La seule chance des jeunes enseignants est d’initier un mai 68 à l’envers

Publié le 31 août 2013 - par - 1 028 vues
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Operation pedalo 179% des jeunes enseignants souffrent d’un manque de reconnaissance. Faut-il s’en étonner quand on mesure l’étendue du naufrage de l’Education Nationale ? N’est-ce pas là l’héritage de mai 68, ce contre modèle de société où il est interdit d’interdire ? N’est-ce pas là le résultat de cette société multiculturelle que la gauche nous a tant vantée depuis des lustres ? Si nos enseignants n’étaient pas aussi politisés et se limitaient à la transmission du savoir, nous n’en serions pas là.

La vérité est que ces derniers ont tout fait pour perdre leur autorité, discipline laxiste et notation complaisante étant devenus la norme. Ce nivellement par le bas a eu le résultat prévisible, à savoir la perte du goût de l’effort chez des élèves qui ont parfaitement compris que le mérite n’était plus récompensé. Ajoutons que les modifications des programmes d’histoire, pour faire sans arrêt le procès de notre pays au nom du politiquement correct, n’ont rien arrangé. Comment la jeunesse pourrait-elle aimer et respecter un pays qui se vautre quotidiennement dans la repentance et a honte de son passé ? Quand on se limite à dépeindre Louis XIV comme un despote et Napoléon comme un boucher, oubliant tout l’héritage positif de leur règne et les belles pages d’histoire qu’ils ont écrites pour la grandeur de la France, on ne fait que se discréditer soi même aux yeux de la jeunesse. Ne voir dans la colonisation que les violences et le pillage, en oubliant l’oeuvre civilisatrice admirable de la troisième république, c’est tromper honteusement les élèves. Dénoncer l’esclavage comme un crime contre l’humanité, tout en omettant d’évoquer la traite arabo-islamique ou la traite inter africaine, qui ont fait tout autant de victimes, ce n’est plus enseigner l’histoire, c’est faire du lavage de cerveau. Le respect et la reconnaissance, ça se mérite. Et on ne respecte pas des profs qui n’ont plus le droit de sévir et qui sont les représentants d’un pays de salauds.

C’est là le triste résultat du combat contre l’ordre moral que mènent les biens pensants depuis deux générations. C’est fort regrettable, mais il appartient maintenant aux jeunes enseignants d’en assumer le lourd héritage, ils n’ont pas le choix, sauf à initier à leur tour un mai 68 à l’envers. Après tout, le déclin d’un pays n’est jamais inéluctable…

Jacques Guillemain

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