Le seul problème que rencontre ce matraquage idéologique se résume en un seul mot : les faits sont têtus. Zemmour n’agite pas les peurs : la peur qu’éprouvent les Français est fondée sur le réel. Il n’y a pas de sentiment d’anxiété : l’anxiété est là, et se fonde sur le réel. Le drame de Montauban en apporte, si cela était nécessaire, une nouvelle preuve.

Dans la soirée du 29 octobre dernier, un ancien parachutiste est agressé par une demi-douzaine de racailles devant un restaurant de Montauban. Marié et père de deux enfants, cet ancien militaire avait été un soldat exemplaire, doté de très solides valeurs, et donnait manifestement toute satisfaction à son nouvel employeur. Quelques heures plus tard, il succombait à ses blessures, victime d’une violence ordinaire exercée par des assassins ordinaires,  appartenant peut-être à la communauté des gens du voyage, si l’on en croit les premières informations recueillies. Rien que de l’ordinaire, en quelque sorte.

Au bénéfice de ces infâmes meurtriers : une France ouverte à tous vents, infiniment généreuse envers eux, dotée d’une justice qui leur est extrêmement favorable et d’une police totalement débordée par le déchaînement de leur violence. Au passif de cette nouvelle victime innocente : un passé de militaire, une vie familiale normale, un travail mené consciencieusement, une vie de « Français ordinaire », et, finalement, une vie exemplaire.

Les élections de 2022 peuvent et doivent « renverser la table » : tout doit être mis en œuvre pour réprimer avec la dernière sévérité cet épouvantable déchaînement de violence qui ne fait que croître, et pour protéger de la meilleure façon les Français innocents qui ne demandent qu’à vivre normalement. Si rien ne change en 2022, il n’est pas exclu que le peuple de France se réveille d’un seul coup. Et, pour paraphraser Alain Peyrefitte, nous pouvons conclure : quand le peuple s’éveillera, l’élite tremblera.

François Billot de Lochner