La politique de Hollande : « C’est pas moi, c’est l’autre ! »

Notre président normal est aussi un président qui semble avoir une curieuse notion de la continuité de l’Etat.

Son système du « C’est pas moi, c’est l’autre » qu’il nous serine en permanence, de façon déjà grotesque au niveau de la politique intérieure, devient franchement indécent en politique internationale.

Lors de la visite de Poutine, les discussions sur la Syrie se sont visiblement mal passées, à voir la tête des protagonistes lors de leur conférence de presse commune. Poutine n’est visiblement pas quelqu’un qui aime qu’on lui fasse la morale. Car notre président normal se pense aussi un président moral et fait donc la morale à tout le monde, y compris aux autres chefs d’état..

Il semble que notre président normal ai demandé à Poutine s’il était éventuellement prêt à recueillir Bachar El Hassad en Russie si on arrivait à le faire partir. Lequel Poutine a répondu vertement que Assad était venu en France plus souvent qu’en Russie.

C’est alors que notre président normal a répondu :

« C’était pas moi, c’était l’autre ! Je ne suis pas responsable de cela »

Je me suis sentir mourir de honte, là, devant ma télévision, en temps que française.

Notre président normal (et moral) sait-il ce qu’est la continuité de l’Etat, de la Nation, de la France ?

Au plan international en particulier, on assume ses prédécesseurs quand on est le chef de l’Etat et non le chef d’un parti !

Rappelons que les traités sont également signés au nom de la France et non d’un chef de parti, sinon il n’y aurait plus de politique internationale possible.

Un peu de dignité, que diable ! 

Voilà une réponse que n’aurait jamais faite Mitterand, on peut lui reconnaître cela, même en désaccord avec lui sur d’autres plans.

Par ailleurs, on a cru comprendre que, s’il y avait mandat de l’ONU, notre président normal serait prêt à s’engager avec d’autres dans une guerre en Syrie. On croit cauchemarder.

Damas n’est pas Tripoli. Plus question de bombardements et de guerre aérienne. Ce serait du corps à corps au sol.

Car que croyez-vous qu’il se passerait si on bombardait la Mosquée des Omeyyades, même par erreur ?  Ce serait la guerre totale avec tout le monde arabe, à peu près l’équivalent d’un bombardement du Dôme du Rocher à Jérusalem.

Une intervention militaire veut donc dire une guerre au sol, coincés entre des factions rivales, que personne n’identifie clairement, et avec au milieu des éléments se réclamant d’Al Qaida.

Une guerre au cœur d’une ville dont chaque coup de canon peut endommager ou détruire l’un des édifices les plus importants du monde musulman…..

On peut parier d’avance, avec une totale certitude, qu’alors l’ensemble des protagonistes se retourneraient, avec d’innombrables renforts venus de tout le monde arabe, contre les « envahisseurs » en théorie venus pour les sauver.

Jolie perspective !

Nous n’avons plus qu’à espérer que la Russie et la Chine tiendront bon à l’ONU ! 

Clothilde Delarive

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