La vraie diversité, c’était avant : Nana Mouskouri, Mouloudji, Rika Zaraï, Moustaki…

« Ils » nous bassinent avec leur « diversité » ! Pourtant il suffit d’ouvrir les yeux pour observer que tout n’est devenu que plate uniformisation et triste monotonie. « Leur » diversité à « eux » ne se résume en fait qu’à deux mots : américanisation et islamisation ; la première, véritable machine à tuer les civilisations, a permis à l’autre de se mettre en place.

Côté musique et chanson, le panorama est désolant : c’est l’invasion sonore de la sous-culture anglo-américaine de la pire espèce. Rares sont, y compris dans le camp des patriotes, ceux qui ont conscience de l’ampleur des dégâts causés par cette déculturation, volontaire de surcroît, et qui a transformé les Français en des déracinés sur la terre de leurs ancêtres.

Quant aux jeunes « issus de la diversité » si prompts à nous rabâcher leur différence et leur identité, leur univers ne se résume qu ‘au Rap et au McDo. Ne leur demandez pas une chanson de El Harrachi ou de Chekkara, pour la plupart il ne connaissent rien à leur culture d’origine (ne parlons même pas de celle de la France !). Remarquez, il est tout autant inutile de demander à un jeune « Babtou » de vous fredonner une chanson de Trenet ou de vous citer ne serait-ce qu’une seule œuvre de Debussy.

La vraie « diversité » c’était celle qu’il y avait avant ! Mais les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître…

Permettez-moi donc une séquence souvenirs-souvenirs avec quelques évocations et quelques portraits.

Je vous parle d’un temps… le temps de mon enfance ; quand je suis arrivé tout petit en France avec mes parents à la fin des années 60 et quand j’ai grandi durant les années 70.

En ce temps-là, les Français étaient heureux, fiers et enracinés.

Il n’y avait que trois chaînes de télévision et cinq ou six stations de radio, je crois, mais on ne sentait pas de monotonie pour autant.

Au contraire, on entendait de tout à la radio ainsi que dans les émissions de variétés à la télévision !

Par-dessus tout c’était la chanson française qui dominait les ondes. La vraie chanson française, celle qui manie aussi bien le verbe classique que l’argot populaire, le plus souvent accompagnée de sonorités d’accordéon, sur des rythmes à trois temps.

Par ailleurs, tout le monde savait apprécier ce qu’on osait encore appeler « La grande musique »car, contrairement à ce que disent certains, ce n’était pas du tout une musique « élitiste ». Chaque Français avait à la maison au moins un disque de Mozart, Vivaldi, Ravel, ou Tchaïkovski.

Bien sûr il y avait également les nouvelles musiques populaires venant d’outre-Manche et d’outre-Atlantique, mais elles n’étaient pas encore devenues hégémoniques comme aujourd’hui. De plus, les Yéyés et autres Rockers gaulois n’avaient pas encore renié leurs racines, comme on peut l’entendre dans cette « Carmagnole » interprétée par notre Johnny national.

https ://www.youtube.com/watch?v=muMtrCCl1vU

Il y avait beaucoup de chanteurs populaires d’origine étrangère mais, à l’instar de Charles Aznavour, ils étaient tellement français que c’était des ambassadeurs de la culture populaire française et ils contribuaient au rayonnement de la France à travers le monde. Souvenez-vous comment Yves Montand (l’immigré italien !) interprétait les plus belles valses musette dédiées à la capitale : « Sous le ciel de Paris » ou « A Paris ». Plusieurs années après, il nous fera une magnifique version du « Chant des Partisans ».

A propos de valse musette, il y a un album à redécouvrir : Il s’agit d’une l’anthologie intitulée « Et ça tournait ! », interprétée par Mouloudji (d’origine kabyle !) avec l’accordéoniste Marcel Azzolla (d’origine italienne). Un véritable trésor que les patriotes français devraient tous avoir chez eux !

https ://www.youtube.com/watch?v=5rUwoWhDDs4

Souvenez-vous de « Petit garçon », délicieuse chanson de Noël interprété par la chanteuse grecque Nana Mouskouri, accompagnée de ses bouzoukis et ici en compagnie de Georges Brassens.

