La volonté des musulmans d’humilier les dhimmis par des signes distinctifs

Publié le 1 décembre 2013 - par - 4 895 vues

La « grande tolérance » envers les gens du Livre [dhimmis] était concrétisée par un statut très particulier[1] découlant du « pacte conclu »[2] avec les autorités du système-islamique.

Ce statut prescrivait des obligations, des interdictions et reconnaissait « quelques droits ».

Outre les interdictions « de base » qui leur étaient faites :

  • · faire du prosélytisme :
  • · proférer des blasphèmes envers la foi islamique :
  • · consommation d’alcool ;
  • · consommation de viande de porc ;
  • · …

Les dhimmis devaient être facilement identifiés en public, ce qui était concrétisé par des prescriptions vestimentaires devant être toujours respectées.

Moins connue que l’obligation faite aux juifs, par les nazis (qui n’ont rien inventé), de porter une étoile jaune, et aux homosexuels de porter une étoile rose, mais tout aussi efficace, a été l’obligation pour les dhimmis de porter un habillement caractéristique,  ou de couper leurs cheveux d’une façon particulière permettant de les distinguer, de faire apparaître leur position d’infériorité, avec pour but de les humilier (voir ci-après, le pacte d’Omar).

Coptessignedistinctif
 Signe distinctif destiné aux Coptes égyptiens du 10e siècle, devant être porté à l’extérieur de leurs vêtements (conservé au « California Academy of Sciences collections »).

Parmi les obligations imposées[3], au gré des « fantaisies » des autorités du système-islamique :

  • · nouer une large ceinture [zunnah] et un foulard [taylasin] ;
  • · porter une clochette à l’intérieur des bains publics ;
  • · porter une croix en bois d’un demi mètre de long autour du cou, pour les chrétiens ; un agneau en bois pour les juifs ;
  • · porter des vêtements bleus foncés avec de longues manches et un chapeau en forme de selle, pour les juifs du Maghreb ;
  • · porter des  vêtements et des turbans jaunes, pour les juifs ;
  • · porter des sandales de jonc et des turbans ou chapeaux noirs avec un petit morceau de tissu rouge, pour les juifs ;
  • · interdiction de porter des habits, des turbans et des sandales ;
  • · interdiction de porter des turbans et obligation de porter des chaussures noires ;
  • · …

Droits reconnus par la loi (il s’agit, bien sûr de la charia), bien inférieurs à ceux  reconnus aux croyants.

Interdiction de payer des « impôts nobles »[4], comme l’aumône obligatoire [zakkat], mais soumission à un impôt dédié [jizya]. Les dhimmi pouvant être tués ou leurs enfants enlevés, convertis de force et transformés en janissaires[5], en cas d’impossibilité de satisfaire aux exigences des percepteurs.

Un point de vue particulièrement intéressant est celui présenté sur le site « Notre Dame de KABYLIE »[6], dont la citation qui suit est extraite, en particulier le « pacte d’Omar » :

{…Les incapacités qui frappent les dhimmis sont résumées dans le Pacte d’Omar, qui fut probablement rédigé par le calife Omar b. Abd al Aziz (Omar II, 717-20). On notera l’emploi du “nous” pour le présenter comme le point de vu des dhimmis. Ainsi cela passe mieux, cela montre qu’ils acceptent ces obligations. On dirait presque un serment, une promesse de leur part! MAIS C’EST CELA UN PARFAIT DHIMMI ! Toujours prêt à signer…. Plus tard on a appelé ces personnes des BENI OUI-OUI. Sauf qu’ils n’ont pas vraiment dit “oui” à leur situation, les dhimmis. Finalement le colonialisme abouti c’est la Dhimmitude, car c’est ALLAH qui le veut !!!

Le Pacte d’Omar

« Nous ne construirons pas dans nos cités ou dans leurs environs ni monastère, église, ermitage ou cellule de moine. Nous ne réparerons pas, de jour comme de nuit, ce qui est tombé en ruine ou ce qui se trouve dans un quartier musulman.

Nous maintiendrons nos portes grandes ouvertes pour les passants et les voyageurs. Nous fournirons trois jours de nourriture et un logement à tout musulman qui s’arrêterait chez nous.

Nous n’abriterons aucun espion dans nos églises ni dans nos demeures, ni ne les cacherons aux musulmans.

Nous n’enseignerons pas le Coran à nos enfants.

Nous n’organiserons pas de cérémonie publique. Nous ne ferons pas de prosélytisme.

Nous n’empêcherons aucun de nos parents d’embrasser l’islam s’il le désire.

Nous montrerons de la déférence envers les musulmans et nous leur céderons la place quand ils désirent s’asseoir.

Nous n’essayerons pas de ressembler aux musulmans de quelque matière que ce soit.

Nous ne chevaucherons pas sur des selles.

Nous ne porterons pas d’épée ou n’importe quelle autre arme, ni ne les transporterons.

Nous ne vendrons pas de porc.

Nous couperons nos mèches de cheveux.

Nous ne montrerons pas nos croix ou nos livres dans les rues empruntées par les musulmans ou sur les marchés. Nous ne ferons sonner nos cloches que dans nos églises et très discrètement. Nous n’élèverons pas la voix en récitant nos prières, ni en présence d’un musulman. Nous n’élèverons pas non plus nos voix pendant les processions funéraires.

Nous ne construirons pas nos maisons encore plus haut que les leurs.

