La revanche du confiné

Tout d’abord, je dois dire que je n’ai aucune connaissance médicale particulière, donc j’ignore si tel ou tel vaccin est efficace ou non, je me contenterai donc une fois pour toutes de donner mon sentiment général sur la situation sanitaire et ses implications.

Des virus et des hommes

La première remarque que je peux faire, c’est que la vie est évolutive par essence, c’est-à-dire que toute proie potentielle finit par susciter un prédateur, y compris pour l’espèce humaine, bien entendu. Mais comme l’homme a réussi à éliminer tous les grands prédateurs comme le loup ou le lion, il ne reste que les microbes et les virus pour le menacer. La surpopulation favorise le développement des épidémies, et les mutations des virus constituent un réservoir inépuisable de nouvelles maladies, qui apparaîtront tôt ou tard.

Le succès triomphal des premiers vaccins ne doit pas nous faire oublier que tout bouclier finit par être percé par une arme encore plus puissante, et comme pour les antibiotiques qui sont de moins en moins efficaces, il en est de même pour les vaccins que les virus ont appris à déjouer en mutant constamment. C’est ainsi que les vaccins contre la grippe ne garantissent pas une forte immunité et qu’il n’existe pas de vaccin pour le sida, par exemple. Nous savons que celui du Covid mute rapidement avec de nombreux variants, il est donc permis de douter de l’intérêt de la vaccination.

Le port du masque est généralement considéré comme primordial afin de stopper la propagation de l’épidémie par les autorités médicales. Je veux bien qu’il protège des postillons de votre interlocuteur, mais comment pourrait-il empêcher le virus de passer au-dessus ou au-dessous du masque avec le flux de la respiration ? C’est impossible avec les masques standards, même chirurgicaux, il faudrait sortir avec une combinaison étanche de laboratoire pour que ce soit vraiment efficace. Le masque n’est donc utile que dans les endroits clos où il y a une grande concentration de personnes, comme les transports en communs ou les grands magasins. Dans les rues où il n’y a pas grand monde et à l’extérieur en général, c’est d’une stupidité sans nom.

L’une des pires mesures qui a été prise est la fermeture des salles de sport, et c’est encore plus grave quand il s’agit de jeunes gens. Car la meilleure manière de lutter contre les maladies est de renforcer son système immunitaire, et l’exercice physique en est le moyen le plus simple et le plus efficace. Les personnes en bonne forme physique en guérissent très bien, dans ces conditions il est criminel d’interdire les pratiques sportives habituelles.

Je ne crois pas que ce gouvernement soit idiot au point de ne pas comprendre ces arguments de bon sens, il ne reste donc logiquement qu’une seule option, il profite de la situation pour faire taire les voix des opposants potentiels et interdire toute opinion dissidente, en un mot établir une dictature sous un prétexte sanitaire. S’il réussit, c’est uniquement dû au lavage de cerveau permanent faits par les médias dominants, en particulier la télévision, sans oublier le zèle de tous les  fonctionnaires médiocres qui profitent de leur autorité pour en faire baver au citoyen normal.

La tactique du brave soldat Chvéïk

La majorité de nos compatriotes étant sans réaction, ceux qui ne sont pas d’accord et qui défendent leur liberté de circuler se retrouvent dans la même position que les dissidents de l’ère soviétique, c’est-à-dire que l’on ne peut pas combattre frontalement un tel régime, il faut savoir ruser et passer entre les mailles du filet. Le livre de Jaroslav Hašek intitulé « Les Aventures du brave soldat Chvéïk dans la Grande Guerre » décrit un personnage qui fait semblant d’obéir en toute bonne foi, mais qui, en réalité, sabote complètement les tâches qui lui sont confiées, et ruine de cette manière l’effort de guerre autrichien.

Il y a 2 000 ans, quelqu’un de très intelligent a utilisé une formule célèbre pour conseiller aux gens de céder devant devant quelqu’un ayant un bâton plus gros que le leur en disant « rendez à César ce qui est à César », et pour corriger le sens défaitiste de sa phrase, a rajouté « et à Dieu ce qui est à Dieu », ce qui ne veut rien dire, mais donne une vague impression d’équité et sauve ainsi les apparences. Le brave soldat Chvéïk rend effectivement à César ce qui est à lui, mais sans oublier de cracher sur la monnaie.