https ://www.youtube.com/watch?v=UygsWM9lxMo&list=RDUygsWM9lxMo

En 1973, l’israélienne Rika Zaraï chantait « C’est ça la France » !

https ://www.youtube.com/watch?v=zKaS5cYaaPE

N’oublions pas les musiciens comme Georges Zamfir, le célèbre joueur de « NaÏ » (flûte de pan roumaine), qui fut entre autres l’interprète de la musique du film Le Grand blond avec une chaussure noire. Tout le monde se souvient de la scène du dos nu de la divine Mireille Darc, qui nous a récemment quittés !

https ://www.youtube.com/watch?v=cllJzGDWyas

Depuis la sortie du film Orfeu negro de Marcel Camus, en 1959, date de naissance officielle de la Bossa nova, les Français sont épris de chanson brésilienne. Chaque chanteur avait « sa » chanson brésilienne : que ce soit Claude Nougaro avec »Bidonville » (« Berimbau » de Baden Powell) ou « Ah tu verras » (« Oh que será » de Chico Buarque de Holanda), Georges Moustaki avec « Les eaux de mars » (« Aguas de março » de Antonio Carlos Jobim), ou encore (sur un ton plus humoristique) Pierre Vassiliu avec « Qui c’est celui-là? » (« Partido alto »de Chico Buarque de Holanda).

https ://www.youtube.com/watch?v=GNWKWhdnRDI

D’autres avaient leur chanson qui parlait du Brésil comme Marie Laforêt avec « Maine-Montparnasse », ou encore Chantal Goya avec « On va jouer au carnaval ». Ce fut une véritable histoire d’amour entre la France et le Brésil, pays francophile notoire. Ce n’est pas un hasard si le premier vol régulier du Concorde sera Paris-Rio en 1976.

Par la suite, ce fut un véritable engouement pour les musiques des Andes, et qui donna naissance à de nombreux groupes formés par des musiciens français comme « Pachacamac » (et qui existe encore !).

https ://www.youtube.com/watch?v=rTwu-hPHJfs

A l’époque des dictatures militaires en Amérique du Sud, il y avait de nombreux artistes latino-américains réfugiés en France (des vrais réfugiés, eux !). Parmi les plus célèbres, le groupe chilien Quilapayún (souvenez-vous de « El pueblo unido jamás será vencido », « Le peuple uni ne sera jamais  vaincu ! ») composa cette « Valse de Colombes » en remerciement pour le chaleureux accueil dont ils ont bénéficié de la part de cette municipalité de la « Banlieue Rouge » (c’était bien avant qu’elle ne devienne « Verte » !). Écoutez les flûtes des Andes imiter l’orgue de barbarie, et citer les premières notes de « La Marseillaise » à la fin du morceau :

https ://www.youtube.com/watch?v=HhDAhN98WYc

Paris était la capitale culturelle du monde, tout en étant capitale de la France : cosmopolite mais pas multiculturelle ! On sentait bien que, tout en étant ouverts au monde, on était en France.

C’est pour cela qu’on entendait beaucoup de musiques et chansons du monde ; les Français adoraient ça ! Que ce soient des airs russes, italiens, grecs, espagnols ou latino-américains, chantés aussi bien en version originale que française.

Certaines mélodies étaient devenues si populaires qu’elles étaient transformées (avec d’autres paroles) en chansons gauloises, voire carrément paillardes ! C’est ainsi que « La raspa » mexicaine devint « L’avion, l’avion, l’avion, ça fait monter les yeux… »

Dario Moreno (le plus français des mexicains-judéo-turcs !) a fait connaître les tubes  latino-américains : « La bamba », « Amor amor », « Quizas quizás », « Bésame mucho » ou encore son inimitable versión de « Coucouroucoucou paloma ». N’oublions pas également « Si tu vas à Rio » ou encore « Brigitte Bardot », chanson dédiée à la grande BB avec qui il partagea l’écran. Polyglotte, il chantait aussi bien en français qu’en espagnol, en portugais, en turc ou en arabe. Écoutons-le dans cette célébrissime chanson égyptienne dont les paroles ont la particularité d’être chantées en arabe, en français et en italien.

