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La prise de pouvoir par la haute finance mondiale, c’est presque fait

Avec la crise sanitaire prolongée, jamais la finance n’a semblé aussi forte, aussi puissante, aussi sûre d’elle et dominatrice. Pendant que l’économie réelle, commerce, services, spectacles, mais aussi industries, sombre corps et biens, elle ne cesse de se renforcer. En 2020, les Bourses se sont maintenues, quand elles n’ont pas progressé. Le numérique aspire chaque jour un peu plus le chiffre d’affaires des autres entreprises, commerces en particulier. Et les principales fortunes mondiales s’enrichissent encore d’avantage : 177 milliards d’euros pour Bezos, 151 milliards pour Elon Musk, 150 milliards pour Bernard Arnaud, 130 milliards pour Bill Gates. Les fortunes des magnats atteignent désormais les PIB de pays importants : on pourrait comparer chacune de ces fortunes au PIB de la Serbie, de la Bulgarie, et les deux tiers des pays du monde ont un PIB inférieur à ces montants cumulés par une seule personne… Et puis, il y a les banques et les fonds de gestion. Blackrock gère 8 700 milliards de dollars d’actifs, soit la moitié du PIB de la Chine. Ce montant a progressé de 17 % depuis le début de la crise sanitaire… Les trois premiers fonds, Blackrock, Vanguard et State Street détiennent 25 % des droits de vote du Standard & Poors… Ils font donc la pluie et le beau temps parmi les principales sociétés américaines.

On me répond que je suis complotiste, que je vois le mal partout, que c’était pareil avant : avant, les États n’étaient pas endettés comme ils le sont aujourd’hui, en particulier auprès de ce monde de la finance. Si les États n’obtempéraient pas aux exigences de ce milieu, ils se retrouveraient du jour au lendemain privés de financement, et en faillite immédiate : des États en déficit ne peuvent se passer de prêts, comme des drogués en manque. C’est sans doute pour cela que l’UE a fait passer en 2016 la directive BRRD, qui autorise les banques à ponctionner l’épargne des clients pour se renflouer. Ou que les États se sont montrés incapables, au lendemain de la crise des subprimes, de réguler les activités spéculatives pourtant responsables du krach.

Aujourd’hui, les magnats de la finance s’impliquent dans la politique, l’éducation, le social. La fondation Open Society de Soros a investi deux milliards d’euros en vingt ans pour promouvoir l’immigration de masse, la légalisation du cannabis, l’euthanasie. Elon Musk envoie des fusées dans l’espace, Google X finance à coup de dizaines de milliards d’euros, dans son centre ultra-secret Google X, le transhumanisme… Aujourd’hui, la fondation Gates dispose d’un budget de 5,5 milliards d’euros par an, soit plus du double du budget de l’OMS… Qui a donc le plus d’influence sur la santé mondiale, Gates ou les Nations unies ?

Les magnats de la finance ont aujourd’hui les moyens financiers de supplanter les États. Il peuvent d’un seul souffle les écrouler, comme un vulgaire château de cartes. Et leurs fondations peuvent dès demain prendre le relais. Ruinant ainsi démocratie et souveraineté des nations et des peuples, que la finance considère comme une relique du passé, la preuve de l’égoïsme des pays occidentaux. Avec les laboratoires pharmaceutiques et la complicité des médias, ils excitent de façon irrationnelle la peur de la pandémie, exagèrent sa dangerosité, plongent les populations dans la terreur irrationnelle, et font ainsi avancer leur programme, instaurant de force un pass sanitaire, qui deviendra plus tard un véritable bréviaire de contrôle des citoyens dociles, domptés au nouveau système.

À force de se laisser endormir par les voix rassurantes des médias à leur solde, à force d’écouter ceux qui traitent de complotistes les voix discordantes, nous voilà chaque jour un peu plus privés de nos libertés, de nos patrimoines, et même de la faculté de travailler et nous déplacer à notre guise. Que nous faut-il de plus pour réagir, pour nous lever ? Être expropriés de nos maisons, de nos magasins ? Être assignés à résidence ad vitam æternam, être vaccinés de force ? Réveillons-nous, il est plus que temps d’ouvrir les yeux.

Olivier Piacentini