La députée communiste Huguette Bello trahit le combat des femmes

Quelques jours après la rentrée (qui a eu lieu ici le 18 août), le proviseur du plus gros lycée public de l’île a courageusement décidé de faire appliquer la loi du 15 mars 2004 et a exclu 7 jeunes filles voilées ; il a convoqué les familles afin de leur expliquer la situation. Certaines jeunes filles ont accepté de retirer leur voile dans l’enceinte du lycée, d’autres ont émis le souhait de continuer leurs études par correspondance.
Deux jours plus tard (le 9 septembre), rectorat, politiques et le « groupe de dialogue interreligieux » se sont emparés de l’affaire. Le représentant « vie scolaire » du rectorat, la députée-maire Huguette Bello (présidente de l’Association des Femmes Réunionnaises) et des musulmans du « groupe de dialogue interreligieux » (qui a pignon sur rue à la Réunion) ont été invités dans les murs de l’établissement républicain et laïc, le lycée Lislet Geoffroy. Décision finale : les jeunes filles peuvent revenir en cours … . avec un bandana. Quelle hypocrisie! Bello s’exclame devant les caméras (je cite) : « Est-ce qu’un bout de tissu fait trembler la république? » ; un des musulmans précise (je cite) : « Le voile islamique n’existe pas, [..;] il s’agit de préserver la pudeur des femmes ».

Comment une femme de gauche en arrive-t-elle à défendre la soumission de la femme ? l’embrigadement de l’adolescence?
Il semble du reste que des enseignants ne respectent pas le loi et autorisent les jeunes filles à porter le voile en cours.
Quant à moi, j’enseigne dans le Supérieur, et donc j’ai l’autorisation de demander à un garçon d’ôter sa casquette pour entrer en cours, mais non de demander aux nombreuses étudiantes voilées de se découvrir…
Une dernière remarque à l’attention de la dame qui s’étonnait de voir une femme intégralement voilée de noir en France : venez donc faire un tour dans mon « île intense », vous verrez le nombre de femmes intégralement voilées qui déambulent dans Saint-Denis.
Cela dit, bon courage aux femmes afghanes, algériennes, yéménites : ne comptez pas sur la France dans votre combat.
Myriam Kissel

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