L’abjecte Benbassa veut rééduquer les hommes : je pense à Staline, Mao, Pol Pot…

Publié le 9 avril 2013 - par - 2 338 vues
Share

Après une journée de samedi très chargée, soirée détente devant Internet, au programme Z, non pas l’abominable Zorglub mais bien Zemmour un des rarissimes penseurs du paysage audiovisuel francophone, cerise sur le gâteau il reçoit Elisabeth Lévy dans l’émission ZɛN !

Je m’installe, plateau de saucisson sec pur porc et différentes boissons prohibées par la religion islamique sous la main, bref une soirée télé normale en Occident.

Je commence en douceur par sa chronique du vendredi dont le titre du jour est « Sommes-nous devenus américains ?»

Que dire si ce n’est qu’Éric Zemmour ne fait qu’énoncer avec truculence ce que tout le monde sait. Après un tel apéritif me voilà mis en appétit.

Je passe donc à ZɛN, le duo se révèle excellent face à une Michèle Alliot-Marie presque sympathique mais pas aussi finaude qu’elle ne le croit, la rencontre est agréable et l’on ressent le plaisir que chacun des intervenants prend dans cette belle passe d’arme.

Nos amis Z&N reçoivent ensuite Clémentine Autain et Élisabeth Lévy ni l’une ni l’autre ne se montreront très originales, leurs positions sont connues, la première se révèle un peu moins hystérique que d’habitude, sans doute perturbée par la solitude idéologique à laquelle elle n’est pas habituée. La seconde nous sort pas mal de lieux communs, mais sa verve, son vocabulaire, son ironie les rendent agréables à entendre. L’on, notera avec plaisir la leçon de politesse donnée à Clémentine Autain qui ne peut s’empêcher de lui couper la parole.
Les machos se réjouiront de la virile banderille tendrement plantée par Éric Zemmour lors d’un « Dégagez ! » sans appel dans une Élisabeth Lèvy manifestement admirative devant la mâle vigueur d’un Jean-Pierre Mocky attendu dans la partie suivante de l’émission.

Troisième partie d’émission, les trois hommes s’amusent les uns des autres, ils ne s’épargnent pas et en même temps cela se passe dans une atmosphère bon enfant rafraîchissante.

Je passe à un « Ca se dispute ! » où sans surprise Nicolas Domenach ne se montre pas à la hauteur de son adversaire, je n’ai rien de personnel contre M. Domenach, mais face à Zemmour il ne fait décidemment plus le poids.

Après un tel repas, il me fallait bien un pousse-café, j’ai donc une pensée particulière pour Eric Zemmour puisque j’ai prévu de déguster une Mandarine Napoléon tout en lançant « Ce soir ou jamais », fatalement l’affaire Cahuzac et ensuite un débat banal et mille fois vu et entendu sur la prostitution.

Et là Esther Benbassa tombe tous les masques, d’abord celui du manque de discernement en énonçant, avant de se corriger que c’est Marine Le Pen qui a mis l’argent de Jérôme Cahuzac en Suisse, heureusement je ne buvais pas à ce moment-là.
On se dit qu’après avoir proféré une telle ineptie elle va apprendre à se taire et là non pas du tout… Au-delà de la pénalisation des clients des prostituées elle veut les rééduquer… Je saute de mon fauteuil, recul de la bande de 10 secondes, je réécoute, oui j’avais bien entendu elle veut rééduquer, non pas les délinquants, les agresseurs, les criminels, mais bien les hommes qui passent un contrat de service avec de femmes qui fournissent ces services.

Ces services portent le nom de « plus vieux métier du monde » plus que certainement avec raison…

Outre l’aspect injuste de s’en prendre au dernier maillon de la chaîne ce terme de « rééduquer » m’interpelle et là ce brave Zemmour me déçoit un peu en entrant dans des considérations psychologiques que j’éviterai toutefois de qualifier de bazar et ce qui est rarissime chez lui il n’appelle pas un chat un chat mais use d’allusions assez peu explicites. Je les trouve inappropriées devant l’énormité qui vient d’être proférée car ce que moi j’ai ressenti, ce que j’ai vu derrière ce terme de rééduquer, ce à quoi j’ai immédiatement pensé ; c’est à la rééducation à la Staline, à la Mao, à la Pol Pot… tous dirigeants de régimes où il fallait également rééduquer, non pas ceux qui avaient des comportements asociaux, mais simplement ceux qui avaient le malheur de penser en dehors des limites tracées par les dirigeants. Le temps du retour des goulags se rapproche !

Jamais Esther Benbassa, n’avait osé aller si loin dans l’abjection, il me faudra dorénavant prendre des antiémétiques lorsqu’elle participera à une émission que je désire écouter ou regarder et j’ose espérer qu’il se trouvera un chroniqueur plus médiatiquement connu que moi pour décortiquer ce discours et énoncer tout ce qu’il sous-entend.

François Lallemand

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.