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La vraie France n’était ni à Vichy ni à Londres

ALGER, ALGÉRIE – 1942 : Le général Giraud et le général de Gaulle à Alger, Algérie en 1942. (Photo by Keystone-FranceGamma-Rapho via Getty Images)

J’aurais préféré que l’on honore la mémoire des 350 000 soldats morts pour la France et tous ces combattaient français, algériens, sénégalais, marocains et tunisiens qui ont sauvé l’honneur de la France et qui ont fait preuve d’un héroïsme et d’une bravoure qui leur a valu les plus hautes distinctions militaires et la reconnaissance des autres corps d’armées étrangers.

Ils s’étaient tous battus et se sont sacrifiés pour que vive la France.
La vraie France n’était ni à Vichy ni à Londres, elle était sur le front de la guerre où elle a obtenu des victoires retentissantes contre les Allemands en Tunisie, ltalie, et la Corse entre autres.
C’est cette France- là qu’il faut louer et dont nous devons être tous fiers.
Cette France était l’armée la plus républicaine et égalitaire au monde. Aucun régiment n’a été de la chair à canon.

Affronter la mort, c’était leur métier.

Proportionnellement, ce sont les Bretons qui ont perdu le plus d’hommes.
Ils étaient portés par le même amour de leur patrie, la France, qui leur est éternellement reconnaissante.
Leurs faits d’armes en 14-18 et 39-45 sont passés dans la postérité.
En temps de guerre seuls les hommes qui se battent les armes à la main et qui ne reculent pas devant la mort écrivent l’histoire.

Pourquoi chercher la France ailleurs que sur les champs d’honneur ?

Mon père me disait que nous n’étions pas animistes, juifs, musulmans, chrétiens, agnostiques, nous étions tous français et portant l’uniforme de la France. Chaque balle tirée contre l’ennemi et chaque mort d’un soldat étaient l’expression de notre amour de notre mère-patrie, la France.

La patrie était le dénominateur commun de tous ces hommes, d’où qu’ils viennent.

Salem Benammar