La Suisse et l’Europe : l’ethnie ou la classe

Publié le 30 septembre 2020 - par - 6 commentaires - 826 vues
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En cette fin de septembre 2020, j’ai accordé un nouvel entretien à Piero San Giorgio qui s’apparente parfois à un appel à s’organiser politiquement destiné aux forces qui pourraient constituer le moteur de la future révolution nationale de notre continent. En effet, entraîné dans mon adolescence et ma jeunesse par des théoriciens du marxisme-léninisme à l’ancienne, puis devenu en France un « historien professionnel » (je pare ainsi aux critiques telles que celles qui furent naguère adressées au professeur Faurisson), je ne peux pas m’empêcher de constamment me poser la question suivante : quelle puissance civique sera cette lame aiguisée qui imposera les idées de la renaissance européenne ? Cette interrogation organisationnelle, malheureusement, les leaders politiques des différentes droites de notre continent refusent obstinément de se la poser, menant leurs troupes à un désastre inévitable :

« Anatoly Livry à propos des résultats des votations en Suisse » (Piero San Giorgio, le 29 septembre 2020)

https://www.youtube.com/watch?v=FDyUzb2-9Jw&feature=youtu.be

Voilà pourquoi mon entretien du 29 septembre 2020 vise, certes de façon souriante et nonchalante, à rappeler ces bases sine qua non de philosophie politique. Souvenons-nous à ce titre que Lénine, en juin 1917, s’est adressé non aux « ouvriers » ou aux « travailleurs », mais aux « prolétaires » de Petrograd et de la république de Russie, en en appelant à leur conscience de classe et en leur proposant de s’emparer du pouvoir sous la houlette de son parti des bolcheviks qui s’était alors constitué en force politique : « Un tel parti (capable de prendre le pouvoir) existe ! », a déclaré ce génie du bon sens lors du premier congrès des Soviets de Russie en réponse à un ministre du gouvernement provisoire. C’est sans doute notamment pour cette stratégie géniale que son corps bénéficie de l’honneur pharaonique de reposer encore dans un mausolée au pied du Kremlin. Lénine a mis en place ce qu’aucun chef nationaliste de l’Europe contemporaine n’a été malheureusement jusqu’à présent capable de faire : il a indiqué à la fois le conglomérat civique sur lequel il pourrait s’appuyer politiquement (cette classe des prolétaires forgée dans les tranchées de la Première Guerre mondiale et, ce qui est primordial, ayant la conscience de leur classe) et le parti bolchévique qui mènerait cette classe de prolétaires au pouvoir. Dans les écoles de marxisme-léninisme contemporaines pourries par des débiles mentaux professeurs de nos universités dégénérés par le trotskisme, l’on n’enseigne plus ces évidences.

Les idées sur lesquelles repose mon appel du 29 septembre dernier sont également limpides : il faut que les Suisses et les Européens des courants nationalistes et patriotiques se constituent en une force politique de frappe, non en fonction de leur classe mais de leur ethnie. En Europe, les Germains, les Latins, les Celtes et les Slaves doivent se répartir l’organisation du continent en se forgeant donc une conscience qui irait au-delà de leur langue et culture et qui se fonderait exclusivement sur leur ethnie. Une fois cette conscience ethnique inculquée, ils pourraient poursuivre leur lutte politique en s’organisant sur une base nationale. Voilà l’unique Weltanschauung géopolitique capable de structurer les forces politiques en Europe occidentale : elle leur offrirait un fondement sur lequel pourrait se développer les partis et les chefs qui les mèneraient à la victoire. L’exemple helvétique avec les Suisses romands qui rejettent depuis des années, majoritairement et avec une obstination évidente les initiatives émanant du Schweizerischen Volkspartei, une structure initialement germanique, est à ce titre remarquable : ces Celtes francophones intégrés au sein d’une Confédération fondée par des Germains environ un demi-millénaire avant qu’ils la rejoignent témoignent de l’impossible existence de cette structure de l’Union dite européenne, ce magma porté par le racisme anti-Blancs ainsi que par le rejet de la famille traditionnelle et faisant fi des origines ethniques des peuples de l’Europe. Il faudrait peut-être que les patriotes helvètes francophones de souche celte trouvent une parade politique à ce piège dans lequel ils se sont visiblement embourbés, en fondant un parti nationaliste purement romand qui, plus tard, se rallierait à l’ensemble des initiatives émanant du SVP, lui force germaine de la Suisse (nommer autrement la branche francophone du SVP [Schweizerische Volkspartei], l’UDC [Union démocratique du centre], ne suffit visiblement pas, comme nous le démontre l’histoire politique récente). Un autre exemple issu des votations confirme ma suggestion politologie : les Germains italophones de Suisse, ces Langobarden constituant le pilier ethnique du Tessin, sont les champions de quasi toutes les initiatives émanant du parti germanique du SVP. Ce n’est donc pas la langue (qui dans le cas du Tessin est latine), mais l’ethnie, germaine, qui définit l’ensemble de leurs choix.

Je conclus cette réflexion par mon propre exemple personnel : Juif suisse, au moment de l’intégration au sein de ma communauté israélite helvétique, l’on s’est intéressé non à mes aptitudes linguistiques, à la nature de mes documents d’identité ou à l’état de mes finances, mais exclusivement à mes origines ethniques. Il serait donc plus que logique (et cette question, je ne cesse de la poser : A. Livry, « Que les juifs de Suisse cessent de financer les gauchistes ! » https://ripostelaique.com/que-les-juifs-de-suisse-cessent-de-financer-les-gauchistes-et-sallient-aux-patriotes.html) que les peuples blancs européens, les uniques créateurs de civilisation, de culture et de richesse de ce continent, disposent du droit légitime de se comporter de la même manière que mes consanguins israélites – qui peuvent en outre offrir un modèle de définition raciale, la taxilogie adoptée par les Juifs fonctionnant parfaitement.

Dr Anatoly Livry, Altdorf, Suisse

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Notifiez de
POLYEUCTE

Echange passionnant.
A Population presque égale, je compare la Suisse à Israël, qui le sait ?
L’Une, perdue au sein de l’Europe, l’Autre au sein du Monde musulman….
A Vous de conclure !

Rems

Bravo, il faut réveiller les patriotes où qu’ils soient sous peine de nous voir disparaitre !!!

Smarquis

Théoricien et pas sur le terrain, ignorant?! Comme si le PNS n’avait rien tenté et n’existait pas! L’UDC refuse toute alliance et ne veut aucun autre parti à sa droite! Et les romands n’ont malheureusement pas la fibre nationaliste!

Jean

Peut-être il ne faut pas que ceux-là fassent l’alliance. Il suffirait qu’un nouveau parti patriote romand vote les initiatives patriotiques de l’UDC. Il faut que les natios Romands soient “ennemis des ennemis” de l’UDC. Ce n’est pas grand-chose. Mais cette tactique peut apporter la victoire à des courants nationalistes suisses. Ce Dr Livry a raison.

Marnie

L’idée est forte et éminemment louable. Voire cependant si elle peut s’imposer en France et ailleurs.

patphil

et une votation récente dans le canton de genève porte le smig à 4000€

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