La vraie gauche, contre l’ultra-libéralisme mondialisé et l’islamisation

Publié le 31 mai 2010 - par
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Les laicards anti-islam de gauche, se voient souvent accuser de … n’être pas de gauche. Evidemment, ils auraient quelque mal à se rattacher à quelque parti de gauche que ce soit, puisque plus aucun de semble être vraiment de gauche aujourd’hui !

Que serait une vraie gauche, qui défendrait vraiment toute la population, les grands comme les petits, sa liberté, ses conditions de vie, sa dignité ?

La vraie gauche serait celle qui lutterait contre l’ultralibéralisme mondialisé et l’islamisation à la fois, car la seconde étant le meilleur outil du premier.

La vraie gauche serait celle qui dénoncerait la récupération de l’antiracisme par l’ultralibéralisme du XXIème siècle !

La vraie gauche serait également celle qui dénoncerait tout complotisme, haine de classe, et autres explication magique, pour regarder en face la vérité.

La vraie gauche doit regarder en face la réalité économique de notre temps, réalité d’où viennent les problèmes d’articulation entre politique et économique, et faire preuve d’inventivité.

Ce n’est pas par erreur que l’ultralibéralisme met toute sa propagande au service de l’islam, en récupérant pour cela l’antiracisme.

L’ultralibéralisme n’est pas le libéralisme politique, au contraire il s’allie très bien avec les dictatures et leurs mafia : il est une forme de mafia.

Le rêve de la «droite cassoulet » comme de la « gauche caviar/Marrakech » est bien le même : la vie des pachas jouissant des charmes de l’orient et de ses harems, que leur argent met personnellement au dessus des rigueurs de l’islam, avec en dessous d’eux, six ou dix milliards d’abrutis, bien soumis et décervelés par les lois de l’islam, bossant ou crevant, pour les servir.

Plusieurs faits montrent que ce souhait d’islamisation existe bien derrière les beaux slogans humanistes.

L’organisation de l’Union Européenne sous forme d’oligarchie, en train de modifier la signification de ses principes fondamentaux afin de les adapter aux demandes de l’islam et au capitalisme sans frontières, le montre.

L’admiration de certains pour la capacité de la Chine à développer son économie en alliant ultra-capitalisme et dictature le montre. ( Cf « Le Vampire du Milieu » de Philippe Cohen et Luc Richard http://www.lopinion.com/public/lopinion/html/fr/semaine/public.php?article=2 )

Ne parlons même pas des alliances entre USA et pétroliers ou producteurs de pavots : certes ces manœuvres peuvent avoir pour but de défendre la sécurité des USA et de leur démocratie, mais à voir la vitesse de l’islamisation même en Amérique du Nord, il y a quelques raisons d’en douter.

Les gauchistes se fourvoient totalement en dénonçant la critique de l’islamisation comme une manœuvre pour diviser le prolétariat. La dénonciation ne fait que montrer les divisions, mais ce qui divise réellement les peuples, c’est l’islam, l’islam qui divise l’humanité en deux, qui fait des prolétaires « blancs » des cibles, le « butin » promis aux « croyants et aux croyantes » musulmans. Appeler à résister à l’islamisation qui divise et discrimine, ce n’est pas diviser les pauvres, bien au contraire. Certes, la division des populations, leur mise en état d’insécurité, est bien en effet une arme de dirigeants économiques ultralibéraux, pour détourner la mobilisation du peuple pour d’autres revendications, mais elle est le fait de l’islamisation justement.

Si l’islamisation ( et non la critique de l’islam) est tant favorisée par les dirigeants économiques, leur presse, leurs réseaux, les politicards qu’ils soutiennent, c’est évidemment qu’elle leur est utile, qu’elle est leur meilleure alliée. Des consommateurs et travailleurs décervelés, abrutis et terrorisés par la peur de l’enfer ou du voisin, dressés à l’obéissance, cherchant leur réconfort dans les petits plaisirs autorisés par les clercs : voilà bien de bétail dont l’ultralibéralisme saura faire des profits …

L’arme de destruction massive de tout appareil étatique qui pourrait entraver une économie soumise à l’ultra-libéralisme, est la migration massive des populations qui détruit toute structure étatique, et bien sur, la démocratie.

L’arme idéologique de cette destruction est la notion – dénaturée – d’ « antiracisme », et la notion – dénaturée – de non discrimination. Même le féminisme – réduit à quelques thèses caricaturales – est mis au service de cette destruction des Etats et de la loi, donc d’une nouvelle forme de totalitarisme.

La récupération de l’antiracisme et du féminisme par l’ultralibéralisme, ne doivent pas justifier les propos d’intellectuels à l’affut d’une formule choc ou d’un prétexte pour se « lâcher » contre les féministes, qui se plaisent à dire que antiracisme ou féminisme seraient les nouveaux totalitarismes …

De telles formulations, incompréhensibles pour l’auditeur moyen, n’ont qu’un résultat : embrouiller le débat, et finalement ne servir, à part à la publicité personnelle de leurs auteurs, qu’à renforcer les récupérateurs de l’antiracisme et du féminisme.

Ceci dit, le raccourci frappant de Alain Finkielkraut ( antiraciste s’il en est, rappelons le …) « L’antiracisme sera le communisme du XXI ème siècle » me parait inexacte. Certes, les méthodes employées par les récupérateurs de l’antiracisme, contre ceux qui les dérangent, ressemblent fort aux méthodes soviétiques, mais ce que sert l’antiracisme dénaturé, ce n’est pas la construction d’Etats idéologiques, mais bien plutôt leur destruction.

Il serait plus exacte de dire : « l’antiracisme – précisons : dénaturé – est l’ultralibéralisme du XXI ème ».

Enfin, la vraie gauche ne tomberait pas non plus dans le socialisme des imbéciles que sont l’antisémitisme et son double, le complotisme, ou tout bêtement, la lutte des classes version haine des riches.

Si aujourd’hui, l’ultralibéralisme a ce pouvoir, si aujourd’hui l’islam est une force montante, c’est en raison d’une réalité économique et historique, et non pas de quelque volonté malfaisante d’individus ou de tel ou tel groupe.

Cette réalité est que le pouvoir économique et les hommes et femmes, peuvent aujourd’hui, du fait de la technologie et des ressources fossiles, pour les uns se déplacer, et pour l’autre se créer n’importe où, et échapper aux Etats, aux pouvoirs locaux, et ainsi échapper au politique.

Mais aussi, si l’ultralibéralisme et l’islam ont ce pouvoir, c’est en raison de l’absence de réaction de la population…

La vraie gauche se mobiliserait pour deux actions :

– inventer une forme d’économie adaptée aux réalités de notre temps, et la mettre en place

– combattre, par la force, ceux qui veulent nous imposer leur dictature.

C’est avant tout une question morale, un choix moral qui se pose aujourd’hui : voulons nous laisser faire en espérant que les maux tombent sur le voisin, plus tard sur ses ou nos enfants, ou voulons nous combattre ces forces destructrices ?

Elisseievna

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