La prison de Bentham ou l’homme devenu son propre bourreau

La soumission à l’autorité, même illégitime, est une constante des sociétés humaines… sauf qu’il existera toujours des esprits rebelles qui jamais, eux, ne se soumettront aux principes qui choquent leur conscience.

Pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui avec les vaccinations obligatoires et les passes sanitaires, nous devons regarder les résultat des expériences de soumission, et parmi elles les plus célèbres : l’expérience de Milgram, l’expérience de Stanford et la prison de Bentham.

C’est par la connaissance de ces expériences que ceux qui se soumettent aux diktats de Macron et de ses ministres et obligés parviendront peut-être à s’affranchir des obligations qu’on leur impose, ou plus justement qu’on semble leur imposer, comme nous le verrons plus bas.

L’EXPERIENCE DU PSYCHOLOGUE MILGRAM est la plus connue et elle nous laisse pantois car elle montre comment certains deviennent des tortionnaires dans le seul objectif d’obéir aux ordres qu’ils réprouveraient en temps normal mais qui sont « venus d’en haut ».

L’expérience, menée en 1963, visait à évaluer le degré d’obéissance des individus à une autorité perçue comme légitime. Elle mettait en action trois personnages : le sujet qui était l’objet de l’étude et auquel on avait donné le nom de « professeur », l’élève et l’expérimentateur qui était censé représenter l’autorité et qui était affublé d’une blouse, ce qui  lui donnait l’air supérieur de celui qui contrôle.  Ces deux derniers personnages étaient des acteurs qui jouaient un rôle, ce que « le professeur » ignorait. Les trois rôles étaient soi-disant tirés au sort mais le résultat était truqué.  « L’élève », attaché à un siège et relié à des électrodes, devait retenir une liste de mots, puis le professeur l’interrogeait et lorsque l’élève échouait, « le professeur » – le sujet de l’expérimentation –  lui envoyait une décharge électrique – du moins le croyait-il. Plus il y avait de mauvaises réponses, plus les décharges étaient censées être fortes, et l’élève devait simuler la douleur. Pour 75 volts, un gémissement. Pour 120 il protestait disant à l’expérimentateur qu’il souffrait. Puis selon les décharges il y avait les hurlements, de plus en plus forts et la demande d’arrêter.

Devant les souffrances qu’il pensait infliger, « le professeur » hésitait mais l’expérimentateur lui demandait de continuer puisqu’il s’était engagé à faire l’expérience. Et, ce qui est effroyable, c’est que la plupart des « professeurs » continuaient sous la pression de l’expérimentateur, car celui-ci était l’autorité.

N’est-ce pas insupportable de constater que les professeurs, les sujets de l’expérience, se transforment en tortionnaires afin d’obéir à celui qu’ils prenaient pour l’autorité ? Qu’ils se transforment en tortionnaires contre  un malheureux qui hurlait d’arrêter l’expérience ? Qu’ils prennent le risque de tuer « les élèves » en leur infligeant des électrochocs de 450 volts ? Bref qu’ils aillent aussi loin ? N’est-ce pas terriblement inquiétant ? 62% des « professeurs » allèrent jusqu’au bout de l’expérience ! Deux sur trois. C’est énorme. L’autre tiers refusa de poursuivre, à des stades différents de l’expérience, et il semble que 15% seulement s’y refusèrent dès la première ou la seconde décharge. Ceux là sont les rebelles. Et dans toute population il y a des rebelles, des esprits libres qui agissent selon leur conscience. C’est parmi eux que durant la seconde guerre mondiale les résistants apparurent. Les autres, les conformistes, s’étaient soumis à ce qu’ils croyaient être l’autorité. C’est chez eux que se trouvent les collabos.

L’EXPERIENCE DE STANFORD  démontre également la soumission à l’autorité. Des étudiants en psychologie de l’université de Stanford avaient joué au prisonnier et au maton, et les rôles avaient été véritablement tirés au sort. Au début tous riaient, les prisonniers avaient été enfermés dans leurs chambres, mais bientôt le « costume » que les uns et les autres avaient enfilé déteignirent sur leur mental : les gardiens devinrent de plus en plus brutaux, maltraitant les prisonniers, et ces derniers se recroquevillèrent sur eux-mêmes, baissant la tête devant les brimades. Au bout de 6 jours la situation était devenue telle que l’expérience fut prématurément arrêtée. Ainsi dans cette autre expérience les étudiants jouant les prisonniers s’étaient soumis aux gardiens, parce que ceux-ci, même dans un  jeu, représentaient l’autorité. Et sur les 50 participants à l’expérience, seul UN SEUL se révolta et fut à l’origine de l’arrêt de l’expérience. Il était le rebelle.

LA PRISON DE BENTHAM

Il s’agit cette fois-ci d’une expérience qui fut menée en 1791, lorsque le philosophe Bentham proposa une alternative au bagne dans les colonies. Dans une prison ronde organisée en galeries sur plusieurs étages autour d’une cour ronde dans laquelle sont censés demeurer les gardiens, seuls les gardiens ont la possibilité de voir les prisonniers. Mais ces derniers, eux, ne peuvent voir personne. Pourtant il n’existe dans cette prison aucun gardien  installé dans la tour centrale de surveillance. Toute l’affaire tient dans la croyance des prisonniers en cette surveillance permanente. C’est cette croyance qui fait qu’ils se soumettent au système et ne songent guère à se révolter.

