaine

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L’évolution darwinienne de l’humanité

La flèche du temps file dans une seule direction et ne retourne jamais en arrière, telle est la loi de
l’univers. Tous les êtres vivants y obéissent, et leur évolution se poursuit de leur naissance à leur
mort, sans jamais s’arrêter. Il en est de même de l’humanité toute entière, cette immense chaîne qui
a commencé il y a plus de cent mille ans, qui a balbutié pendant des millénaires, puis a atteint sa
maturité en utilisant pleinement les ressources de son intelligence, mais va bientôt décliner
inévitablement. Comme pour le corps humain, les raisons en sont multiples, mais il en est qui
paraissent plus déterminantes que d’autres.

La technologie est une addiction

Pendant des millénaires, l’environnement technologique de la population est resté très simple, les
outils agricoles étaient fabriqués par le maréchal-ferrant du village, les vases et les jarres
confectionnés avec de l’argile, et le meubles en bois étaient réalisés par des artisans. Même quand
j’étais jeune, je me souviens qu’il y avait un menuisier dans ma famille à qui l’on commandait des
tables ou des chaises. Son atelier était plein de rabots de toutes tailles et de toutes formes, les plus
grands s’appelaient des varlopes, et les copeaux encombraient régulièrement les établis.
Ces deux derniers siècles, la technologie est devenue très vite beaucoup plus complexe, et sa mise en œuvre a commencé à échappé à nos contemporains. L’exploitation des diverses énergies, que ce soit le charbon, le pétrole ou même l’énergie hydraulique, exigent des moyens qui vont au-delà des capacités d’une ville, ou même bien souvent d’une région. L’évolution des techniques demande une mise en œuvre de plus en plus complexe, comme l’aviation, les cars et les automobiles, et les investissements nécessaires dépassent bien souvent le cadre d’un état. Enfin, les concentrations de moyens qui permettent la fabrication à bas coût d’objets sophistiqués à base de puces électroniques finissent par déposséder complètement l’être humain de la maîtrise de son environnement, c’est-à-dire de sa liberté et de son autonomie.
Petit à petit, les gadgets qui l’entourent lui deviennent indispensables, il se retrouve complètement perdu s’il passe seulement une journée sans portable ou télévision, les décideurs le savent et font en sorte que cela n’arrive jamais.

L’éloignement des centres de décision

Dans la vie publique, la concentration de plus en plus grande des pouvoirs de décisions pour des raisons variées d’efficacité ou autres, fait que que les particuliers sont peu à peu dépossédés de leur autonomie et de leurs choix de vie, ils ne font plus que subir ce que d’autres plus haut placés ont décidé pour eux. Les rares fois où l’on demande aux gens leur avis apparaissent comme des pièces de théâtre qui sont jouées à l’avance, comme dans les interviews où l’on s’assure à l’avance que ceux qui ont perdu un proche à la suite d’un drame vont bien réagir dans le sens désiré par l’idéologie dominante.
Dans ces conditions, le particulier hausse les épaules et se désintéresse complètement de la chose publique, laissant ainsi le champ libre à tous les illuminés et détraqués de tous poils qui en profitent pour faire la propagande de leurs délires. Comme sa vie devient de moins en moins intéressante, il ne se préoccupe plus de passer le le flambeau à ses descendants, et les enfants deviennent plus rares, et puis d’ailleurs, que peut-il leur transmettre ?
Pendant ce temps, ceux qui possèdent les richesses et les capacités de production s’imaginent détenir le pouvoir, alors qu’en réalité c’est le pouvoir qui les possède, et il n’ont pas davantage d’influence sur l’évolution globale de l’humanité qui se dirige en aveugle vers sa fin, comme dans le célèbre tableau de Brueghel.
Mais c’est ainsi que va le monde.

Gilles Mérivac

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11 Commentaires

  1. Je trouve cette analyse concise très bonne, et j’aurai plaisir à lire la prochaine, mais s’il vous plaît utilisez un correcteur orthographique. Ce que je fais moi même.

  2. La perte de la liberté est une conséquence de l’évolution humaine.
    Ah bon? Vous avez perdu des libertés, lesquelles? Pas celle d’écrire des articles comme celui-ci.
    L’évolution humaine ferait perdre des libertés aux êtres humains, c’est nouveau.
    Et les animaux domestiques, ont-ils gagné ou perdu des libertés?
    Mais de quelle perte de liberté parlez-vous?
    D’être dépendant des nouvelles technologies? De sa radio? de son vieux téléphone? de sa télé? de sa voiture? de l’avion civil? Prendre l’avion comme on prend le train. De son ordinateur? de son smartphone? des puces électroniques? des réseaux sociaux? Facebook, Instagram, Riposte Laïque?
    «Toutes ces choses finissent par déposséder complètement l’être humain de la maîtrise de son environnement, c’est-à-dire de sa liberté et de son autonomie»
    Ah! Si vous le dites. C’est vrai qu’en France, se déplacer à pied, à cheval ou en vélo, c’est devenu presque impossible. Y a des embouteillages partout, des migrants qui traversent la rue sans regarder et des flics partout prêts à nous sauter dessus, à nous verbaliser, nous les petits blancs.

    Je vous cite encore: «Les gadgets qui nous entourent, nous deviennent indispensables, en conséquence l’Homme, le Français ordinaire, le Français décérébré se retrouve complètement perdu s’il passe seulement une journée sans portable ou télévision» Là, vous avez tout à fait raison, ils sont devenus fous ces Français! Des vrais cocaïnomanes.
    Et vous complétez avec: «et les décideurs, nos élus, nos élites, le savent et font en sorte que cela n’arrive jamais.» J’ai pas compris, mais c’est grave, on est entre nous après tout.

