La tolérance au service du ramadan et de l’islam mine le modèle laïque français

Ne disons surtout pas que le ramadan est source de violences : constatons simplement  que ces dernières augmentent pendant le «neuvième mois de l’année de l’Hégire» (1).

Il y a donc problème, mais il ne faut pas en parler, car ces diverses violences sont majoritairement celles de la «diversité» ! C’est facile à comprendre : la «diversité» dont nous parlons n’aime qu’elle-même. Autant dire qu’elle n’aime pas la diversité, et par suite ne supporte pas que l’on ne fasse pas le ramadan, même si l’on n’est pas musulman !

On peut en rire, notamment si l’on se moque de toute pratique religieuse, mais on aura tort, parce qu’à coups de ramadan, la France est de moins en moins laïque, comme l’a montré la récente décision de relâcher les auteurs de violences directes contre les forces de l’ordre, sous prétexte que ces violences-là avaient été perpétrées par des musulmans pendant le ramadan (2).

Et les autorités d’invoquer de nouveau la tolérance, à des fins d’apaisement.

Il va de soi qu’un tel contresens est patent, comme est patente la peur que nous avons de la communauté musulmane, car cette dernière est particulièrement irascible dès lors que nos lois paraissent contraires à ses certitudes religieuses.

Il faut savoir, en effet, que le concept de «laïcité» tel que nous le concevons se traduit, chez la plupart des musulmans, par le droit de pratiquer leur religion comme ils l’entendent, même si cette pratique empiète sur le politique. Et si nous leur objectons que la laïcité sépare le politique du religieux, ils invoquent aussitôt notre manque de tolérance à leur égard.

Si encore nous avions le courage qu’implique la vraie tolérance, et, par suite, la réciprocité !

Nous qui sommes partisans du vivre-ensemble à tout crin, et qui, de ce fait, construisons dix mosquées par mois (3) pour satisfaire aux exigences de la communauté musulmane, pourquoi ne construisons-nous pas, avec la même fréquence, des établissements bien de chez nous, comme des charcuteries pur porc, des boutiques de lingerie féminine, des night-clubs ou des sex-shops ? Autrement dit, pourquoi notre tolérance verse-t-elle dans l’unilatéral, et pourquoi cet unilatéral est-il musulman ?

Parce qu’il y a, en France, plus de musulmans qu’on ne voudrait le reconnaître ? Si c’est vrai, cela devrait nous faire réfléchir !

Pour sauver la paix sociale ? Mais  personne n’est dupe : ni la République, ni la communauté musulmane !

Alors ?

Alors, je crains le pire, car ou bien la France devient musulmane, ou bien la France refuse un tel changement. Dans les deux cas, le prix à payer sera fort élevé !

Maurice Vidal

(1) Tel est le sens du mot arabe «ramadân».

(2) Ces violences se sont produites à Marseille, dans la nuit du 24 au 25 juillet 2012, suite à l’interpellation légale d’une femme en burqa.

(3) Le chiffre est de Fadela Amara.

image_pdf
0
0