EH BIEN C’EST CE QU’IL SE PASSE AUJOURD’HUI. Les gens faibles se croient observés à chaque instant alors que l’Etat ne dispose d’aucun moyen pour ce faire. Aucun.  Mais ils se soumettent à l’autorité qu’ils vouent en Macron qui, pourtant, a perdu toute légitimité. Qu’importe, un certain nombre d’entre eux agissent en collabos. Ils n’ont pas compris que grâce aux autres, les résistants, Macron et ses ministres sont en train de reculer. Désormais il n’est plus nécessaire de se faire vacciner pour disposer du passe sanitaire, il suffit d’utiliser les autotests ! Vraiment quelle reculade. Cela ne convient cependant pas aux résistants qui sont au moins 50% de la population, ce qui est particulièrement énorme, loin des moins de 15% que l’on trouve généralement dans les expériences de soumission ,qui  veulent mettre fin au passe sanitaire. Et ils y réussiront. Car la France n’est qu’une prison de Bentham.

Paul Chalon

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8 Commentaires

  1. Vous êtes certain qu’il y a , en France, 50% de résistants ?

  2. Petite remarque sur l’expérience de Milgram : les vrais rebelles ne sont pas ceux qui refusent l’expérience dès la première ou la seconde décharge, mais ceux qui refusent tout simplement de participer à cette expérience. Ceux qui refusent d’entrer dans ce jeu.

  3. L’expérience de Bentham ne révèle rien de particulier, par rapport à LaREM et ses professeurs enfoirés jusqu’au trognon Un exemplaire écœurant à la limite du soutenable: Véran brandissant le rapport trafiqué de « The Lancet the best science for better lives », en direction de Raoult. Des professeurs zélés comme Lechybre qui, assez gonflés pour être dispensé du vaccin pour obésité, veut envoyer les gendarmes aux non-vaccinés.

    • Et Véran, sans honneur, sans dignité, n’a pas démissionné. Non, il continue à pérorer et palabrer de plus belle, fort irrité par les Gaulois Réfractaires qui osent ne pas se soumettre aux autorités autoritaires.

  4. Dans le même ordre d’idée, je constate que les derniers gouvernements successifs ont pris le pli de ponctionner à mort les Français.
    Il n’est JAMAIS VENU à l’esprit de l’un quelconque de tous ces ministres que les Français aimeraient que çà cesse !
    Ainsi, bien que nous sachions que les Chinois soient à l’origine de la pandémie mondiale COVID, je n’ai jamais entendu parler d’un état financier des coûts engendrés par cette saloperie (fermetures d’entreprises, chômages, aides médicales diverses, ambulanciers, pompiers, …) pour en demander un remboursement échelonné, trimestriel par exemple, aux Chinois !
    Alors notre Banquier élyséen de mes fesses a trouvé la solution la plus facile : demander un prêt à l’U.E. et tout faire endosser aux Français !
    C’est pas une LONGUE TORTURE INJUSTE çà ?

    • Avec les moyens informatiques dont nous disposons, et les charges trimestrielles automatiques qui sont prélevées sur les entreprises, les chiffres des ASSEDIC, les chiffres des différents organismes (Santé), il est tout à fait possible d’établir un état financier des coûts du COVID et d’en demander le remboursement échelonné à la Chine.
      Parce que si nous demandons un remboursement annuel, nous risquons d’attendre longtemps…
      Nous avons les moyens d’automatiser tout cela… Pourquoi ce n’est pas fait ?
      Pourquoi toujours ponctionner les salaires et les retraites ?
      Ils ne sont pas déjà suffisamment ponctionnés pour financer l’INVASION qu’on nous IMPOSE ?
      Comme le pli est pris, personne ne réagit, personne ne cherche d’autre solution. Les Français bons payeurs, trop bons, trop CONS !!!

  5. Dans l’expérience de Milgram le moment de bascule est lorsque le Professeur commence à avoir des doutes. Il interroge alors l’expérimentateur sur la nécessité de continuer l’expérience et celui-ci lui répond d’une part de continuer et d’autre part qu’en cas de problème il en assume, l’expérimentateur, l’entière responsabilité. A ce moment là, la conscience du professeur est libérée car il n’est plus qu’un pion irresponsable de la machine et il va pousser électricité à fond.

    En France, on retrouve cette attitude quand avant une manif « politiquement incorrecte », le Préfet réunit les forces de police et leur demande de faire du zèle et qu’en cas de problème il en prend la responsabilité. Les policiers font alors usage de leurs LBD sans état d’âme quitte à éborgner ou mutiler les gens.

    • Milgram ou le début de la télé réalité qui consiste à obéir à un ordre alors que l’on sait bien que le gars subissait de fausses électrocutions, on sait pourquoi les gens sont totalement azimutés aujourd’hui.

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