La vipère islamique aux nombreuses têtes

Publié le 26 mars 2011 - par - 1 729 vues
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Dans la mythologie grecque ancienne, l’hydre de Lerne abîmait et tuait ceux qui lui barrent la route. Les dieux avaient chargé le héros Hercule de tuer l’hydre. Hercule réussit cette mission. Certainement, les anciens égyptiens ont eu connaissance de ce mythe qui leur a été emprunté par les Hébreux puis par Mahomet qui la lia à l’histoire de Moïse. Moïse avait jeté son bâton qui se transforma en une vipère qui avala toutes les autres vipères des charmeurs de serpents. Malheureusement la vipère de Moïse n’est pas morte avec la mort de son maître : elle a  vécu dans les sables du désert jusqu’en 1928 (1) où elle a resurgi après la chute du califat ottoman (2). Et, en peu de temps, la vipère de Moïse est  devenue un serpent à plusieurs têtes comme l’hydre de Lerne. Elle a fait pousser ses têtes, au début, dans plusieurs pays arabes puis a traversé les continents comme une fusée nucléaire à têtes multiples.

Cette hydre s’est distinguée par le mensonge car l’islam permet le mensonge aux musulmans si c’est dans leur intérêt et dans l’intérêt de l’islam. Il est devenu impossible de saisir cette vipère et tout ce qu’il en émerge de lois et de fatwas car son discours est lisse comme sa peau. Elle peut renier ce qu’elle dit et fait avec la même facilité qu’elle se débarrasse de sa peau. Cette hydre s’est propagée dans 70 pays dans le monde, elle a généré de petites hydres portant des noms différents comme le mouvement Al-Nahda en Tunisie, le Parti de la Justice et de la Bienfaisance au Maroc, le Front Islamique du Salut (FIS) en Algérie, le Hamas à Gaza, le Mouvement Rafah en Turquie et beaucoup d’autres.

La philosophie de cette hydre compte sur deux fondements : coucher dans le même lit que le sultan et traiter avec le diable pour arriver au pouvoir. Naturellement, les mouvements islamiques et leurs cheikhs ont appris cette philosophie et y ont excellé. Si l’on regarde autour de nous, en Orient et en Occident, on trouve que coucher dans le lit du sultan a engendré des prédicateurs de sultans dont le rôle dans la vie, hormis l’accumulation d’argent et l’édification de palais, est d’anesthésier les peuples par des fatwas qui incitent à obéir au sultan et leur déconseillent de se soulever. Dans les quelques semaines qui ont précédé les révoltes de jeunes dans les pays arabes et après la propagation de ces révoltes, les prêcheurs des sultans  rivalisaient dans la publication de fatwas rendant illicite (harâm) la participation à des grèves et à des troubles. Le cheikh Youssef al-Badri, l’un des plus célèbres savants en religion en Égypte a émis une fatwa prononçant comme illicite la participation aux grèves, confirmant que tout participant est dans le péché selon la loi islamique. Et surtout, il a même demandé au président Moubarak de ne pas répondre à toute injonction à la démission provenant de la populace et des personnes sans jugeote (al-Badri a ainsi appelé les incitateurs à la grève). De même, il a conseillé à Moubarak de suivre l’exemple du calife bien guidé Othmane ibn ‘Affâne qui a refusé de quitter le trône quand un groupe d’égyptiens le lui avait demandé. (Al-Shark al-Awsat, 4/05/2008).

Le cheikh  ‘Abd el- ‘Aziz Âl Cheikh, mufti général de l’Arabie Saoudite, président du Comité des grands savants en religion et de la Commission permanente de la Recherche et de l’Ifta’ (3), a qualifié les médias qui « embrigadent » les peuples contre leurs gouvernants d’« ennemis de Dieu » et  d’« hypocrites » qui cherchent à généraliser le désordre entre les gens. Le cheikh ‘Abd el-‘Aziz Âl Cheikh, en répondant à une question de l’auditoire, n’a pas soutenu la participation à des manifestations pacifiques. Il a déclaré : « Je ne vois pas d’utilité à sortir dans des manifestations pacifiques car ce n’est qu’une exaltation temporaire, sans intérêt. Les manifestations ne peuvent engendrer que des hurlements et des cris et elles pourraient conduire à l’indiscipline ». (Al-Shark al-Awsat, 14/01/2009).

La Commission des grands savants en religion et son mufti ont approuvé et ont publié une déclaration rendant illicite les manifestations. Ce manifeste stipulait que l’Arabie Saoudite est fondée sur « le Livre, la Sunna, l’allégeance [au monarque], l’engagement de la communauté et l’obéissance ». La réforme et le conseil ne se font pas par les manifestations, par les moyens et méthodes qui suscitent la sédition et divisent la communauté. C’est ce qui a été décidé par les savants religieux de ce pays, autrefois et récemment, qui ont déclaré illicites toutes manifestations et prononcé des mises en garde.