https ://www.youtube.com/watch?v=DGdcCLyPC_U

Par la suite, Carlos (le barbu préféré des Français !) reprendra le flambeau à sa façon. Nous le voyons ici versionner en français, non sans humour, la célèbre chanson tunisienne « Sidi Mansour ». On aimerait bien voir d’autres barbus en faire autant…

https ://www.youtube.com/watch?v=E2iplFl6PaE

Henri Salvador nous ramenait les parfums de la France d’outre-mer.

https ://www.youtube.com/watch?v=WcIrnIo_Hao

Certains artistes nous faisaient découvrir des chansons de leur pays d’origine en les versionnant en français. Ce fut le cas de Georges Moustaki (notre Métèque bien-aimé !) qui, à l’époque de la Dictature des Colonels, chanta cette dramatique « Emaste dio » (« Nous sommes deux ») du grand Mikis Théodorakis.

https ://www.youtube.com/watch?v=U0DAinZl5ho

La portugaise Linda de Suza chantait « Tiroli-tirola »

https ://www.youtube.com/watch?v=N0xT43QWUF0

N’oublions pas le « bourreau des cœurs », le « Spanish lover » de Paris et « Chanteur de Mexico »; j’ai nommé Luis Mariano ! Nous le voyons ici, en compagnie de Carmen Sevilla, dans cette adaptation cinématographique de la célèbre opérette de Francis Lopez.

https ://www.youtube.com/watch?v=T4KESvP67Gc

Parmi les artistes américains, celle qui a le plus aimé la France fut, sans aucun doute Joséphine Baker. Dès 1940, elle s’était engagée dans la Résistance. Bien-sûr, il y avait également tous ces merveilleux jazzmen, aussi bien américains que français, qui illuminaient depuis longtemps les nuits parisiennes.

Revoyons-la dans le film Zouzou auprès de Jean Gabin, qui lui aussi avait combattu pour la France.

https ://www.youtube.com/watch?v=NjxA1LHqj0w

Je n’ai jamais compris pourquoi tout cela avait disparu par la suite. Interdit par la mairie ?… L’ambiance était pourtant bon enfant et sans le moindre problème. Je me souviens des dimanches où j’allais avec mon père sur l’esplanade devant le Centre Pompidou pour écouter les musiciens qui y jouaient. C’était une véritable place de village médiéval remplie de troubadours et trouvères du monde entier. J’écoutais émerveillé les joueurs de Oud arabe, de Kora africaine, de Valiha malgache, etc., mais également des accordéons parisiens, ou des cornemuses bretonnes. Il y avait par ailleurs un chanteur avec sa guitare qui interprétait les chansons de Brassens. Il était toujours entouré d’une foule qui chantait avec lui.

D’autre part, la plupart des chanteurs français étaient polyglottes et avaient un immense succès à l’étranger, que ce soit aux USA, au Japon ou encore en Amérique latine. Avez-vous entendu Cloclo chanter en espagnol ?

https ://www.youtube.com/watch?v=gtyO8-SvGq8

Pour finir, je vais faire une confidence ; en exclusivité pour les lecteurs de Riposte Laïque : il se trouve que depuis toujours, je suis secrètement amoureux de Marie Laforêt !  Vous allez donc me permettre une séquence dédiée à « La Belle Ariégeoise », toujours aussi belle à 77 ans. Passionnée de musiques du monde, en particulier d’Amérique latine, elle se faisait accompagner par de magnifiques musiciens traditionnels et avait par ailleurs travaillé avec l’immense compositeur brésilien Egberto Gismonti.

La voici en 1960 interprétant « La Petenera » mexicaine :

https ://www.youtube.com/watch?v=dSspP01ny2c

Ici nous l’entendons dans une chanson napolitaine :

https ://www.youtube.com/watch?v=DVoftt17K1o

Dans une chanson juive dont le texte est tiré du « Cantique des cantiques » :

https ://www.youtube.com/watch?v=_IVMQToLfYM

Une chanson russe :

https ://www.youtube.com/watch?v=Z_9gzN0CCSY

Une valse musette bien française avec la ritournelle traditionnelle en « Digue-digue-don » :

https ://www.youtube.com/watch?v=rZ3F99VOgxA

Marie Laforêt – Ay tu me plais (1972)

Bref, plus ouverte à la « diversité » qu’elle impossible ! Et pourtant cela ne l’a pas empêchée d’être attaquée en justice par le MRAP en 2011… pour propos racistes !

