La police politique contre la presse de réinformation : déjà sous Karl Marx !

MarxLa police politique contre la presse de réinformation a été violemment critiquée par le journaliste et rédacteur en chef, Karl Marx, en titrant : « L’élimination de la Nouvelle Gazette rhénane par la loi martiale« .

La Nouvelle Gazette rhénane, n°301, 19 mai 1849

« On visait à éliminer la Nouvelle Gazette rhénane grâce à la loi martiale, mais on se heurta à une résistance inattendue. Le gouvernement de Cologne s’adressa au Parquet pour obtenir le même résultat au moyen d’arrestations arbitraires. Les scrupules juridiques du Parquet firent échouer cette tentative comme l’avait déjà fait échouer deux fois le bon sens des jurés rhénans. Alors, il ne resta pas d’autre ressource que d’avoir recours à une ruse policière, et, « pour l’instant, le but est atteint« . La Nouvelle Gazette rhénane cesse provisoirement de paraître. Le 16 mai, le gouvernement a fait parvenir à son rédacteur en chef, Karl Marx, le chiffon suivant : « Dans ses numéros… les plus récents, « la Nouvelle Gazette rhénane incite résolument à mépriser le gouvernement« , à opérer un bouleversement par la violence et à instaurer la république sociale… »

Réponse de son rédacteur en chef, Karl Marx : « Au directeur de la police, M. Geiger.

« À quoi bon ces niaiseries et ces mensonges officiels ! Les derniers numéros de la Nouvelle Gazette rhénane, par leur tendance et leur langage ne se distinguent pas d’un iota de son premier « coup d’essai ».

« Eh bien, notre tendance était-elle inconnue du gouvernement ? N’avons-nous pas déclaré devant les jurés que c’était « le devoir de la presse de miner les bases du système existant » ?… N’avons-nous pas parlé ouvertement et sans méprise possible, avec « notre manière de juger le mouvement européen« , et de nous exprimer à son sujet… ? À supposer… que la contre-révolution tiendrait dans toute l’Europe par les armes, elle mourrait dans toute l’Europe par l’argent. La fatalité qui annulerait la victoire serait la faillite européenne, la faillite de l’État. Les pointes des baïonnettes se brisent aux piques de « l’économie ». Mais l’évolution n’attend pas l’échéance de ces traites que les États européens ont tirées sur la nouvelle société européenne. À Paris sera donnée la réplique décisive et nous nous nous écrierons : VÆ VICTIS ! (Malheur aux vaincus).

« Dès le début nous avons estimé superflu de dissimuler notre opinion. Au cours d’une polémique avec le Parquet nous avons dit : « La véritable opposition de la « Nouvelle Gazette rhénane » ne commencera que dans la république tricolore« … N’était-elle pas l’âme de notre journal ? À quoi bon vos phrases hypocrites à la recherche d’un prétexte impossible à trouver ? Nous n’avons pas l’habitude de prendre des ménagements… Mais nous n’embellirons pas le terrorisme. Pourtant les « terroristes de droit divin et juridique » sont en pratique brutaux, méprisables, vulgaires, et en théorie, lâches, dissimulés, fourbes et sans honneur. »

La Nouvelle Gazette rhénane, n°301, 19 mai 1849

Les dernières concessions, faites par lâcheté, la suppression de la censure, le droit d’association, ne sont-ils pas supprimés par la nouvelle charte de la loi martiale, « même en dehors de l’état de siège » ?

« La Prusse est appelée, en ces temps difficiles, à protéger l’Allemagne contre des ennemis intérieurs et extérieurs. Il s’agit d’instaurer l’ordre et la loi dans notre pays…

« Il s’agit de défendre sa liberté contre la domination d’un parti qui sacrifie à ses passions la morale, l’honneur et la fidélité, un parti qui a réussi à lancer sur une fraction du peuple un tissu d’égarements et d’erreurs… L’état de siège et les cours martiales, c’est uniquement pour garantir au peuple la « protection du droit et de la liberté » ! On étouffe la liberté de la presse, on place la presse sous la censure, on interdit directement les journaux, on réintroduit, de jure, la censure et on y élimine complètement, de facto, la presse (les journaux.) Et finalement on octroie seulement aux sujets « libres » les répugnants cloaques policiers de la (presse collabo) et de la « feuille de chou » (intello-bobo) pourvoyeuse de gibets… le tout pour ne pas laisser grandir le dernier doute sur la valeur de la « parole royale » (du roitelet socialiste Hollande-ça-va-mieux) !

