La rente anti-raciste des fils de bourgeois

Il serait très facile de faire taire Assa Traoré et tous les indigénistes haineux de BLM. Il suffirait pour cela de rappeler que tant la traite négrière que la colonisation de l’Afrique s’inscrivent avant tout dans des projets capitalistes, des aventures prédatrices à but éminemment lucratif. Car il est bien entendu qu’on ne fait pas traverser l’Atlantique à des milliers d’esclaves ni ouvrir des comptoirs commerciaux au fin fond du Congo parce qu’on est raciste, parce qu’on veut torturer des Noirs. Ce secret de Polichinelle se maintient pourtant, malgré les évidences. Pourquoi ? Parce que tant les gauchistes que les droitards y trouvent leurs intérêts…

Les gauchistes sont avant tout des gosses de riches, pas de fils de prolos d’usines. Ils jouissent donc d’un certain train de vie. Et donc, jouer à Che Guevara, d’accord… mais à condition qu’il y ait des croissants sur la table, chaque matin. Et de sublimer la cause révolutionnaire à un aspect très mineur de la domination capitaliste : le racisme. C’est le plan idéal : on a l’impression de combattre le nazisme (le « vilain » par excellence des films hollywoodiens), faut pas trop réfléchir (les gentils et les méchants sont clairement identifiables), et surtout ça ne coûte rien : pas de sacrifice financier (les vacances annuelles à la montagne sont sauves).

Les droitards sont, eux, plus souvent des prolos de base. Des gens qui connaissent la vie par l’expérience, pas par le concept. Ils crèvent de jalousie envers les plus riches. Ils meurent d’envie de s’élever, de croquer cette pomme sucrée qu’incarne la réussite économique. Mais pour ça, seul le capitalisme est porteur d’espérances. Et donc, pour maintenir ce doux rêve, il faut le préserver envers et contre tout de toute salissure, de toute critique négative. Pas de sang sur le drapeau capitaliste…

Gauchistes et droitards ont donc conclu un accord tacite quant à la nature de la traite négrière et de la colonisation de l’Afrique. Racisme proto-nazi pour les gauchistes, paternalisme civilisateur pour les droitards, mais en tout cas rien à voir avec le capitalisme. Tout le monde est satisfait de ce « modus operandi », même les Noirs immigrés : ils peuvent demander des « réparations » à chaque Blanc qu’ils rencontrent – pas besoin de beaucoup réfléchir, ni de longuement se justifier.

Albert Camus a dit « Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde ». Refuser de qualifier l’esclavage ou la colonisation pour ce que c’est, c’est se condamner à subir la repentance pendant des décennies (…on y est), sans même l’espoir d’en voir la fin… vu qu’elle se renouvelle à chaque génération. Comme une autre rente d’ailleurs, et dont elle s’inspire. Si vous voyez ce que je veux dire…

Geoffrey Delavallée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 Commentaires

  1. les antifas petits blancs bourgeois
    les black lives mater, des racistes masochistes qui restent en france parce qu’ils y sont surnourris de nos impots,
    moralité: allEZ voter

  2. Très bon article, mais je nuancerais en parlant d’ultralibéralisme plutôt que de capitalisme, lequel remonte à l’Antiquité, avec entre autres les Phéniciens. Le capitalisme est un animal sauvage qui doit être mis en cage, c’est-à-dire contrôlé par des États souverains. Sinon il devient l’ultralibéralisme, sauvage par essence.

  3. “L’imputation de colonialisme est le point Godwin africain. Comme l’argument du nazisme en témoigne, l’argument colonialiste en Afrique discrédite un interlocuteur occidental encombrant.”
    (Christophe Courtin, “Dictionnaire des idées reçues de l’aide au développement” ; Éditions Golias, Villeurbanne, 2016)

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