Tout cet exotisme était en fait on ne peux plus français, à l’image de ce peuple curieux par nature, passionné et ouvert au monde, tout en étant profondément enraciné.

Y a pas à dire : c’était mieux avant !

Santiago CARTAGENA

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70 Commentaires

  1. Quel merveilleux article vous nous avait offert, ce petit retour au pays de notre enfance et jeunesse fait tant de bien pour les gens qui ont connu la France d’avant ! Je me suis régalée en réécoutant la voix si émouvante de Mouloudji. Petit bémol, je préfère l’interprétation de Jean-Marc Thibaut pour ce répertoire, sa voix rauque, cassée par le temps et sa gouaille de vieux titi cadre mieux avec le monde de nos parents et grands-parents. Mais pour l’exotisme qu’évoque votre article, il était sincèrement aimé des autochtones français. En ce temps-là, j’appréciais vraiment la diversité, c’était un vrai plus, son mystère, sa différence discrète et lointaine me faisait rêver. Personne ne faisait la morale pour les aimer, nous avions le choix et ceux qui voulaient agissaient en fonction.

  2. Je pense souvent à Reggiani et sa chanson « Les loups ». Ca me filait le frisson. Je sais pourquoi maintenant.

  3. 2- scotchent toute la jeunesse à son téléphone sont certes américaines aujourd’hui, mais elles pourraient être de n’importe où, ça ne changerait pas grand chose, le problème étant que ces grandes sociétés n’ont aucun scrupule à faire de l’argent sur le dos de la culture et de l’épanouissement intellectuel puisqu’aucun pouvoir n’est plus assez fort pour les arrêter, et que c’est leur intérêt. Mais, en France, c’est bien plutôt l’africanisation plus que l’américanisation qui tire toute la société vers le bas et pousse la France a tirer un trait sur son Histoire, donc sur son patrimoine, y compris culturel. La France se rejette, parce qu’elle couve en son sein un cancer qui le lui impose, et elle se ferme ainsi à toutes activités de l’esprit, puisqu’Allah interdit de s’en servir.

  4. 1- Dieux qu’il a neigé sur Yesterday. Mais ce n’est pas tant le fait de l’américanisation. Aux USA aussi, la décennie 65-75 était pleine de valeurs saines, on aimait le beau et on en produisait à foison, on méprisait l’argent et entretenait le rêve de l’amour universel et d’un monde meilleur ( même si la musique américaine de cette période a beaucoup moins pénétré que celle de 55-65, seulement le rock anglais un peu ). Encore une fois, c’est la crise pétrolière, mais oui, elle-même, qui en rendant la vie soudain beaucoup plus difficile, a mis fin au rêve en nous ramenant à la matérialité, le commerce a repris ses droits et nous sommes redevenus des consommateurs, assignés à l’immédiateté, à la dance-music ( la disco est arrivée en 75 ) , au sex-appeal. Les majors de l’informatique qui …

  5. Si ça peut vous consoler, même les Anglo-Saxons (USA, Canada, Grande Bretagne…) regrettent amèrement le passé et estiment que c’était mieux avant. En fait, tout s’est dégradé depuis les années 90 lorsque le rock et le blues ont été supplantés par le rap, les boys-bands et tous ces trucs techno/dance. En gros, rien que des courants ne nécessitant pas la moindre maitrise instrumentale la plus élémentaire. Les maisons de disque, à cette époque, ont voulu miser sur la rentabilité à court terme. Conséquences: on n’entend quasiment plus de vrais artistes sur les stations de radio et les chaines TV grand public. On peut d’ailleurs constater que l’ascension de ces tendances (du rap, surtout) coïncide avec le nivellement par le bas à echelle mondiale de la culture générale.

      • merci Pivoine vous m’avez appris une chose jusqu’à présent je ne savais pas
        comment faire pour mettre la vidéo en évidence

        • Vous devez avoir un compte sur youtube, c’est pourquoi le lien avait un s. Mais rassurez-vous, quand on clique dessus, on aboutit soit à une page neutre, soit sur son propre compte (en ce qui me concerne, mon pseudo apparaît en haut à gauche; donc vous ne serez pas piratée. Toujours est-il que le s empêche à la vidéo d’apparaître dans le message. C’est sûrement dû à la configuration du site RL.