Ont agi de la même façon les cheiks du Yémen qui se sont donné le nom de « savants du Yémen ». Ils ont émis un mémorandum condamnant comme illicites toutes manifestations et soulèvements contre le gouvernant. Le président Ali Abdallah Saleh les a chargés d’être les intermédiaires entre lui-même et les protestataires. Ils se sont appliqués à cela mais sans succès.

La philosophie des hydres est de déclarer une chose et d’agir en sens contraire. Le cheikh Mohammad al-Saleh al-Hadri, tunisien, ancien membre du mouvement islamique terroriste Al-Nahda, dont il s’est séparé après la révolution du Jasmin pour former un autre parti islamique, a déclaré : « J’ai remarqué pendant plusieurs décades qu’il y a un écart clair entre le dire et le faire. J’avoue qu’il y a des éléments rigoristes dans le mouvement d’Al-Nahda. J’étais parmi ceux qui ont condamné en son temps les opérations d’explosions et les brûlures à l’acide exécutées par le mouvement dans les années 80 et début 90, malgré les dénégations des dirigeants actuels qui ont attribué ces actes à la base qui ne s’est pas conformée à leurs décisions. Cela me paraît impossible car il est bien connu que tous les membres du mouvement Al-Nahda sont disciplinés et n’entreprennent pas de telles opérations sans se référer aux dirigeants ». (Al-Shark al-Awsat, 10/03/2011). Ce Tunisien est un témoin du sérail qui dit que le mouvement a effectué des explosions et a jeté de l’acide sur le visage des femmes non voilées à une période où le cheikh al-Ghannouchi, chef du mouvement Al-Nahda, déclarait que son mouvement était démocratique, qu’il rejetait la terreur et croyait au multipartisme. Et comme cette hydre a plusieurs têtes, une de ses têtes, en Afghanistan, a appliqué les mêmes méthodes que le mouvement Al-Nahda pratiquait en Tunisie et a jeté de l’acide sur le visage des étudiantes dans les écoles.  

Quant à l’Iran, le chef de la police a déclaré que les participants aux marches illégales seront traités durement, qu’ils auront à affronter une justice d’une plus grande fermeté. (Al-Shark al-Awsat, 31/12/2009). Tout récemment, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a lancé une forte attaque contre ceux qu’il qualifie de despotes qui tuent leur peuple avec des armes américaines. Puis il a mentionné les évènements qui se déroulent au Moyen-Orient en insistant sur ces chefs despotes de la région qui tuent les fils de leur patrie avec des armes américaines. (Al-Shark al-Awsat, 01/03/2011). Alors que les manifestants contre le régime iranien sont les ennemis d’Allah  et qu’il est permis de les tuer avec des armes iraniennes, les manifestants des pays arabes sont des héros et il n’est pas permis de les tuer avec des armes américaines. Les têtes de l’hydre prononcent des avis différents.

L’Arabie Saoudite a voté avec la Ligue Arabe la zone d’exclusion aérienne en Libye car le colonel Kadhafi tue son peuple, alors que les soldats saoudiens à Qatif tuent les manifestants qui ont eu le courage de sortir manifester et elle envoie des milliers de soldats, des véhicules blindés à Bahreïn pour aider le roi à mater les manifestants et à les tuer. Les savants du droit islamique nous disent ainsi : « Suivez ce que disent les savants mais ne suivez pas ce qu’ils font ».