La Nouvelle Gazette Rhénane n° 143, 15 novembre 1848

APPEL

« Le Comité démocratique appelle toutes les Associations démocratiques à encourager l’ensemble de la population… à refuser les impôts, moyen le mieux approprié pour s’opposer aux actes de violence exercés par le gouvernement… Dans le n° 147 du 19 novembre 1848, la Nouvelle Gazette rhénane rend compte du refus des impôts dans les villes et les communes de campagne… Toute opposition brutale au recouvrement des impôts est déconseillée (mais) la non-participation aux ventes sur licitation est recommandée… »

La Nouvelle Gazette Rhénane n° 145, 17 novembre 1848

Karl Marx, Les confessions d’une belle âme

« Nous avons prédit à la Droite ce qui l’attendait si la caste (UMPS) triomphait : un pourboire et des coups de pied. Nous nous sommes trompés. La lutte n’a pas encore pris une tournure décisive que la Droite reçoit des coups de pied, sans recevoir de pourboire. Dans un de ses derniers numéros, la (presse collabo), organe officiel du pouvoir actuel, parle « du vide et de l’absence de pensée inexprimables » de (la caste (UMPS) (et) il n’y a, d’après le même journal, qu’un moyen : la loi martiale, la corde… Dans la (presse collabo), on lit :

« C’est une contre-vérité de dire que l’État (prussien) (ou l’État-PS) a pris un caractère religieux (c’est-à-dire idéologique) et a dirigé les affaires de ce point de vue partial… On sait que (l’État-PS) a (renoué avec) le vieux point de vue d’un gouvernement évangélique… » Il a transformé la politique en religion pour « châtier les dissidents…  par la police. (Hollande-ça-va-mieux), un des prophètes au petit pied, a voulu convertir de force le peuple et la science à la religion (déglingo-socialiste de la libre pensée sénile du lobby GOF-LGBT).

« Les persécutions contre les dissidents sous (Hollande-ça-va-mieux) sont connues, elles aussi. (Il a harcelé ceux) « qui rejetaient le rituel et les dogmes (socialistes) spécialement inventés par lui

« Et (ceux) qui ont pris partout la tête de la contre-révolution par l’intermédiaire de leurs représentants, que leur réserve-t-on ?… La (presse collabo) avait jeté la prospérité en appât au parti (UMPS). Mais déjà elle secouait la tête d’un air soucieux : Pour l’instant les (UMPS) ont une peur intense de s’avouer réactionnaires dans des assemblées ou des organes officiels… Il faut abandonner les (UMPS) ordinaires à leur sort… »

« On sait que le parti contre-révolutionnaire a lancé le mot d’ordre : Achever (le socialisme à l’agonie) !

« L’organe officiel (de la presse collabo) dédaigne de porter plus longtemps le masque :

« La situation, avoue l’organe officiel, en est à un tel point que l’achèvement de l’œuvre (de Hollande-ça-va-mieux au pays imaginaire des merveilles socialistes) ne peut même plus être un remède. Comment le gouvernement doit-il agir contre l’obstination morale et l’absence de liberté intérieure (du peuple de France) ?

« On se demande… si de nouvelles élections ne donneraient pas un résultat encore plus navrant que les premièresLa dissolution (du peuple) devrait s’ensuivre » s’écrie la (presse collabo)… »

« Le peuple, lorsqu’il vota pour la première fois, avait la liberté extérieure. Mais la liberté intérieure ? (Les fraternités GOF-UMPS ont usurpé sans aucune honte les votes des électeurs socialo-déboussolés et les votes des électeurs centro-abusés et trompés par la mystification du complot du front ripoublicaïn, lors des élections régionales en France). Toutes les prétendues conquêtes (socialistes) ne seront « considérées comme entraînant des obligations que si la contrainte la plus directe est en mesure de les maintenir« . C’est le (passage en force) qui les a enfantées, c’est le (passage en force) qui les renversera… Donc plus d’illusions. Le peuple doit mettre un terme aux (lois de Hollande-ça-va-mieux), ou bien c’est (Marine le pen) qui le fera… »