  6. «Hier n’existe plus, demain n’existe pas encore, seul le moment présent existe, voilà pourquoi nous l’appelons présent.»
    «Le passé est une place de référence et non une place de résidence.»
    «Souviens-toi du passé, apprécie le moment présent, planifie ton avenir.»
    «L’avenir nous tourmente, le passé nous retient. C’est pour ces raisons que le présent nous échappe.» Gustave Flaubert

  7. L’heure n’est pas à la nostalgie, l’heure est à la défense de notre pays. Chaque jour qui passe, doit être consacré à la défense de notre pays. Regarder en arrière est une grave erreur ou une perte de temps.
    M. Santiago veut nous rappeler que dans les années 50 et 60, il y avait des artistes issus de la diversité et qu’ils aimaient notre pays et qu’ils parlaient en bien de la France, oui, oui, nous savons tous ça, mes parents, aujourd’hui morts, écoutaient la radio et regardaient la télé et des fois achetaient des 45 tours, mais ce temps-là est fini, il est mort. N’y pensons plus et remercions le ciel de nous avoir permis de vivre ces années-là. Dans mon cas, ce fut des belles années. Mais aujourd’hui, l’heure est venue pour la reconquête de notre pays et du grand ménage.

  8. Au-delà de la chansonnette, il y avait tout un mode de vie. Je me souviens des années où peu d’entre nous avaient une voiture. On se retrouvait le samedi au bistrot, les équipes se formaient : je vais au bal à tel endroit, qui veut venir ? si ça se passait bien, la même équipe se retrouvait le ouiquènde suivant et personne n’a été laissé en arrière.
    Quand la loi a mis un éthylotest dans la poche de chaque gendarme et un gendarme à chaque carrefour au nom de la « sécurité », le crédit une télé couleur dans les foyers, et un volant dans les mains de chacun, les équipes se sont délitées et nous sommes TOUS devenus individualistes.
    Et cons.

  9.  » La France de mon enfance n’était pas en territoire de France, perdue au soleil du côté d’Alger, c’est là la France où je suis né … », chantait Enrico Macias après l’exode des pieds-noirs !
    Et maintenant,Enrico, elle est où la France ?

  10. Rika Zarai était impayable avec son histoire de tremper son cul dans une bassine d’eau tiède. C’est le seul souvenir que j’en garde.

  11. au vu de la liste ? -pas un pour glorifier la Race Blanche ; donc ? c’est normal que l’on soit où l’on en est puisqu’ils en ont été les précurseurs.

      • Qu’est-ce que vous racontez ? Race blanche toi-même ! Georges Brassens, né à Sète, ça en fait au moins un, et non des moindres. C’est quoi un vrai français, pour vous ? Il faut avoir combien de générations de français derrière soi pour l’être ? C’est votre façon étriquée de voir le français qui rétrécie la France. A vous lire, la chanson française, ce sont les étrangers qui la fabriquent. Vous n’avez peut-être pas complètement tort !

  12. Aux yeux du Monde actuel, votre Nostalgie fait de Vous, de Moi, des ringards !
    Musicien depuis 60 ans (jazz) j’observe :
    Que les notes ont disparu au profit du « boum-boum ».
    Que les paroles se sont évanouies au profit d’un globish inaudible.
    Que tous les « chanteurs » ont des noms à coucher dehors,
    Que leur couleur a étrangement changée, leur politisation aussi….
    Brel, Barbara ! Au Secours !

    • Moi qui suit née en 1944 que de souvenir avec des chanteurs qui aimaient la FRANCE notre France bravo de nous donner de la nostalgie.

  13. Superbe article très sympa et agréable à lire. C’est génial quand Riposte Laïque propose des articles culturelles sur la musique par exemple. Toute cette belle rétrospective montre qu’il y a eu une grosse baisse qualitative au niveau musical.

    Il y avait surtout des artistes à l’époque non carriériste et qui était avant tout courageux. Hé oui, les temps ont changé !

    Tout est devenu très commercial à la sauce politiquement correct. A gerber !