Nos pandores ne peuvent être partout à la fois, on peut donc circuler sans masque dans la plupart des rues, et c’est ce que je fais. En revanche, dès qu’il y a beaucoup de monde au même endroit, comme les marchés, les plages, il est rentable de déployer un groupe en uniforme, il faut donc se débrouiller pour être avertis de leur arrivée d’une manière ou d’une autre, sinon vous aurez droit à l’amende due à César. Quand ils sont en mission, ils n’ont pas le temps de s’arrêter, s’ils vous dévisagent, agitez le masque en disant « je l’ai, je l’ai », et ensuite vous le remettez dans votre poche.

Beaucoup de personnes que j’ai connues me disent ou m’écrivent en me disant qu’ils font ou ont fait une dépression pendant les périodes de confinement. Je pense que c’est le signe d’une vie déséquilibrée, d’une vie du style « abso-lu-ment débordé » occupée par du tourisme de masse à Pétaouchnok, des matchs de foot débiles, des séries télévisées stupides, et des fêtes qui n’en sont pas vraiment. Il est normal que le sevrage soit psychologiquement pénible.

Cette épreuve est pourtant l’occasion de réfléchir sur soi-même, et de faire preuve de créativité et d’imagination de plus d’une centaine de façons, en lisant, en écrivant, en jouant de la musique, en faisant des tableaux, en apprenant une langue étrangère, etc. Au début c’est difficile, le cerveau étant un peu rouillé, mais vous vous apercevez bientôt avec surprise et émerveillement que les idées viennent de temps en temps, que des mélodies surgissent dans votre tête, remplaçant avantageusement les sempiternelles rengaines des radios, que les couleurs prennent vie sous vos doigts, c’est en quelque sorte une renaissance, et la revanche du confiné.

Gilles Mérivac

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4 Commentaires

  1. « Le masque n’est donc utile que dans les endroits clos »
    Oh que non, puisque les virus passent au travers !
    Et c’est écrit sur les boîtes de 50 : ne protège pas des virus et des bactéries.
    Delfraissy l’a d’ailleurs dit implicitement en recommandant « de s’abstenir de parler dans les transports en commun ».
    Non seulement il est inutile, mais il est dangereux, puisqu’il diminue l’apport en oxygène et qu’il oblige à ravaler son Co2. Les personnes obligées de le porter plusieurs heures par jour en sont malades ! Les conséquences se verront plus tard…
    Ne vous faites pas le complice de cette dictature sous faux prétexte sanitaire !

    • Ainsi que je l’ai écrit, je ne suis pas un spécialiste. Mais en supposant que vous ayez raison, nous avons un problème de logique : si le masque ne protège pas du tout, même dans un endroit clos, pourquoi les chirurgiens en portent-ils et pourquoi sont ils fabriqués ?
      Cette question n’a rien à voir avec la dictature sanitaire que je désapprouve de toutes mes forces. Mais il est salutaire de ne pas s’exposer inutilement à la maladie.

    • Ainsi que je l’ai écrit, je ne suis pas spécialiste. Mais en supposant que vous ayez raison, nous avons un problème de logique : pourquoi les chirurgiens portent-ils des masques si ceux-ci sont inutiles en milieu clos, et pourquoi les entreprises les fabriquent-elles ?
      Cette question est sans rapport avec la dictature sanitaire que je réprouve totalement, mais il est salutaire de ne pas s’exposer inutilement à une maladie qui peut être dangereuse.

    • Pivoine, l’argument de Gilles sur le fait que les chirurgiens portent un masque est inattaquable !

      Porter un masque évite simplement de postillonner, donc limite la propagation des microbes contenus dans les postillons c’est tout, c’est pour ça que dans un endroit clos genre transport en commun, ça limite un peu la propagation du virus, et des virus en général d’ailleurs…

      Dehors, ça n’a aucun effet, ainsi que le révèle une étude en Irlande :
      https://www.courrierinternational.com/article/covid-19-en-irlande-01-des-contaminations-ont-eu-lieu-en-exterieur

      Ce qui, du reste, est très très logique, puisque, par définition, l’espace volumique est quasi infini !
      C’est comme vouloir bruler du gaz naturel dehors à partir d’une bouteille , avec une flamme située à 2 m de distance

Les commentaires sont fermés.