La reconnaissance faciale, à présent !

Publié le 11 octobre 2019 - par - 1 commentaire - 638 vues
Share

On pourra dire qu’Orwell ne s’était trompé que de quelques années. Nous ne sommes après tout que 35 ans plus tard que 1984. Alors récapitulons.

Nous subissons les écoutes, ayant fait l’objet d’un excellent film reportage coproduit par France 2 et diffusé la première fois en 2002 : «  Échelon, le pouvoir secret », dans lequel  différents anciens membres du réseau témoignèrent des écoutes à très grande échelle.  Puis vint en 2015 le film reportage de Snowden, «  Citizen Four », un bon complément mettant à jour  les informations et montrant que le système, déjà colossal, n’avait cessé de s’étendre et impliquait la quasi-totalité du monde. Aujourd’hui, ces écoutes illégitimes ne sont plus un secret. Et il faut être bien naïf pour se procurer tous ces objets connectés qui vous surprennent jusque dans vos activités les plus intimes, dans votre salon, votre chambre à coucher, votre cuisine, votre salle de bain. Des yeux, des oreilles indiscrètes vous épient, vous écoutent, vous fichent. À qui appartiennent ces yeux, ces oreilles ? Vous ne le saurez jamais, mais il est clair que vous faites entrer dans votre vie la plus intime de parfaits étrangers que vous, vous ne verrez jamais.

Nous subissons l’obligation du politiquement correct. Mais ce « politiquement correct », qui le décrète ? Pas vous, en tous cas. Cette atteinte au droit d’expression, parfaitement en opposition avec la Déclaration des droits de l’homme, est loin d’être innocente. Elle vise à empêcher le peuple de se coaliser contre ses tyrans, et nombreux, nombreuses, sont ceux et celles qui sont condamnés par des juges avant tout politiciens, cela également en contradiction avec les droits de l’homme : un pays dans lequel les pouvoirs ne sont plus séparés est une dictature. Et une dictature dans laquelle on bâillonne les citoyens est un État totalitaire.

Nous subissons l’interdiction de nous défendre lorsque nous sommes attaqués, soit individuellement – essayez de tirer sur le bandit qui entre chez vous et vous tuera peut-être et vous verrez les juges se déchaîner contre vous  – soit collectivement puisqu’il est tout aussi interdit de se retourner contre ces « chances pour la France » qui assassinent au nom d’une croyance barbare et  haineuse. Je pense à ces pauvres jeunes gens en prison pour s’être normalement défendus contre la bande à Méric qui les traquait depuis des semaines. Procès politique s’il en est.

Nous subissons la destruction de notre culture – assassinat programmé de notre langue par des doctrinaires parfaitement abrutis qui ont tenté, en vain heureusement, de nous imposer la langue inclusive ; assassinat de nos traditions culinaires par les mêmes qui veulent nous empêcher de manger ce que nous avons toujours mangé, afin de ne pas offusquer le palais tapissé de graisse de mouton des nouveaux venus ; assassinat de nos coutumes vestimentaires avec le viol des filles court vêtues de chez nous et les tentatives d’imposer à nos femmes le voile dont chez eux on tente de se débarrasser ; assassinat surtout de nos familles, avec le vol de nos gosses pour les confier à des familles dont j’affirme qu’elles sont anormales puisque hors normes. Car la norme, c’est ce qui est porté par la majorité.

Nous subissons la destruction de notre liberté d’aller où bon nous semble de façon anonyme, car chaque fois que vous passez devant une borne, soit de téléphone, soit de banque, vous voilà trahis par vos téléphones portables, vos cartes visa, et peut être les autres qui sont magnétisées.

J’ajouterai qu’on nous vole aussi nos moyens d’existence, par des impôts d’une lourdeur inégalée. Il y en aurait en France plus de 214. Bon moyen pour nous ligoter une fois de plus ; car que faire lorsqu’on n’a pas un rond devant soi ?

Mais ils n’allaient tout de même pas s’arrêter là ! Non contents d’avoir volé nos voix, nos pensées dites ou écrites, nos libertés, nos coutumes, notre langue, nos enfants, nos moyens d’existence, voici qu’ils s’en prennent maintenant à notre physique. Ils nous volent maintenant nos images, je veux dire les traits de nos visages, notre façon de marcher et  de nous tenir. Mais oui ! La reconnaissance faciale, très en vogue dans cette dictature qu’est la Chine, est arrivée. Comme le vin nouveau. Elle débarque chez nous d’ici un mois, en novembre. L’outil s’appelle « Alicem ». Fortement critiqué par la Cnil et les associations de défense des droits humains, il va cependant s’imposer. Prétexte : sécuriser les échanges et éviter le vol d’identité. Mais Dieu, pourquoi les prétextes sont-ils aussi alléchants et la réalité aussi catastrophique ? Car le danger sera encore plus grand. La Quadrature du Net  a déposé en juillet un recours devant le Conseil d’État pour demander l’annulation du décret autorisant la création d’Alicem. « En y conditionnant la création d’une identité numérique à un traitement de reconnaissance faciale obligatoire, le gouvernement participe à la banalisation de cette technologie, et cela au mépris de l’avis préalable de la Cnil qui avait pourtant souligné son illégalité […] Un projet d’identité numérique, fondé sur un dispositif de reconnaissance faciale obligatoire (au mépris du RGPD) et ayant pour objectif avoué d’identifier chaque personne sur Internet pour ne plus laisser aucune place à l’anonymat ne peut qu’être combattu« .

Mais moi,  mes bons amis, je vais vous donner la solution. Évitez de vous promener avec vos portables, prenez des billets de train ou de transport qui ne vous suivent pas à la trace, n’emmenez avec vous votre carte visa que si elle est indispensable, mettez un cache-col qui couvre le bas de votre visage,  une casquette qui couvre votre front, et des lunettes qui dissimulent vos yeux. Vous n’avez rien à cacher ? Moi non plus. Mais je refuse d’être espionnée au profit des agrégateurs qui trient vos données et vous connaissent mieux que vous-mêmes. Et puis, sait-on jamais… la révolution semble bien en marche et mieux vaut ne pas vous trouver sous l’œil de Big Brother.

Louise Guersan

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Le Blob

Quand on pense qu’une saloperie de musulmerde avait accès à des données sensibles au sein des « sévices du renseignement », il y a matière à sérieusement être inquiets; dans la mesure où l’on ne sait qui est derrière les informations récoltées. Nous y sommes, le viol collectif est devenu une institution. PAYS DE MERDE !!!