  14. Nostalgie, nostalgie… L’énorme différence se situe dans le fait que ces « étrangers » avaient un amour profond, un respect pour la France qu’ils remerciaient de les avoir accueillis et intégrés. Il y eut beaucoup de ces « étrangers », fiers d’être devenus Français, dans la Résistance. Strictement rien à voir avec la racaille barbare venue du Maghreb et d’Afrique, qui, non seulement s’est montrée ingrate et non reconnaissante de l’avoir accueillie, mais est pourvue d’une haine puissante envers la France qui leur a tout donné : gourbi, grande misère, santé désastreuse en Afrique contre logement, travail et soins médicaux, souvent gratuits. « Nique la France », « Baise la France » sont les remerciements de ces arabo-musulmans qui n’ont même pas la reconnaissance du ventre.

  15. Très vrai et pourtant…

    combien d’artistes ont appelés à l’immigration et à luter contre ce qu’ils appellent le racisme (la protection des frontières et des peuples autochtone)

    Paroles de la chanson Lily par Pierre Perret

    On la trouvait plutôt jolie, Lily
    Elle arrivait des Somalis Lily
    Dans un bateau plein d´émigrés
    Qui venaient tous de leur plein gré
    Vider les poubelles à Paris
    Elle croyait qu´on était égaux Lily
    Au pays de Voltaire et d´Hugo Lily
    Mais pour Debussy en revanche
    Il faut deux noires pour une blanche
    Ça fait un sacré distinguo
    Elle aimait tant la liberté Lily
    Elle rêvait de fraternité Lily
    Un hôtelier rue Secrétan
    Lui a précisé en arrivant
    Qu´on ne recevait que des Blancs

    https://www.paroles.net/pierre-perret/paroles-lily#o5zhwg81ITxWWiba.99

    • Qu’il soit « issu de la diversité » ou pas, l’artiste est gaucho, alors forcément…

    • C’est ce genre de mec, devenu milliardaire, qui a mis le ver empoisonné dans la belle pomme. Souvenez-vous aussi de cette chanson sur les colonies de vacances, écrite ironiquement pour culpabiliser les parents modestes. Ces soi-disants « bien-pensants » gauchistes aux poches pleines sont à gerber. Cette ordure est toujours en vie ou est-il crevé ?

    • la chanson de merde « mélangez vous » a du être commandée sur mesure par sarko.Cette vermine malfaisante n’a pas encore rejoint pierre bergé mais ça viendra un jour!

  16. Il y a perdu dans ces quelques lignes remplies de mélancolie, un amoureux de cette France que nous regrettons… Une nostalgie du beau, du doux et du resplendissant. Il y a chez ces amoureux qui souffrent, le souci de l’esthétique, l’exigence de la beauté et l’aspiration à l’excellence. Ce que je lis ici, reprend, trait pour trait, mot pour mot, ce que je constate du déclin Cinématographique… mais aussi culturel en général. C’est une déchirure de l’âme que de le subir comme nous le subissons. Car, nous avions cette la lumière inestimable… qui se transforme, chaque jour qui passe, en crasse obscure. Et c’est juste impossible à accepter.
    Bravo à Marcelo
    Amicalement
    Gérard Boyadjian

    • C’est bien pour cela qu’avec l’or que vous avez entre vos mains, vous allez RIPOSTER ! Pas le choix!

  17. Santiago Cartagena, mille fois bravo pour ce travail énorme et cet article phénoménal. La France de mon enfance, où est la France de mon enfance?

  18. La diversité,c’est comme le cholestérol;il y a la bonne et il y a la mauvaise …Actuellement,et depuis plusieurs décennies,c’est la mauvaise qui domine .

  19. la variété qu’on aimait , ça fait plaisir de revoir la liberté !!! d’expression qu’on avait , maintenant à part le  » nique la France  » on doit faire attention à tout ce qu’on dit !!! triste

  20. Si les Noirs sont bien sûr à l’origine du jazz, ce dernier n’en est pas moins une variante communautaire de la musique blanche, tant par les instruments utilisés (piano, trompette, clarinette, etc.) que par ses lignes mélodiques auxquelles en revanche a été en effet ajouté un rythme innovant. Mais où sont les connotations africaines du ragtime ? De grands jazzmen étaient aussi d’excellents musiciens classiques (comme le blanc Benny Goodman ou le noir John Lewis pour n’en citer que deux). Ce n’est qu’au milieu des années 60 que le jazz s’est peu à peu mué en musique clairement à sonorité africaine dominante sous l’influence revendicative de Miles Davis entre autres. Quant à « l’autre facho » il a bien mentionné Joséphine Baker et Salvador qui n’étaient pas spécialement blancs !

