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La Suède a dit non au confinement et ça marche !

À en croire les chercheurs de l’École des hautes études de santé publique de Rennes, le confinement aurait sauvé plus de 61 000 vies en un mois ! Fourchette basse nous dit-on !

https://www.lci.fr/sante/coronavirus-covid-19-pandemie-2019-ncov-virus-le-confinement-a-sauve-plus-de-61-000-vies-en-france-selon-une-etude-2151787.html

Selon ces savants calculs, le confinement généralisé aurait permis d’éviter  590 000 hospitalisations et 140 000 admissions en soins intensifs et en réanimation.

Avec de tels chiffres, il aurait fallu disposer de 104 000 lits de réanimation, alors que la France n’en aligne aujourd’hui que de 10 500.

« Un travail sérieux et  intéressant », « un modèle informatique solide », selon certains spécialistes, intégrant de multiples paramètres en fonction de nos connaissances du Covid-19.

Cette étude affirme que sans confinement, nos services de réanimation auraient été débordés fin mars en Île-de-France, la saturation gagnant ensuite plusieurs régions.

Serait-ce le scénario du pire pour nous faire accepter sans broncher le confinement total ? Voilà une étude qui tombe à pic pour cautionner la politique gouvernementale !

Je n’ai évidemment pas les compétences pour juger de la valeur de ces chiffres, mais comme beaucoup de citoyens exaspérés par un confinement sans fin, je m’interroge sur la méthode gouvernementale et ferai trois remarques :

Combien de morts aurions-nous pu éviter si la France avait disposé de masques et de tests en quantité suffisante, pour  dépister les patients infectés et les confiner dans des hôtels réquisitionnés, comme l’ont  fait  de nombreux pays asiatiques avec succès ?

 Combien de morts aurions-nous pu éviter en administrant le traitement du Pr Raoult à tous les patients infectés, dès leurs premiers symptômes ?

Comment se fait-il que la Suède, pays qui n’a imposé aucun confinement, aucun port obligatoire du masque, qui n’a fermé ni ses écoles ni ses commerces, ait proportionnellement moins de morts que la France ?

Des Suédois dans une rue piétonne à Stockholm, le 27 mars 2020.

Nos chercheurs de l’EHESP ont-ils les réponses ?

Ce pays n’a mis en place que les « mesures barrières », faisant confiance au civisme des citoyens pour les appliquer sans contrainte, et en les laissant libres de mener leur vie habituelle, légèrement perturbée.

Les services de santé ne sont pas saturés, l’année scolaire n’a pas été sabordée et l’économie tourne au ralenti, mais sans subir des dommages irréversibles comme en France.

Résultat ? Là où Macron et ses sbires incompétents sont  la cible quotidienne de la colère du peuple, avec des milliers de plaintes en perspective, la stratégie du gouvernement suédois, quant à elle, est soutenue par 71 % de la population !

Si à Paris les Champs-Élysées sont déserts, à Stockholm on vit presque normalement. Quelques masques çà et là, des magasins et des restaurants moins fréquentés mais ouverts, des parcs accessibles à tous, bien loin de cette ambiance macabre des rues parisiennes totalement désertes, qui rappelle la sinistre Corée du Nord.

L’épidémiologiste qui a conçu la politique en vigueur en Suède, médecin de l’Agence de santé publique indépendante du gouvernement, estime que les mesures de confinement adoptées en Europe ne peuvent s’éterniser et vont poser d’énormes problèmes lors du déconfinement.

« Notre choix n’est pas celui de l’immunité collective comme on l’a trop dit ailleurs. Nous avons émis des recommandations pour les vieux et les plus fragiles et prôné les « gestes barrières ». Le tout a permis de ralentir la propagation autant que possible tout en laissant fonctionner la société », déclare le médecin.

À ce jour, on compte 16 755 cas confirmés et 2 021 morts  en Suède pour 159 467 cas en France et 21 889 décès.

Ce qui donne 200 morts par million d’habitants en Suède contre 335 en France.

La courbe s’infléchit en Suède comme ailleurs.

« Aucune vague n’a submergé les hôpitaux. Jamais plus de 80 % des lits de réanimation ont été occupés », dit  l’épidémiologiste.

L’armée, prévoyante, avait déployé plusieurs dizaines de lits de réanimation à Stockholm, ils sont restés vides ! (Figaro)

Évidemment, tout n’est pas idyllique dans ce pays nordique et la crise laissera des traces au plan économique, mais bien moins qu’ailleurs en Europe.

Pas de rupture scolaire, pas d’arrêt des usines, pas de fermeture drastique des commerces, pas de contraintes comme le confinement. La sortie de crise ne semble pas être un casse-tête pour le pouvoir, car les dégâts économiques sont réversibles.

Mais en France, nous aurons la triple peine : mortalité élevée avec la pénurie dramatique de moyens sanitaires, économie détruite à cause d’un confinement sans fin et  guérilla urbaine dans les cités insoumises, en révolte contre l’État.

Tel est le résultat d’une politique irresponsable menée par nos élus dans tous les domaines. L’idéologie mondialiste et multiculturaliste a détruit le pays.

Le confinement, c’est l’arme des pauvres dans la lutte contre le Coronavirus, quand on manque de tout.  Mais c’est une arme à double tranchant, qui limite la casse en vies humaines en détruisant l’économie.

La France, déjà ruinée par une immigration démentielle, va sortir de la crise totalement laminée, avec des millions de chômeurs supplémentaires, un endettement insoutenable et des banlieues au bord de l’insurrection généralisée.

Il faudrait une union sacrée pour se relever d’un tel désastre. Mais avec des pans entiers du territoire qui rêvent de faire sécession, c’est mission impossible.

La France approche de l’heure de vérité et va payer au prix fort la grande illusion du « vivre-ensemble ».

Jacques Guillemain