La Seyne-sur-Mer : des salariés viennent travailler avec la trouille de l’agression

Le samedi 8 septembre, un peu avant 9h00, quatre motards casqués et habillés de noir ont fait irruption dans le magasin Leclerc et braqué la bijouterie « Le manège à bijoux« . Les clients et employés furent sommés de se coucher au sol, sous la menace d’armes de poing, le temps que les agresseurs cassent à coup de masse les vitrines. Ensuite, se sentant très certainement invincibles, les quatre motards ont foncé de l’autre côté de la route vers l’entrée du Auchan. Pourtant la police avait été avertie du braquage éclair au Leclerc et était en route. Un des motards tint en joue trois employés du magasin dont deux vigiles qui se trouvaient à la terrasse du snack pendant que les trois autres fonçaient vers la bijouterie de la galerie, où là : surprise ! Le rideau de fer était baissé, l’employée n’ayant pas encore ouvert. Un « merde » sonore s’échappa des lèvres de celui qui tenait une arme de poing à la main, un automatique. Ils repartirent, cette fois-ci, bredouilles. Les motos utilisées pour le braquage furent retrouvées brûlées dans un local à poubelle de la cité qui se trouve le long des deux hypermarchés. Aucune arrestation, maigre butin, aucune organisation de la part des malfaiteurs mais certainement un sentiment d’impunité en nette augmentation.

Mais ce n’est pas tout, Vendredi 28 septembre, une bande de « jeunes » du même quartier, ne sachant certainement pas quoi faire pour s’amuser, se rendit sur le parking du Auchan vers 4h00 du matin, heure d’embauche d’une partie du personnel.
Après avoir pris soin de masquer leur visage, ils tabassèrent, à coup de barre à mine, un pauvre pâtissier qui se rendait à son poste, ceci afin de lui voler sa sacoche. Deux autres employés ne durent leur salut qu’à leur réflexe à renvoyer les gaz de leur scooter suite aux coups de barre qu’ils reçurent. Le pâtissier s’en sort avec le crâne ouvert et de nombreuses ecchymoses sur tout le corps, les deux autres avec des douleurs dans le dos. Il y aurait en tout cinq personnes concernées par cette agression mais aucun article dans le quotidien de la ville ne relate ce qui s’est passé, pourtant le pâtissier a été hospitalisé et la police s’est déplacée.
Cela peut se reproduire à n’importe quel moment, des femmes prennent leur poste à cette heure matinale et si cette fois-ci, elles n’étaient pas visées, il n’en demeure pas moins qu’elles ont aujourd’hui encore plus la trouille en arrivant sur leur lieu de travail.

Mais c’est vrai, j’oubliais, tout va bien en France. Chut ! Ne faisons pas trop de bruit, l’on pourrait réveiller certaines consciences.

James Pingui

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