    «Dans la vie publique, la concentration de plus en plus grande des pouvoirs de décision(s) pour des raisons variées d’efficacité ou autres, fait que les particuliers sont peu à peu dépossédés de leur autonomie et de leurs choix de vie.» Maintenant on est des particuliers, on n’est plus des êtres humains. Au prochain paragraphe on va être des singes.

    Je vous cite: «le singe hausse les épaules et se désintéresse complètement de la chose publique, laissant ainsi le champ libre à tous les illuminés et détraqués de tous poils qui en profitent pour faire la propagande de leurs délires.» Bon, maintenant on est gouverné par des illuminés et des détraqués, ça va de mal en pis. De la perte de liberté on est rendu à ‘Gouverné par des illuminés et des détraqués’.
    Fallait le dire tout de suite que vous vouliez dénoncer nos illuminés de Décideurs, ça aurait été plus rapide.

    «Ceux qui possèdent les richesses et les capacités de production s’imaginent détenir le pouvoir, mais ils se trompent.»
    Tout à fait juste M. Gilles Mérivac, les possédants se trompent, mais le problème ils ne nous écoutent pas.

  3. Là ou je né en normandie on ne payaient pas l’eau, c’était le puit , et elle était potable , on avaient juste une ampoule pour l’électricité, pas grand-chose à payer, on avaient des poules , des canards, des lapins , elle était libres dans le verger, on avait une petite marre pour les canards, on avaient notre potager, mon père fabriquait le jus de pomme qui servait de boisson tout les jours en plus de l’eau, mon père fabriquait son propre cidre et calva. pour le beuure et le lait on allait à la ferme d’en face, ma mère fabriquait des superbes confitures avec des fruits des bois, ( pas encore polués à cette époque, j’ai connu les chevaux de trait , les percherons, dont j’ai une grande nostalgie, les été étaient formidable. quand ma tante et mon once de Paris venaient passer une semaine chez nous ils repartaient en pleine santé et avec des légumes du jardin. Mon père m’a appris comment reconnaitre si il y a des vipères autour de nous quand on se promenaient dans la foêt d’à coté, comment attraper des lapins sauvages etc…. Et mon père était simplment ouvrier peintre bâtiment. Je ne me souvient pas d’avoir été pauvre et malheureux, par-contre je constate que l’évolution de l’humanité, évolution technique , n’a servie qu’aux insdustriels-banquiers et à leurs valets, les pouvoirs politiques et religieux. On a même plus les moyens de pouvoir racheter une même maison avec le terrain qu’on avaient. Les femmes sont lébérées ? Ah oui ? depuis qu’elles ont leur propre compte en banque et qu’elles peuvent travaillers , elles sont devenues , comme leurs hommes , esclaves des patrons et des politiques, Jamais on avaient vu autant de choses à acheter dans des grandes surfaces, sans avoir les moyens de les acheter autre qu’avec des crédit , à la campagne on avaient pratiquement tout et donc on étaient plus riches . Et oui…..Je me souvient d’avoir lu un article d’un journal des années 30 qui disait que dans les années 2 milles que , grâce à lévolution de l’humain et de la technologie, les humains n’auront plus de frontières, ce sera la paix partout il n’y aura plus de famines dans le monde , plein que de bonnes choses…. Oui…oui… on a vu ….

    • D’accord avec vous De Néhou.

      Moi aussi je suis agé et j’ai connu ce temps-là. Tous les étés mes parents m’emvoyaient à la campagne chez mes grands-parents ( en Normandie! )

      Après ma retraite j’ai acheté une vielle ferme et un terrain, et essayé de recréer ce monde ancien, une sorte de paradis perdu pour moi.

      aujourd’hui j’ai un potager qui me donne de tout et un gran verger, mon épouse fait des conserves et des tonnes de confitures. Les voisins nous donnent des oeufs, ou du fumier de leurs vaches pour servir d’engrais au potager. nous ne fermons pas les portes à clef, tout le monde se connait dans le village.

      Bref, comme beaucoup de personnes agées, j’ai tendance à dire:  » c’était mieux avant! » Je plains sincèrement les jeunes générations qui vont devoir vivre dans un monde plus hostile et plus dangereux que celui que nous avons connu.

      • concernant le fumier se trouve au pouvoir , le reste des déchets pour faire du composte.

  4. Le totalitarisme gauchiste mondialiste entraînera tout le monde dans l effondrement, personne n y echapera même pas eux. Oui il faut être pessimiste.

  5. Comme les vieux dans les EPAD….on est devenus dépendants de la technologie et du scientisme …imaginez une panne générale durable d’électricité…ou des serveurs informatiques…très vite plus rien dans les supermarchés….et les citadins à courir après les rats et ceux des campagnes après tous les poulets qui traînent en se demandant s’ils auront le courage de leur tordre le coup pour satisfaire les demandes impérieuses de leurs estomacs
    Mais Elon Musk va nous sortir de là….

  6. Je ne partage pas du tout ce pessimisme, bien au contraire, et si vous avez l’impression que TOUS les gens sont addicts à leurs smartphones et TV, vous devriez changer de fréquentations.

  7. Ce qu’il y a de sûr , c’est que les démocraties libérales libertaires societalistes on prisent ce chemin ….

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