La Nouvelle Gazette Rhénane n° 153, 26 novembre 1848

Karl Marx : Trois procès contre la Nouvelle Gazette rhénane

« Il y a pour l’instant trois procès intentés à la Nouvelle Gazette rhénane, sans compter les poursuites judiciaires contre Engels et Marx pour des délits politiques soi-disant « hors de propos journalistique« . On assure de source bien informée qu’il y a au moins encore une douzaine d’enquêtes ouvertes contre la « feuille scandaleuse« , expression officielle du procureur… Le crime : Attaque brutale à la « délicatesse » virginale de six gendarmes prussiens, et du roi du Parquet, M. le premier procureur, « représentant du peuple in partibus » infidelium (Dans les pays occupés par les infidèles. Se dit de l’évêque dont le titre est purement honorifique et ne donne droit à aucune juridiction. Par ironie : se dit d’un ministre, d’un ambassadeur, etc. … in partibus pour désigner un fonctionnaire sans fonction !) ». (Comme Hollande-ça-va-mieux in partibus en 2017).

« Quant à la « délicatesse » (du procureur), elle est pour nous un « noli me tangere ! » (« Ne me touchez pas ! » Ce sont les paroles de Jésus à Madeleine tirées de l’Évangile de Saint Jean (XX, 17). Cette expression s’emploie quand on parle d’une chose à laquelle une sorte de religion empêche de toucher).

« M. Weinhagen a déclaré dans la Nouvelle Gazette rhénane, sous sa signature, qu’il avait à faire connaître des faits blessants pour « l’honneur et la délicatesse » (du procureur), qu’il pouvait prouver ces faits, mais qu’il devait s’abstenir de les rendre publics tant que (le procureur), cherchait protection dans l’article du Code pénal selon lequel toute dénonciation, même la mieux fondée, sera poursuivie comme calomnie, si elle ne peut pas être prouvée par un jugement du tribunal ou des documents authentiques.

Nous en appelons donc à « l’honneur et à la délicatesse » (du procureur) !  Le ministère, dans son acte d’accusation, a reconnu… la Nouvelle Gazette rhénane comme le plus mauvais journal de la « mauvaise presse… Nous déclarons que le pouvoir (socialiste) est le pouvoir le plus comique des pouvoirs comiques. »

La Nouvelle Gazette Rhénane n° 156, 30 novembre 1848

Karl Marx et Friedrich Engels : « Des (journaleux) donnent la mesure de leur bassesse« .

« L’obséquiosité des (journaleux) a dépassé l’idéal… (de la presse collabo)… Devant cet esprit servile, (on) reste confondu. Le pieux (journaleux) se prostituent à la royauté (socialiste) de « droit divin« … La liberté était suspendue, la vie des (opposants) menacée, la dignité et l’honneur de la nation outragés

« Les propositions les mieux intentionnées et les plus justes de mettre un terme à ce régime de terreur échouaient devant la résistance (des journaleux de la presse collabo)… C’est avec d’impudents mensonges et des protestations de fidélité de chiens rampants, que (les journaleux de la presse collabo)… braillent leur docte approbation des actes arbitraires du ministère (et) ils poussent le comique jusqu’à parler du « sérieux de leur profession ». Le fond de l’histoire, c’est une incroyable fureur soulevée par le refus des impôts.

« Plus d’impôts et le pouvoir (des socialistes) privilégiés fait faillite (quand les avantages) de cette race (d’usurpateurs-accapareurs de la profitation de la gabegie socialiste) cupides sont menacés… Leur (rente de situation) a ses racines dans la royauté (socialiste) de « droit divin »…  Ils écrivent (leur) dévouement, c’est-à-dire qu’ils sont dévoués à leur (rente de situation). Si le peuple obtient la victoire finale, ces (journaleux de la presse collabo) sauront vite, malgré tout le « sérieux de leur profession », se mettre du côté (du manche) de cette nouvelle souveraineté populaire qu’ils maudissent aujourd’hui. Mais le peuple leur criera alors : « Trop tard ! » et il se préparera à mettre un terme rapide à toute la misère (issue) de ce (socialisme) privilégié. »

Thierry Michaud-Nérard

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