Quiconque frappe délibérément un musulman perd la protection de ce pacte. » …}

{… Il existe une autre version, la voici : …}

{… Le texte du Pacte d´Omar tel qu´il apparaît dans Ibn Qayyim Al-Jawziyya[7] :

« Quand les musulmans ont occupé la Grande Syrie, Omar ibn Al-Khattab a fixé les conditions suivantes à l´attention des chrétiens :

Ils ne doivent pas construire de nouveaux monastères, églises ou cellules de moines dans leurs villes et leurs alentours ;

Ils ne doivent pas reconstruire ceux qui ont été détruits ;

Ils de doivent repousser aucun musulman qui souhaite passer trois jours dans une église, et ont l´obligation de le nourrir ;

Ils ne doivent pas héberger d´espions ;

Ils ne doivent pas être secrètement déloyaux envers les musulmans ;

Ils ne doivent pas enseigner le Coran à leurs enfants ;

Ils ne doivent pas faire preuve de polythéisme en public ;

Ils ne doivent pas empêcher les membres de leurs familles de se convertir à l´islam s´ils le souhaitent ;

Ils doivent faire preuve de déférence face aux musulmans ;

Ils doivent céder leurs places assises aux musulmans qui souhaitent s´asseoir ;

Ils doivent se différencier des musulmans par leurs tenues vestimentaires ;

Ils ne doivent pas porter de noms musulmans ;

Ils ne doivent pas conduire sur une selle ;

Ils ne doivent pas porter d´épées ;

Ils ne doivent pas vendre de vin ;

Ils ne doivent pas se couper court la frange ;

Ils doivent se revêtir de leur habit chrétien où qu´ils se trouvent ;

Ils doivent se ceindre la taille d´une écharpe ;

Ils ne doivent pas porter de crucifix ou l´un de leurs livres saints sur le chemin des musulmans ;

Ils ne doivent pas enterrer leurs morts à proximité des musulmans ;

Ils ne peuvent faire sonner leurs cloches que doucement ;

Ils ne doivent pas lire à haute voix dans leurs églises en présence de musulmans ;

Ils ne doivent pas porter de rameaux le dimanche des rameaux ;

Ils ne doivent pas lever la voix pendant le deuil ;

Ils ne doivent pas porter de bougies pendant leurs funérailles ;

Ils ne peuvent pas acheter des esclaves capturés par les musulmans en temps de guerre ;

S´ils enfreignent le moindre de ces interdits, ils ne seront plus protégés, et les musulmans pourront disposer d´eux comme ils disposent de ceux qui leur résistent. »…}

Et aussi, les propos de Yacine KATEB[8] :

{… Pendant ces treize siècles, on a arabisé le pays mais on a en même temps écrasé le tamazight[9], forcément. Ça va ensemble. L’arabisation ne peut jamais être autre chose que l’écrasement du tamazight. L’arabisation, c’est imposer à un peuple une langue qui n’est pas la sienne, et donc combattre la sienne, la tuer.[…] L’Algérie arabo-islamique, c’est une Algérie contre elle-même, une Algérie étrangère à elle-même. C’est une Algérie imposée par les armes, parce que l’islam ne se fait pas avec des bonbons et des roses. Il s’est fait dans les larmes et le sang, il s’est fait par l’écrasement, par la violence, par le mépris, par la haine, par les pires abjections que puisse supporter un peuple. On voit le résultat….}[10]

{… L’idéologie de la « nation arabe » et l’intégrisme musulman sont les deux principales forces qui s’opposent au progrès [en Algérie]….}[11]

Jean-François Cerisier


[1]             Ou « dhimma »

[2]             Ce qui ne signifie pas du tout, bien au contraire, qu’il était possible aux « gens du livre » de ne pas adhérer à ce pacte … sauf à signer leur arrêt de mort …

  • · [3]           Les nazis et leurs séides n’avaient rien inventé, ce d’autant que les pogroms, eux aussi, ont été inventés par les créateurs du système islamique. En raison de opérations de manipulation reposant sur la tromperie institutionnalisée [taqyya], les obligations faites aux dhimmis, sont moins connues que  celles faites aux juifs, par les nazis, de porter une étoile jaune, et aux homosexuels de porter une étoile rose, mais étaient tout aussi efficaces !

[4]             Appellation tout à fait délirante.

[5]             Lors de leur conversion, les janissaires étaient initiés au bektashisme (ordre religieux issu du soufisme). Les janissaires vivaient en communauté fermée et contraints au célibat.

[6]             www.notredamedekabylie.net

                {… Ce site a été conçu dés le départ dans le but de donner la parole aux convertis venus des traditions musulmanes, qui ont forcément un point de vue différent sur la religion qu’ils ont quittée pour adhérer à Jésus Christ et à Sa Bonne Nouvelle (Èvangile signifiant cela). Toutefois les hérétiques qui s’ingénient à concilier la foi islamique et la foi chrétienne nous évitent, et nous sont même hostiles parce que nous déclarons qu’il faut abjurer l’islam pour être chrétien…}

[7]             Note de l’auteur de ce travail : Ibn Qayyim al-Jawziyya est un philosophe arabe, chercheur, théologien et juriste sunnite qui a vécu à Damas (né en 1292 et mort en 1350)

[8]             Yacine KATEB, Berbère, écrivain algérien, né en août 1929, mort à Grenoble en octobre 1989

[9]             Tamazight : véritable nom de la langue berbère

[10]           « Aux origines des cultures du peuple : entretien avec Kateb Yacine » (1987), dans Revue Awal, n° 9/1992 – Hommage à Kateb Yacine, Kateb Yacine, éd. MSH, 1992, p. 127

[11]           Kateb Yacine, 1985, dans Le poète comme un boxeur, paru Seuil, 1994, p.164, Kateb Yacine.

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