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La Russie a le droit de se défendre des ingérences occidentales

Quasi chaque jour, nous entendons sur nos radios-télévisions des commentaires sur les agissements terribles du méchant Vladimir Poutine qui serait à la manœuvre en Ukraine, au Mali et dernièrement au Kazakhstan.

A contrario, les agissements des USA et de leurs gentils serviteurs de l’Union européenne qui ne seraient que des blanches colombes. Bien sûr, si j’en crois ces mêmes médias subventionnés pour enfumer, voire chloroformer les populations dans les 20 h, ou branchées en permanence sur BFM TV et LCI, la Russie est désignée comme ennemie, rappelant les années noires de la guerre froide.

En France, en 80 ans, nous aurons donc vécu sous l’idée gauchiste des « heures sombres », qui aura consisté à falsifier l’histoire en transformant les socialo-communistes français en vainqueurs du national-socialisme allemand d’Hitler (nazisme), et du socialisme national italien de Mussolini (fascisme). Effarant.

Nous sommes passés aux « années noires ». Il nous est proposé ardemment de nous focaliser désormais sur la peur de la Russie poutinienne. La Russie moderne serait, en plus de la Covid venue de Chine, la nouvelle raison de trembler.  

Nous devons être terrorisés par les « enfermistes » et les obsédés du vaccin, exclusivement Pfizer ou Moderna, mais aussi être terrorisés par la Russie.

Pas un mot de trop sur la situation actuelle qui vient non pas de la Russie, mais des Occidentaux (USA, Britanniques, Français, etc.) comme en Irak où nous avons occupé militairement un pays en 1990/91 puis volé son pétrole. (La guerre du Golfe, ce conflit qui opposa du 2 août 1990 au 28 février 1991 l’Irak à une coalition de 35 États dirigée par les États-Unis.)

Dans un deuxième temps, après avoir affamé le peuple irakien, les USA ont renversé son régime politique en mentant outrageusement devant les représentants de l’ONU sur les armes de destruction massives. (Le 20 mars 2003 avec l’invasion de l’Irak – dite opération Liberté irakienne – par la coalition menée par les États-Unis contre le Parti Baas de Saddam Hussein).

Je passerai sur la complicité de Nicolas Sarkozy, le copain de Valérie Pécresse dans la destruction de la Libye, ainsi que le rôle trouble des armes françaises dans la mort du dictateur Kadhafi.

Par la suite vinrent « les printemps arabes », puis la guerre civile en Syrie avec comme objectif la volonté de s’accaparer des richesses de ces pays tout en faisant plaisir au Qatar qui voulait son oléoduc gazier pour rejoindre la Méditerranée. L’excuse étant « la démocratie ». Les peuples occidentaux ont tout avalé et s’étonnent aujourd’hui que les résultats désastreux de ces politiques interventionnismes soient le terrorisme. Je n’excuse pas le terrorisme abject bien sûr, mais je constate qu’il y a des liens de causes à effets.

La poudrière dont la mèche a été allumée par les USA.

Nous avons assisté aux mêmes scénarios en Géorgie et en Ukraine. Aujourd’hui au Kazakhstan. Nous y voyons à chaque fois les USA à la manœuvre avec les toutous de l’OTAN et la complicité objective de la commission de Bruxelles. La Russie n’est pas une dictature arabe. Poutine n’est pas Hussein, le peuple russe n’est pas un peuple du Moyen-Orient sans trop de moyens dépendant en technologie militaire de pointe.

Il est de bon ton dans nos médias de critiquer la société militaire privée russe Wagner. C’est devenu une vraie obsession chez nous en Occident. Il est vrai que nous la retrouvons au Soudan, en Syrie, en Centrafrique et depuis peu au Mali. 

Vladimir Poutine est dénoncé comme un va-t-en-guerre. Je remarque que les bases des USA et de l’OTAN encerclent la Russie et que la Russie n’encercle pas les USA par des bases navales ou terrestres. C’est un fait que personne ne peut nier.