L’autre fondement de la philosophie de l’hydre est de traiter avec le diable pour arriver au pouvoir. Le cheikh Hasan el-Banna a lancé son mouvement à la mosquée d’Ismaïlyya construite pour lui par la compagnie anglaise qui gérait le Canal de Suez ; puis le M16, l’organisme des renseignements britannique,  a réussi à avoir un contact avec lui et à l’utiliser, conjointement avec la CIA, pour se débarrasser de Gamal Abdel Nasser et venir à bout du socialisme  et du parti communiste égyptien (The Devil’s Game, Robert Dreyfus, p 47). Ensuite, le roi Fouad puis le roi  Farouk ont demandé son aide contre les mouvements nationalistes qui réclamaient le départ des Anglais. En 1936, lors des manifestations contre les Anglais, les Frères Musulmans lançaient : « Dieu est avec le roi et le peuple avec Zaghloul » (4). Naturellement, la main de Dieu est la plus haute et celui qui est avec Dieu triomphera. En 1937, lors du couronnement du roi Farouk, ce sont les voyous des Frères Musulmans qui assuraient le service d’ordre. Le roi Farouk était généreux financièrement envers Hassan el-Banna qui lui fournissait des informations sur les partis de gauche. El-Banna avait de nombreuses relations avec l’ambassade des États-Unis et l’ambassade de Grande-Bretagne. Les Frères Musulmans ont formé des syndicats ouvriers dont le but primordial était de faire échec aux grèves des syndicats ouvriers de gauche. Dans les années 30 du siècle dernier, les Frères Musulmans ont collaboré avec le parti nazi en Allemagne et ont envoyé le cheikh Amine el-Husseini rencontrer Hitler. Des documents gouvernementaux suisses ont confirmé que Saïd Ramadan (5), le gendre de Hassan el-Banna était un agent des Anglais et des Américains (même référence ci-dessus, p 79). Les Frères Musulmans ont rencontré Norman Darbsheir (6), chef du M16 à Genève, pour organiser une tentative d’assassinat de Nasser. En Iran, la CIA, avec la participation du renseignement britannique a acheté l’allégeance  des mollahs iraniens pour se débarrasser de Mossadegh, le premier ministre du Shah, car il avait des penchants communistes. Il avait nationalisé l’Anglo-Iranian Oil Company. L’homme de la CIA en Iran était l’ayatollah Abou al-Kacem Kachani, le maître de Khomeiny et représentant des Frères Musulmans en Iran. La CIA lui a versé des sommes colossales pour louer des manifestants stipendiés qui sortiraient manifester réclamant que Mossadegh soit  écarté du pouvoir et que revienne le Shah qui avait fui à l’époque (même référence ci-dessus, p 110). Kachani a loué des gens et leur a donné l’ordre de caillasser les mosquées et a prétendu ensuite qu’ils étaient du parti communiste Tudeh afin de déformer l’image des communistes. Quant le Shah a repris son trône, il a acheté l’allégeance des mollahs en les payant généreusement comme le dit Fridoune Oveida, ancien ambassadeur d’Iran aux Nations-Unies.

Les Frères Musulmans d’Égypte, de Gaza et de la Rive Ouest [du Jourdain] ont collaboré avec Menahem Bégin et Ariel Sharon pour combattre le Mouvement de la Libération de la Palestine de tendance gauche. Par la suite, cette collaboration entre les Frères Musulmans et le Mossad a donné naissance au mouvement Hamas sous la direction du cheikh Ahmad Yassine en 1986. Le Hamas, encouragé par le Mossad, a persisté à attaquer les membres de l’organisation Fatah là où ils se trouvaient. Quand l’Intifada palestinienne a commencé en 1987, le Hamas n’y a pas participé. Cela a conduit Yasser Arafat à déclarer que « le Hamas a été créé par Israël qui lui a fourni généreusement de l’argent, lui a ouvert 400 institutions, des écoles, des mosquées et même des universités ». Le 4 juin 1983, les partisans des Frères Musulmans à Gaza ont tué, parce qu’ils étaient partisans du Fatah, au moins 200 étudiants de l’Université Islamique de Gaza.  .

En Afghanistan, la CIA a mis dans son giron un enseignant islamique Ghoulâm Mohammad Niâzi, professeur de théologie à l’Université de Kabul. Elle l’a généreusement payé  pour former un mouvement de la Jeunesse Musulmane, (Muslim Youth). En 1972, Abd al-Rasoul Sayyaf et Hikmatayar Warbani adhérèrent au mouvement, toujours sous l’égide de la CIA. Et enfin, la CIA, par Arabie Saoudite et Pakistan interposés, a créé le Mouvement Taliban, financé par l’Arabie Saoudite.

Alors qu’Israël était et reste toujours l’ennemi numéro 1 de l’Iran, selon la propagande iranienne, Israël était le fournisseur principal en armes de l’Iran de Khomeiny de 1980 à 1987. Israël avait fourni au gouvernement de Khomeiny les noms des membres de la gauche iranienne (même référence ci-dessus, p 274). En 1980, Ahmad Kachani, fils de l’ayatollah Abou al-Kacem Kachani, a visité Israël pour faciliter l’exportation des armes d’Israël vers l’Iran.

Cette hydre à peau lisse, à plusieurs têtes, a déclaré très souvent dans le passé que la démocratie est une hérésie car l’islam possède la Shûra (Conseil des Sages). Un certain nombre de ses têtes considère que les élections sont illicites, tente actuellement de s’enrouler autour des victoires des révolutions des jeunes en Tunisie et en Egypte. En Tunisie, le cheikh Rashed al-Ghannoushi est rentré après plus de 20 ans passés à Londres et a déclaré que le mouvement Al-Nahda croit en la démocratie, qu’il participera aux élections mais qu’il ne présentera personne à la présidentielle. Naturellement, c’est un plan de première étape permettant au mouvement de construire ses bases après les multiples scissions et après la perte de son dirigeant quand Ghannoushi s’enfuit à Londres.

