La presse a tranché : bracelet électronique pour la trop dérangeante Christine Tasin !

Publié le 4 juillet 2014 - par - 5 224 vues
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Il faut lire avec attention l’article de l’Est républicain consacré au procès de Christine Tasin à Belfort, audience du Mercredi 3 Juillet 2014. Cet article résume à lui seul les ambiguïtés dans lesquelles la presse française quasi-entière se complait depuis que la question de l’Islam est publiquement posée en France.

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Difficile travail d’honnêteté intellectuelle pour des gens qui, en accord avec les différents pouvoirs complices du développement, sur notre territoire, d’une doctrine politico-religieuse en complète opposition à nos valeurs, empêchent encore la vapeur de s’échapper de la cocotte-minute. Assis sur le couvercle, sentant la chaleur diffuser, de plus en plus forte, sur leurs fesses lustrées de petits bureaucrates à clavier bien tempéré, il se demandent ce qui se passe et cherchent encore Descartes là où s’est installé, ventre en avant et main baladeuse, le Calife. Leur désarroi est réel, confronté, cela se sent, à la doxa officielle de leurs patrons.

On commence fort : ayant vertement critiqué l’Islam, l’accusée est donc d’extrême-droite. Logique. De Bernard-Henri Lévy à Claude Askolovitch en passant par BeIn Sports, Attali, Bouteldja, Ramadan et la nuée commensale, on est d’accord pour imposer la Foi du Bédouin de Médine comme race à part entière, toute critique, colère ou simple question à son propos étant désormais susceptibles de recevoir leur réponse devant le Tribunal Correctionnel (voir plus si affinités des Juges avec ladite Croyance).

Christine Tasin a critiqué l’islam. Elle a osé, quand Droite et Gauche se battent pour lui offrir gite et couvert. Elle est donc d’extrême-droite, où, soit dit en passant, notamment par son avocat Maître Scipilliti, elle rejoint dans la vindicte d’un procureur de la République apparemment peu au courant de la littérature, une cohorte de talents médiocres (Wikipedia) :

Blaise Pascal (1623 – 1662 scientifique et philosophe français) dans Les Pensées «  : “La religion Mahométane a pour fondement l’Alcoran et Mahomet. Mais ce Prophète qui devait être la dernière attente du monde a-t-il été prédit ? Et quelle marque a-t-il que n’ait aussi tout homme qui se voudra dire Prophète ? Quels miracles dit-il lui-même avoir faits ? Quel mystère a-t-il enseigné selon sa tradition même ? Quelle morale, et quelle félicité ?”

Bossuet (1627 – 1704), écrivain, précepteur de Louis XIV, évêque de Meaux : L’islam(isme) ! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. (Panégyrique de Saint Pierre Nolasque).

Montesquieu ; ~1689 – 1755 philosophe et écrivain français : « C’est un malheur pour la nature humaine, lorsque la religion est donnée par un conquérant. La religion mahométane, qui ne parle que de glaive, agit encore sur les hommes avec cet esprit destructeur qui l’a fondée. » (De l’Esprit des lois) « La religion des Guèbres rendit autrefois le royaume de Perse florissant ; elle corrigea les mauvais effets du despotisme : la religion mahométane détruit aujourd’hui ce même empire. »

Voltaire, 1694 – 1778 écrivain et philosophe français : Le personnage de Mahomet a fortement intéressé Voltaire qui lui a consacré une pièce de théâtre Le Fanatisme ou Mahomet et suggéré de nombreux commentaires. Voltaire considère Mahomet comme un imposteur, un faux prophète, un fanatique et un hypocrite dans son œuvre Le Fanatisme, qui ne vise pas uniquement le fanatisme musulman mais aussi, indirectement, le fanatisme chrétien de son époque. Il développa de féroces commentaires dans le Dictionnaire philosophique. Dans son Essai sur les Mœurs, il évoquera toutefois le grand homme qui a changé la face d’une partie du monde.