    • En effet ROUX l’article ne traite pas des courants musicaux en tant que tels mais des artistes immigrés ou issus de l’immigration qui non seulement ont enrichi nos répertoires, pour notre plus grand plaisir, mais surtout ont choisi de vivre en France et mettre leur talent à son service. Et bien concernant les chanteurs noirs, à part Henri Salvador qui rejoindra la métropole en 24 et Joséphine Baker qui quittera les USA en 25 et se fera naturaliser en 37 , je n’en vois pas d’autres. Dites moi si je me trompe. Quant aux influences africaines, américaines, latines etc croyez vous que les français ignoraient d’où provenait leur plaisir qu’ils ne boudaient pas à Montpar, Montmartre et St Germain?!

    • Arrêtez avec vos distinctions sur le jazz !
      Le jazz est multicolore bien que son origine soit noire !
      Mon époque, celle de l’immédiate après-guerre n’en avait rien à foutre de vos distinctions à la noix !
      Elle aimait autant Duke Ellinton, Louis Amstrong, Sidney Bechet, que Dave Brubeck, Stan Getz, ou Chet Baker !
      Sidney Bechet, pour ne parler que de lui, était un amoureux de la France !
      Et la jeunesse française le lui rendait bien en plébiscitant ses titres tels que  » les Oignons « , « Si tu vois ma mère », ou bien  » Dans les rues d’Antibes  » !
      Vraiment une période heureuse où les ferments de division, de communautarisme, de haine de l’autre ( normal après 5 ans d’occupation nazie ) ne pointaient pas encore le bout de leur nez !

    • @Daniel Boutonnet.
      +1.
      D’ailleurs s’ils étaient aussi créatifs pourquoi n’ont ils pas « créé » le jazz quand ils étaient en afrique , ha ha ils chantent en anglo-américain et sont inspirés de l’environnement américain (donc des affreux blancs).

  21. Tu l’as dit mon ami….C’était bien mieux avant , malgré les emm…. que nous avions on avait au moins de la bonne musique qui calmait les humeurs , alors sur ma clé que je mets dans ma voiture je n’y ai mis que des airs ne dépassant pas la fin 60 , ça me permet de chantonner en conduisant à 30 km:h pour éviter les radars ( j’exagère j’ai un coyote)mais j’ai aussi un petit faible pour la country toujours des années 60 qui a été reprise par nombre de nos chanteurs sans qu’on le sache.On été jeunes et pourtant une révolution imbécile avait eu lieu.

    • Johnny Cash, excellent You Tube « live from Austin, TX 1987 »; c’est là qu’il est le plus accompli, les 5 premières chansons, Sunday morning coming down: un ravissement, ‘The Wall’ and ‘The long black veil’ (si beau: when the wind wails…) sans oublier ‘ ghost riders in the sky’; Je ne comprends pas le vide intellectuels des chanteurs auj, / Et le jeu de guitare ‘I cann’t afford this drama!’. (ref les indiens, nous y sommes aussi ! )..

  22. Il vaut mieux écouter ces artistes que les racailles en survêt qui sautillent connement en vomissant un dialecte du 9-3.

  23. Pour moustaki je ne sais pas , mais quand on l’entend on dirait un diffuseur de temesta puissance 10.
    Avant la fin de la chanson on roupille déjà.

    • Joséphine Baker vêtue de bananes dans la « Revue nègre » a bien été dans les années trente une fameuse « Reine de la Nuit ».

  24. Superbe rétrospective. Mais la « diversité » c’était aussi DALIDA, (NE L’OUBLIONS PAS) italienne née en Égypte, et devenue française dès qu’elle l’a pu (par respect et amour de la France) tout comme mes parents, espagnol et italienne. Je suis 800% patriote, amoureux fou de MA France, et malade de voir ce qu’est devenu notre pays. Je suis issu de cette diversité, qui est venue pour travailler qui ne venait pas exiger, imposer, abuser des aides sociales, tuer à la kalash. « Prendre le pain des français, la France reçoit n’importe qui » comme je l’ai souvent entendu dans ma tendre enfance. Qu’est ce qu’ils diraient maintenant ??!!