Les USA et l’OTAN ont-ils le droit naturel de menacer au plus près la Russie ? La question mérite d’être posée. Mais à quel titre ? Au nom de la démocratie, disent-ils ? C’est donc au nom de la démocratie que les USA, l’OTAN et l’UE favorisent l’Ukraine avec ses partis ouvertement nazis.

Les milices ouvertement nazies en Ukraine

Il me semble tout à fait juste et normal que Vladimir Poutine se méfie des Occidentaux au regard de leurs actions passées au Moyen-Orient, en Asie avec l’Afghanistan, et de leur volonté d’installer aux portes de Moscou des missiles américains et des troupes de l’OTAN.

Un mot sur Wagner, cette société militaire privée dénoncée par les USA et la presse bien-pensante de France. Paris déplore sa présence dans un communiqué commun avec quatorze autres États européens : Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, Estonie, Italie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni et Suède. La plupart étant présents militairement au Sahel, au sein de la Task Force Takuba et de la MINUSMA.

Le groupe Wagner au Mali.

Mais tous ces responsables politiques savent très bien que Wagner n’est que la réponse de la bergère au berger américain. Les USA ont depuis longtemps transféré à des sociétés militaires privées la gestion de la sécurité dans les pays qu’ils occupent, et souvent de façon illégale comme en Syrie.

Malgré cela, l’Union européenne a décidé d’émettre des sanctions contre les États coopérant avec Wagner. Le parti pris est évident. On se doute bien que ces militaires ou mercenaires ne sont pas des anges et c’est justement ce qui fait leur intérêt pour ceux qui les paient.

Dans un journal bien au fait des arrangements entre amis militaires, il est dit que : les Américains afin d’assurer le contrôle et la sécurité dans les pays où Washington intervient – Balkans, Afghanistan, Irak, Libye, Pakistan, etc. – et dans ceux dans lesquels le Pentagone souhaite pouvoir nier son implication directe (…). Les États-Unis et leurs alliés refusent de reconnaître à Moscou le droit d’user des méthodes qu’ils emploient depuis plus de trois décennies à l’occasion de leurs opérations extérieures. (Source).

  • La  Military Professional Resource Inc. (MPRI) Une société militaire privée américaine agissant contre la Serbie ;
  • Dyncorp, société de services du Pentagone aux activités diversifiées au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, en Afghanistan. Dont les membres furent accusés de trafics sexuels et autres ;
  • La Blackwater. Fondée en 1997 par Eric Prince, un ex-Navy Seal, elle devient rapidement une multinationale du mercenariat au service de la politique étrangère américaine, travaillant notamment en Irak et en Afghanistan pour le compte du Pentagone.

Alors que la presse occidentale accordait, à la mi-décembre 2021, toute son attention aux dérives de Wagner, les révélations par le New York Times concernant deux graves affaires dans lesquelles des unités militaires américaines se sont rendues coupables de crimes de guerre en Syrie n’ont quasiment pas été reprises par les médias européens. (Source)

On peut condamner ces sociétés militaires privées, mais nous ne sommes pas obligés d’ignorer que nos armes, celles de l’OTAN, celles des USA, celles des sociétés militaires privées des USA ne sont des « pistolets à eau » face à la Russie. Celle-ci est en droit de se défendre. Il suffit de regarder une carte géopolitique des acteurs en présence pour comprendre que les Occidentaux ne sont pas des anges face au démon russe.

Le plus dramatique est que les Français sont terrorisés par un virus qui n’est dangereux que pour les plus vieux d’entre nous, et ayant des comorbidités. Ce virus est bien moins dangereux que la situation internationale.

Les Français sont des prisonniers qui s’ignorent ! Ils sont masqués et interdits de penser et de vivre libres par décision gouvernementale. Ce gouvernement ne fait pas que de les emmerder, il les asphyxie et les coupe de la réalité géopolitique.

Gérard Brazon