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La plainte de l'Église d'Occident et d'Orient : Bergoglio m'a tuer


Francesca de Villasmundo, MPI : « Le projet d’ordonner des hommes mariés inquiète le pape émérite Benoît XVI. Pas facile d’arrêter une révolution en marche lorsque elle est lancée, elle emporte tout sur son passage, ses propres pères et enfants tout ensemble. Le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, fut un des pères de la révolution conciliaire, théologien écouté et suivi au concile Vatican II qui devait donner naissance à un homme nouveau, régénéré par la grâce d’une doctrine nouvelle, de sacrements nouveaux, d’une liturgie novatrice, d’une Église ouverte à l’homme moderne, en dialogue avec la société contemporaine. »
Benoît XVI, qui fut un des acteurs principaux de ce que l’archevêque Mgr Lefebvre, fondateur de la F.S.S.P.X., nomma une « révolution » en rupture avec la « Tradition bimillénaire de l’Église catholique« , en devint ces dernières années le spectateur, certainement désenchanté, des lendemains de l’après-Concile.
« C’est l’apostasie des nations, des clercs et des fidèles qui en est le fruit le plus affligeant. »
Retiré dans un monastère romain, ce pape émérite, qui a laissé la place au jésuite argentin Jorge Maria Bergoglio, sort parfois de son silence dans l’espoir de conjurer la marche inéluctable du progressisme qui n’a fait qu’accélérer sa course inexorable sous le pontificat du progressiste médiatique François.
Dernièrement, Benoît XVI a co-signé un livre : « Des profondeurs de nos cœurs« , avec le cardinal Sarah, l’actuel préfet de la Congrégation pour la divine liturgie et la discipline des sacrements, dans lequel les deux hauts ecclésiastiques, en disant s’éloigner de « l’idéologie qui divise« , estiment ne pas pouvoir se taire face à l’éventualité d’ordonner prêtres des hommes mariés envisagée lors du Synode sur l’Amazonie.
« La similitude de nos soucis et la convergence de nos conclusions nous ont décidés à mettre le fruit de notre travail et de notre amitié spirituelle à la disposition de tous les fidèles, à l’instar de saint Augustin.
« Comme lui nous pouvons affirmer : Silere non possum ! Je ne peux pas me taire ! »
« Il est urgent et nécessaire que tous, évêques, prêtres et laïcs, retrouvent un regard de foi sur l’Église et sur le célibat sacerdotal qui protège« , affirment-ils. Ils demandent de « ne pas se laisser impressionner par les mauvais plaidoyers, les mises en scène théâtrales, les mensonges diaboliques, les erreurs à la mode qui veulent dévaloriser le célibat sacerdotal« . Or le service du Seigneur exige le don total de l’homme ! Se mettre totalement à la disposition du Seigneur est un critère pour le ministère sacerdotal », écrit Benoît. Il rappelle qu’il y a « un lien ontologique et sacramentel entre le sacerdoce et le célibat« . Tout affaiblissement de ce lien remettrait en question le Magistère du Concile et des Papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI.
« Je prie le Pape François de nous protéger définitivement d’une telle éventualité en opposant son veto à tout affaiblissement de la loi du célibat sacerdotal, même limité à l’une ou l’autre région« .
Le préfet de la Congrégation pour le Culte divin dénonce « une catastrophe pastorale, une confusion ecclésiologique et un obscurcissement de la compréhension du sacerdoce » dans la possibilité éventuelle d’ordonner des hommes mariés. Le pape Benoît XVI, l’ancien avant-gardiste devenu conservateur en fin de vie, semble devenu lucide sur les dérives bergogliennes et du Synode sur l’Amazonie !
Il faut comprendre « la source infestée de modernisme, d’idéologie progressiste, de protestantisme, à laquelle s’abreuvent les réformes du pape François ! » Or ce fut à Vatican II que fut théorisé ce « sacerdoce commun des fidèles » subversif de la notion de hiérarchie, de l’autorité sacerdotale, et, par conséquence logique, ouvrant la voie à cette ordination des hommes mariés, que Benoît XVI combat aujourd’hui.
Bergoglio, le pape communiste de l’Antichristianisme joue l’effondrement de l’Église catholique : « Il n’y a plus d’avenir pour l’Église d’Occident ! Les catholiques d’Occident ont perdu l’essentiel de l’Église qui était devenue avec l’idéologue Bergoglio une coquille vide. Après la désignation catastrophique de Bergoglio, pape communiste, au Vatican, les mondialistes de l’Antichristianisme GOF-LGBT l’ont appelé pour réaliser la fin de l’Église d’Occident. Comment ne pas être étonné de l’effondrement de l’Église catholique quand on voit les Évangéliste prendre toujours plus d’importance en France et en Europe, face à une Église où les catholiques ne se reconnaissent plus. Pour les catholiques, l’Église paie l’abandon du rite traditionnel, qui ne se réduit pas à une ligne strictement conservatrice, en refusant de se soumettre à la propagande des mondialistes libéraux libertaires. Les catholiques traditionnalistes ne sont déjà plus qu’un socle sociologique réduit qui a perdu des soutiens pour la défense de la cause profonde de l’Église d’Occident laquelle a perdu son identité peu à peu.
Aujourd’hui, c’est la logique communiste de l’Antichristianisme de l’idéologue Bergoglio qui provoque l’effondrement de l’Église catholique. Le péché originel, c’est l’idéologie mondialiste de la gauche libertaire qui veut échafauder à gauche un projet de déconstruction de l’Église d’Occident, rempli de contradictions.
On sait que certaines personnalités fortes dans l’Église ont dénoncé les abus du pouvoir personnel de l’idéologue Bergoglio et ses ambitions mondialistes. Mais aujourd’hui, le pape communiste est nu. Pourquoi les catholiques ont-ils fui l’Église manipulée par les cathos de gauche dont la propagande se répand dans le journal La Croix doublement subventionné par Macron pour relayer la propagande pro-migrants ? En ce qui concerne Télérama, idéologiquement très à gauche, la confiance est irrémédiablement perdue. En diffusant la propagande du gouvernement et en se soumettant aux islamo-gauchistes révolutionnaires, ces torchons de gauche ne se sont pas reniés, parce que c’était déjà parfaitement conforme à leurs idées socialo-gauchistes.
De l’autre côté, il y a une fuite vers l’Église traditionnaliste. Un certain nombre de catholiques qui se reconnaissaient dans le pape Benoît XVI, c’est-à-dire une frange aux intérêts plus clairement théologiques, ce qui ne veut pas dire non-populaire, se sont progressivement mis à agir dans les communautés de prière.
Et l’idéologue Bergoglio ne peut pas les retenir en se contentant du discours mondialiste de gauche !
Les catholiques « tradi » défendent une forme de conservatisme sociétal au sein de l’Église d’Occident, en voulant articuler de façon cohérente et audible un discours clair sur les valeurs de l’Occident chrétien.
Le néoconservatisme des catholiques traditionalistes est une vision claire car de plus en plus de gens pensent qu’il ne faut pas liquider les valeurs de l’Occident chrétien et ça vaut pour la défense de la famille, dans le respect morale chrétienne, pour préserver les acquis sociaux de la politique familiale. C’était la force du gaullisme de défendre la politique familiale et le respect de l’ordre avec les partis catholiques en France.
Thierry Michaud-Nérard