  25. Merci pour toutes ces vidéos… La France d’avant, des gens qui aimaient notre pays, ah oui, ce n’est plus la même diversité, c’est sûr…
    Il y a plein de chansons que je ne connaissais pas,
    merci encore!

  26. Bien sûr, tous ces artistes étaient admirables. Outre leur immense talent, ils avaient un point commun: ils aimaient passionément la France. On pourrait aussi ajouter à la liste Francis Lemarque (de son vrai nom Nathan Korb) et Jean Ferrat (de son vrai nom Jean Tenenbaum), tous deux d’origine judéo-russe et qui ont enchanté la France comme personne. Ah que je regrette cette époque.

  27. Qui tient les rênes du spectacle ? Que j’aimerai lui dire qu’il est un salaud accompli !

  28. même quand les textes des chansons étaient idiots, ça semblait bien quand même!

    • Vous qui parlez de textes, réécoutez d’abord ! On n’en était pas encore aux textes de Maître Gims ! Brassens, Brel, Jean Ferrat, même Eddy Mitchell est un poète à côté de ce que l’on nous sert maintenant !

  29. Sans parler du cinéma ! les Jules et Jim, Valseuses, préparez vos mouchoirs, dernier tango à Paris, aujourd’hui plus personne n’oserait faire ces films et tous les Delon et … Chaque fois qu’un de nos artiste meurt je me dis, ah ça c’était une personnalité… et quels textes de chansons, et quels films… Ils avaient de la gueule et du caractère ! Ils réalisaient des œuvres irrépétibles comme le Guépard ou quand Ferré chante Ostende, c’est unique ! Aujourd’hui le cinéma semble un immense champ de navets… tous pareils… dans lesquels passent des ombres identiques qui miaulent, tous dans le même registre nivelé par le bas et… multikulti…

    • Léo Ferré, Brassens (notre Fr Villon), Brel, Piaf, Régianni (Les Loups), J Ferrat, Piaf, Barbara, un moment unique dans une civilisation, comme le cinéma italien, la musique classique chez les peuples germaniques et slaves. Oui ils avaient de la gueule et du caractère.

    • En effet, j’abonde. A la différence que je ne vais même plus au cinéma ! Ça fait trop longtemps que je n’ai pas vu un bon film. Et quand on voit la queue (s’il y en a une) devant un cinéma, on se demande si on fait encore partie de la même espèce. Ça ne nous rajeunit pas !

  30. Il faut ecouter les superbes paroles de la chanson que chante Rika Zaraï dans « C’est ça la France » ! Quelle belle declaration d’amour de la part de Rika pour la France !

  31. C’était un chouette pays, la France. Ils ont fait exprès de le détruire; Jean Piat et Marie Laforêt magnifiques! Pourquoi pas « Les Vendanges de l’amour » de M Laforêt (you tube), enthousiaste, voix pure, et puis c’est la saison!,
    Il y avait de l’humour et l’ambiance bon enfant encore…;
    (Jean Piat dans ‘ les rois maudits’ > inégalé!, superbe!)

    • Jean Piat dans Les rois maudits, c’était aussi à une époque où la télé avait de bon programmes!!!!

  32. Ahahah! j’entends encore mes parents à la maison ou sur la route des vacances fredonner toutes ces chansons même dans des langues qu’ils ne savaient parler, peu importe ils jouaient le jeu! Non seulement ces artistes nous faisaient voyager mais aussi, pour la plupart, étant des artistes accomplis, ils nous ouvraient en plus les portes du cinéma et des ses bandes originales, du théâtre, de l’opéra, de la poésie etc. Et tout cela fleurissait sur le sol de cette Douce France qu’ils avaient choisie… non seulement c’était mieux mais plus triste encore c’était AUTRE..ça doit faire mal à ceux qui restent…. Crève coeur….

  33. Bon sang Santiago, que cette France et ses Français de partout, ses Français de coeur, que cette France était belle. Né avant la guerre, j’ai connu cette France-là et vous avez fait remonter à ma mémoire des airs et chansons inoubliables. J’en possède encore de nombreux disques que je peux plus écouter, n’ayant plus le vieux tourne-disque qui allait avec. MERCI, avec une larme à l’oeil, pleurant cette France-là, morte, massacrée par des cacaphonies assourdissantes et surtout ce rap vomir.

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