La suite des mes 30 années dans un Grand Palace parisien, au milieu des princes et des Belphegor…

Lors de mon précédent courrier, j’évoquais mes 30 ans de bons et loyaux services dans un palace parisien. J’y reviens.
Paris – 1982 – je débute à l’hôtel M…… palace parisien, après une 1e expérience à Londres comme serveur d’étage dans le même type d’établissement. Je connais donc cette clientèle du Moyen-Orient, familles princières du Golfe, richissimes sheikhs polygames aux multiples femmes voilées et à la nombreuse progéniture.
Tout ce beau monde fuit l’été et la chaleur des Émirats pour la douceur relative des étés de la bonne vieille Europe. Paris, Londres, Cannes, Genève, le barnum se déplace, de palace en palace, de suite en suite, en avions privés et en limousines, avec moults bagages, gardes du corps et domestiques (Philippins, Sri-Lankais pour la plupart, esclaves des temps modernes). Pour leur confort, et le repos des autres clients, des étages entiers leurs sont réservés pour des séjours qui durent un mois ou deux.
L’arrivée des femmes est stupéfiante. Un défilé genre Dark Vador et Bélphégors réunis qui vous file des frissons.
Malgré les années , je ne m’habituerais jamais à ces visages masqués – pour certaines le masque est de cuir travaillé -, fantômes drapés de noir déambulant dans les halls, cloîtrés dans des suites, recluses volontaires houspillant leurs domestiques à la moindre occasion.
C’est une clôture à la fois visible et invisible qui les retranche du monde, les sépare du commun des mortels, en même temps qu’elle les désigne à la vue de tous. Ce spectacle m’a toujours glacé, me glacera toujours. Ajoutez à cela la morgue royale que ces ombres affichent, car si vous ne les voyez pas, elles ne vous distinguent pas plus. À leurs yeux, vous n’existez pas.

Parquées dans leurs suites, elles se goinfrent dans l’attente de la royale visite. Prisonnières, elles se vengent parfois sur leurs servantes dont j’ai souvent plaint le sort. Victimes consentantes des hommes et coupables envers les femmes à qui elles font payer le prix de leur servitude.
J’ai longtemps cru que ce spectacle déplorable et avilissant me serait épargné hors du champ professionnel.
Paris – 2010 – J’ai quitté l’hôtel depuis 1 an croyant naïvement que les moeurs Françaises me préserveraient de cette vision obscène de la femme dans l’espace public. Le constat est amer car ce que je supportais comme une contrainte liée à mon contrat de travail avec les satisfactions afférentes, j’ai de plus en plus de mal à le supporter au quotidien pour pas un rond. Ces moeurs importées me scandalisent et provoquent chez moi une colère contre ceux qui tolèrent ou justifient cet accoutrement dégradant. Toutes les cultures ne se valent pas bien que nous soyons tous égaux.
Je me souviens de ma grand-mère, Bretonne tout comme moi et mes ancêtres (n’en déplaisent à un certain ministre de l’identité nationale). Elle porta la coiffe simple et raffinée de son pays jusqu’à sa mort. Mais elle se faisait un point d’honneur, lorsqu’elle quittait sa province pour rendre visite à ceux des siens qui vivait hors de Bretagne, de toujours quitter son habit traditionnel. Elle échangeait sa coiffe contre un béret basque qu’elle trouvait plus convenable pour se fondre parmi ces compatriotes. Elle abandonnait également la langue bretonne (sauf dans le cercle familial) pour un français imagé, cocasse et sans faute. À la fois humble et fière de ses racines, elle aurait trouvé inconvenant de se distinguer par sa tenue et son langage. Bretonne en Bretagne, Citoyenne en France.
C’était hier. Cà me semble si loin pourtant.
Philippe Bescond Garrec
Villiers
« Il sera trop tard, quand Marianne portera le tchador, trop tard pour s’alarmer, trop dangereux pour protester »
« Ce noyautage discret qui inquiète les services de renseignements – apparemment plus que la classe politique – prolonge le prosélytisme qui sévit depuis des années dans l’enseignement et dans de nombreuses cités, où prospèrent censure politicoreligieuse et coutumes d’un autre âge (polygamie, excision.. .), faisant peu à peu reculer les valeurs de la République. L’islamisation avance sans bruit mais avec un indéniable esprit de conquête »
Pour en savoir plus : Allez voir ce vieux livre écrit par un crétin que tout le monde à cloué au pillori…
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