La symbolique des oeuvres de “l’artiste” Mc Carthy

Publié le 21 octobre 2014 - par - 1 767 vues

CAPlug-vendomeDans le cadre de sa programmation « Hors les murs », la Foire internationale d’art contemporain (Fiac) a proposé à Paul McCarthy d’exposer une de ses œuvres gonflantes au cœur de Paris.

Et c’est comme cela qu’un plug anal, a été érigé Place Vendôme sous la courageuse appellation d’Arbre Vert. Une parodie d’arbre de Noël, murmurait-on en ricanant dans le milieu « artistique » des médias, des galeristes, des revues, des marchands et de la Mairie de Paris.

Ce monstrueux sextoy vert est une illustration parfaite du monde tel que le désirent nos « élites ».

Dressé sur la place parisienne symbolisant le luxe, le fric sans odeur, en un lieu fréquenté par les richissimes parrains de l’art contemporain que sont Arnault et Pinault, se reflétant dans les vitrines de la mondialisation débridée, dans un endroit où les « sans dent » sont à peine tolérés, le plug anal de McCarthy est aussi l’image de la libéralisation des mœurs, un symbole du Mariage pour tous.

Il est la cristallisation de l’union du fric et des frasques, de la richesse folle et de la jouissance sans limite, du libertaire et du libéral, de Libération et de l’Opinion.

Sapin de Noël. Pour déposer à son gai pied le cadeau taubiresque sur le mariage homosexuel.

Plug anal. Pour chatouiller l’arrière-train de la Manif pour tous.

Surtout un beau foutage de gueule.

Jusque-là, l’art contemporain nous a dit que l’objet dénué de valeur esthétique que nous croyons voir est autre chose, que sa présence matérielle est accompagnée d’un élément invisible à l’œil nu. C’est comme cela qu’un urinoir a été transfiguré en œuvre d’art.

A ceux qui sont peu convaincus de cette présence imperceptible, un discours très gonflé donne les explications. Ainsi, comme l’écrit Avelina Lesper, une vidéo pornographique de Santiago Sierra intitulée « les Pénétrés » est « une critique qui interroge l’exploitation et l’exclusion des individus, générant un débat sur les structures du pouvoir » ou les quelques bâtons dégoulinant de peinture d’Anna Jóelsdóttir se transforment en « une vision métaphorique de la narrativité de la peinture qui instaure un dialogue abstrait pour être en rupture avec la représentation logique. »

Et si nous persistons à ne rien comprendre, à penser qu’il s’agit de la bouffonnerie interchangeable d’un bouffon interchangeable, pour reprendre les mots de Jean-Louis Harouel, c’est que nous sommes des ignares, que nous n’avons pas les connaissances suffisantes.

En réalité, c’est une insulte des supposées élites à notre perception de la réalité et à notre intelligence.

Mais avec sa structure gonflable, MacCarthy va plus loin. Cette œuvre serait tellement forte, déclencherait une telle émotion immédiate qu’elle ne nécessiterait aucun discours.

C’est une habitude, les « œuvres » de l’art contemporain s’attribuent une portée morale, défendent l’écologie, dénoncent le sexisme, l’homophobie, l’islamophobie, le racisme, l’hyperconsommation.

McCarthy comme les autres veut faire violence à la société par son regard porté sur elle. Mais dès qu’il y a un commencement d’affrontement, il se pisse (christ ?) dessus et s’enfuit, remballant sa capote flatulente.

Si Paul McCarthy veut réellement être courageux qu’il propose que son cochon ou ses jumeaux Bush soient exposées devant la mosquée de Paris.

Mais ne rêvons pas. La rébellion des « artistes » s’arrête aux portes des mosquées.

Marcus Graven

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