La Religion des Pauvres ?

C’est le sultan de Brunei, héritier d’une dynastie musulmane ininterrompue depuis 600 années, qui arrive en tête des monarques les plus riches de la planète avec 22 milliards de dollar), précédant , dans le désordre, l’émir du Qatar, le roi d’Arabie Saoudite, celui de Dubaï et l’émir d’Abu Dhabi – le plus riche des souverains du Golfe, en fait …( Sources : « Forbes.com » et « Le Figaro »en ligne du 24 /09 /07) .

Il faut lire le portrait laudateur qu’a fait « Le Monde électronique » le 12 /10 06 du prince Al Walid Ben Talal, membre de la famille royale saoudienne,à la tête de l’une des 10 plus grandes fortunes mondiales, chantre du libéralisme, investisseur US patenté , en affaires aussi bien avec les européens qu’avec les américains ou les israéliens , plus souvent dans les palaces du monde entier ( qu’il parcourt dans son 747 privé…) que sous sa tente, en Arabie, où il aime recevoir –en traditionnel habit- les doléances des petites gens et faire l’aumône aux pauvres comme l’impose le Coran…

C’est dans l’Iran chiite qu’il faut trouver l’exemple le plus frappant et le plus étalé de l’islamo-business : de richissimes organisations à vocation officiellement caritative et religieuse contrôlent un bon tiers de la richesse du pays , ne paient pas d’impôts , excellent dans l’immobilier et le foncier , gèrent des ressources immenses …tout ça au profit des religieux et des « pasdaran » (Source :« L’Expansion »du27/09/06 – [www.lexpansion.com->www.lexpansion.com]).

Par leur manipulation intellectuelle et leurs discours communautaristes, les tenants de l’islam (radical ou non) comme leurs soutiens humanitaristes et gauchisants de France nous parlent de l’islam comme d’une religion de pauvres et d’opprimés qu’il ne faudrait pas stigmatiser et à laquelle il faudrait tout concéder …La réalité est que cette religion –comme toutes les autres – est instrumentalisée par les représentants les plus forcenés ( et les plus fortunés) du capitalisme économico-financier , qui trouvent en elle un excellent outil pour maintenir des peuples entiers dans un état de dépendance idéologique qui leur fait accepter leur misérable condition et leur enfermement à l’écart de tout progrès matériel, intellectuel, culturel…Et quand ces peuples laissent échapper leurs ressortissants en quête d’une meilleure vie ( le paradis promis résistant mal à l’attrait du réel) , il convient alors , pour ce capitalisme libéral, de trouver dans les pays d’accueil les organisations qui assureront la « maintenance » de la « soumission » sous couvert de charité compassionnelle…

A lire les informations citées ci-dessus, ce n’est plus une boutade : l’islam ? Trois piliers : le Calife qui dirige, l’ Ouléma qui explique pourquoi le Calife dirige…et les Marchands qui financent l’un et l’autre .

Empédoclatès

« du bon usage de la raison »

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