Chateaubriand (1768 – 1848 écrivain et homme politique français) : « Je dois remarquer que j’ai été le seul, avec Benjamin Constant, à signaler l’imprévoyance des gouvernements chrétiens : un peuple dont l’ordre social est fondé sur l’esclavage et la polygamie est un peuple qu’il faut renvoyer aux steppes des Mongols. » (Mémoires, XXIX, 12) « Tous les éléments de la morale et de la société politique sont au fond du christianisme, tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet. » (Mémoires d’Outre-tombe)

Alfred de Vigny (1797 – 1863 écrivain français) : « Croyez en Dieu et en son prophète qui ne sait ni lire ni écrire (dans le Coran). »(Journal d’un poète, été-automne 1829) « Si l’on préfère la vie à la mort on doit préférer la civilisation à la barbarie. L’islamisme est le culte le plus immobile et le plus obstiné, il faut bien que les peuples qui le professent périssent s’ils ne changent de culte. (Journal d’un poète, année 1831)

Gustave Flaubert (1821 – 1880, écrivain français) : « Sans doute par l’effet de mon vieux sang normand, depuis la guerre d’Orient, je suis indigné contre l’Angleterre, indigné à en devenir Prussien ! Car enfin, que veut-elle ? Qui l’attaque ? Cette prétention de défendre l’Islamisme (qui est en soi une monstruosité) m’exaspère. Je demande, au nom de l’humanité, à ce qu’on broie la Pierre-Noire, pour en jeter les cendres au vent, à ce qu’on détruise La Mecque, et que l’on souille la tombe de Mahomet. Ce serait le moyen de démoraliser le Fanatisme. » (Lettre à Mme Roger des Genettes / 12 ou 19 janvier 1878)

En Allemagne, on peut citer : – Schopenhauer (1788 – 1860 philosophe allemand) : « Le Coran, ce méchant livre, a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire pendant 1200 ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d’hommes ; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré un singulier mépris de la mort et un enthousiasme capable d’affronter des guerres sanglantes, et d’entreprendre les plus vastes conquêtes. Or nous y trouvons la plus triste et la plus pauvre forme du théisme. Peut-être le sens nous en échappe-t-il dans les traductions. Cependant je n’ai pu y découvrir une seule idée un peu profonde. »

Entre autres multiples et fort argumentées gracieusetés « oubliées » dans le 90. Ô, lacunes de l’enseignement secondaire français ! Va-t-on traduire rétrospectivement ces quelques pitoyables esprits égarés par la haine devant le Tribunal Correctionnel de Belfort ? Tremblez, gloires de la nation, vous serez exhumées, et traînées, poussières, devant les Juges.

Pour le reste de l’article, le ton se veut neutre, mais on voit bien de quel côté penche la citoyenne Becker. Elle tente de s’en tenir aux faits, tâche compliquée par une tendance à se joindre à la meute pour forcer un peu plus la biche. On ne lâche pas les chiens, certes, mais on perçoit, près de la machine à café, leur grognante impatience. Cette Française, son nom déjà ? Ah oui, Tasin, Christine, qui attaque, toute seule, l’ami de toujours, le compagnon de route millénaire, le voisin tourmenté par la soif d’un pieux Juillet et le futur électeur du futur édile bien disposé, quel culot. Et les mots, dites donc, vous avez lu ça ? Dans la France de Clémenceau, de Zola, Ferré, de Cavanna, de Desproges, de Moulin, de de Gaulle, n’en jetez plus, la cour est pleine ! C’est une horreur.

Dérangeante dame, cette Tasin. Qui fait front. Ca ne se balade plus trop en ville, des gens pareils. On les case à la rigueur sur un plateau de télévision, une fois par an, face à des spécialistes de la cuisine à l’étouffée. Dormez, citoyens, on vous berce au valium. Au passage, une allusion à la vie privée de la très prochaine sursitaire (trois mois, avec ou sans bracelet ?). Un certain Pierre Cassen est là, près d’elle. Il fut son compagnon. Wouaouuuuu, journalisme d’investigation ! Bravo, M’âme Becker, vous avez bien mérité votre morteau-purée à la santé du Calife. Il est vrai que lorsque l’on se repaît des ensemencements présidentiels, des beuglements strausskahniens, des séjours touristiques à la Cahuzac et des déclarations d’amour de Christiane Taubira à sa patrie de circonstance, on ratiocine un peu à l’idée d’envisager la vie intime des gens ordinaires. Mais vous l’avez fait, c’est tout à votre très corporatif honneur.

Alain Dubos

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