La tête égyptienne a comploté avec le gouvernement des officiers pour restaurer l’ancienne Constitution de façon que les Frères conservent l’article 2 (7). Leur grand chef a déclaré qu’ils soutiennent un gouvernement civil avec une référence islamique. Cela veut dire clairement en arabe que les Frères Musulmans veulent constituer un Conseil Islamique analogue au Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime en Iran, qui impose son avis au Parlement et par conséquent ce Conseil sera le gouverneur réel et le Parlement deviendra une pièce d’une démocratie de façade. S’ils gagnent les élections, leur Parlement pourrait voter une décision de céder au Président de la République ses prérogatives dans la surveillance des institutions de l’état . Pour la première fois dans l’histoire des parlements de l’Iran, depuis la constitution du Majlis al-Shûra National après la révolution du début du siècle dernier, le parlement iranien Majlis al-Shûra Islamique a abandonné l’une de ses obligations légales et ses prérogatives constitutionnelles en faveur de la Guidance du Juriste, en contradiction, selon un député réformateur opposé à cette décision du Parlement, avec « la délégation octroyée par l’électeur aux députés ». Selon la liste 198, remarque 7 du Règlement Intérieur du Parlement, les députés se sont fait voler la responsabilité de surveiller les institutions et les administrations qui  dépendent de la Guidance du Juriste, le chef du pays, l’ayatollah Ali Khamenei. [ … ] (Al-Shark al-Awsat, 12/12/2008). C’est la démocratie à laquelle aspire l’hydre islamique, l’hydre lisse de peau.

Dans une tentative sans espoir pour rassurer les révoltés en Égypte, les Frères Musulmans ont vanté le régime démocratique de Turquie. Ils savaient pertinemment que la Turquie après Atatürk était un état absolument laïque sous l’égide de l’armée et avec une justice libre qui veillaient à sa laïcité jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Erdogan qui a écarté l’institution militaire en l’accusant de comploter contre le système de gouvernement. Puis Erdogan s’est tourné vers la Justice  et a tenté de modifier la Constitution pour empêcher la Justice de regarder les lois édictées par le Parlement. Bientôt la Turquie, dès qu’elle désespèrera d’intégrer la Communauté Européenne, se transformera en un état islamique analogue à l’Iran.

La démocratie et l’hydre de Lerne islamique ne peuvent cohabiter, peu importe les circonstances. Après l’alliance de l’Armée égyptienne avec l’hydre, allons-nous avoir  l’ambition qu’un Hercule apparaisse pour tuer cette hydre à peau lisse et à plusieurs têtes ?

par Kâmel el-Najjar (*)

Traduit de l’arabe par Bernard Dick

L’hydre de Lerne islamique décrite par l’auteur de l’article ci-dessus a appris à voler et à prendre la mer depuis sa sortie du désert en 1928. Ses têtes de pont ont atterri en Occident et tout particulièrement en Europe. En France, l’hydre islamique a trouvé refuge dans la banlieue parisienne et dans  les 750 territoires de non-droit  pris à la République. On la trouve à la Mosquée de Paris où elle a enroulé ses longues  excroissances sur la Mosquée de la capitale de la France. On trouve d’autres têtes portant des noms différents, à l’UOIF, dans les deux-tiers des 2300 mosquées où elle crache son venin sur les jeunes et les moins jeunes qui sont souvent médusés par son discours. On la trouve aussi dans les grandes entreprises, l’administration, les mairies etc… Il lui arrive aussi  de sortir de ses cachettes pour cracher le même venin dès que l’on lui pince la queue lors des réunions sur l’identité nationale, le halal, la polygamie, la laïcité, les prières dans les rues, les débats sur l’islam etc… Reste à la France de trouver son Hercule. Il tarde à sortir du rang pour terrasser l’hydre islamique. S’il tarde trop, on verra l’hydre islamique avaler la République [NDT]

 

Notes du traducteur :

(*)  Kâmel al-Najjar est un penseur, écrivain et chirurgien égyptien. Article publié le 13/03/2011 par le site www.ssrcaw.org (Site des laïques arabes).

(1) 1928 :  fondation des Frères Musulmans en Égypte par Hasan el-Banna

(2) Le califat a été supprimé par Mustafa Kemal Atatürk en 1924

(3) Dar al-Ifta’ : Organisme chargé d’émettre des avis juridiques

(4) Saad Zaghloul (1859-1827) : premier ministre de l’Égypte en 1924

(5) Saïd Ramadan (1926-1995) est le père de Tarek Ramadan

(6) Norman Darbsheir : orthographe transcrite de l’arabe, non vérifiable

(7) Article 2 de la Constitution égyptienne : « L’islam est la religion de l’État. La langue arabe est sa langue officielle. La charia musulmane est la source principale des lois. »

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