L’accord sur les migrants va-t-il assez loin ?

Publié le 1 juillet 2018 - par - 15 commentaires - 998 vues
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Dans la version du verre à moitié plein ce serait déjà ça (en particulier la question du volontariat) mais quid des sanctions pour les pays refusant de reprendre leurs déboutés ?… N’en déplaise aux faux progressistes (qui font le lit des anti-assimilationnistes) il ne suffit pas de clamer que l’Europe, les USA sont « riches » et que « donc » ils peuvent « absorber » ces quelques « gouttes » de plus sans comprendre que ces dernières font aujourd’hui déborder le vase.

Les mêmes au fond qui récusent l’idée du « ruissellement » en matière économique la défendent becs et ongles s’agissant de l’immigration puisqu’elle serait supposée revivifier des sociétés dites « vieillissantes », refusant en effet de se renouveler par la natalité dans une espèce de suicide à base de millénarisme environnemental (« la grève du troisième enfant ») et d’égoïsme narcissique (les enfants piaillent il faut s’en occuper, avoir un chien ou un chat c’est bien plus « tranquille », ce qui est tout aussi faux soit dit en passant…)

Les partisans (transis) du vieux thème « de la chance pour la France » et, par extension, pour le monde dit « développé » oublient aussi d’indiquer lorsqu’ils jonglent par ailleurs avec les chiffres (contestables : ainsi comment calculer le nombre exact d’immigrés clandestins qui s’ajoutent aux déboutés du droit d’asile disparus dans la nature ?) que loin du ruissellement promis cela stagne bel et bien, dans certains endroits du moins, ce qui les envenime et fragilise encore plus ; surtout lorsque certains d’entre-eux, pourtant légalisés parfois, refusent non seulement de s’assimiler mais de s’intégrer, le clamant même haut et fort, ce que pourtant les minorités séculaires comme les gens du voyage ne font pas, du moins de cette manière aussi idéologique, ostentatoire, accusant de « racisme » la moindre critique, etc., etc.

C’est bien là où le bât blesse. On peut certes se targuer de ne pas comprendre pourquoi dans des villages sans aucun immigré ou si peu, les souverainistes deviennent majoritaires sauf que cette incompréhension nuit de plus en plus et montre en réalité une incompétence de plus en plus notoire en matière d’analyse théorique et pratique : les villages agissant ainsi sont tout simplement solidaires des endroits où précisément cela « stagne » voyant bien par ailleurs que si cela se répand, leur propre mode de vie peut en dépendre.

Cela n’a rien à voir avec le fait que dans d’autres endroits, l’arrivée de migrants acceptant de jouer le « jeu » peut combler divers manques ; il ne suffit pas en effet de payer cotisations et impôts, il faut aussi accepter que ses enfants adoptent les mœurs du pays d’accueil en l’occurrence dans nos contrées la liberté et l’égalité.

Or, il arrive que cette adaptation soit douloureuse voire impossible pour certains et engendre ce que Liah Greenfeld dans son ouvrage monumental sur le « nationalisme » nomme une tendance schizophrénique, pendant à l’anomie qu’avait perçue en son temps Durkheim, au sens où la culture d’origine soit si antinomique avec la culture d’accueil (comme le droit des femmes) que se créent des tensions si insurmontables pour certains qu’ils vont se transformer en agresseurs (voire en tueurs, les fameux « déséquilibrés ») quitte à imposer leur loi là où ils sont les plus nombreux, ce qui ne se peut bien entendu, contrairement aux dires des idéologues croyant qu’il suffirait de les ramener à la « raison » dictée par la loi ou alors, pis, qu’il faille les laisser dans leur culture pour éviter les dégâts.

Cette dernière solution, adoptée par les partisans (transis) dudit multiculturalisme, s’avère être, de plus en plus, une impasse car si en apparence (dans les chiffres) cela se passe en majorité « bien » c’est surtout parce que les cultures d’origine se sont transformées en folklore ou alors parce que leurs adeptes les ont abandonnées subrepticement, en particulier les femmes et les jeunes ; sauf que de fortes minorités en leur sein voyant ainsi ce processus se faire vont exiger diverses protections ce qui fait que les Autorités croyant acheter la paix empêchent en réalité le processus informel d’assimilation/intégration de se poursuivre et fomentent la « guerre » larvée informelle des « incivilités ».

Ainsi accepter de financer, de fait, des lieux de culte (en leur accordant des baux insignifiants) ne fait que ralentir voire s’opposer à ce processus informel d’assimilation/intégration. L’idée stipulant que ce serait à « cause » du manque de lieux de culte que la « stagnation » et la violence suscitée prévaudraient se révèle alors totalement fausse et est d’ailleurs plutôt propagée par ces forces propagandistes, aux multiples racines désormais (absorbant les faux progressistes) désireuses de renouveler leur prégnance sur leurs ouailles de plus en plus attirées par un mode de vie « occidental » (la liberté) qu’il faudrait au contraire affermir ; par exemple en rendant bien plus possible diverses formations, et dans le domaine des loisirs, divers accès pratiques, ne serait-ce que ces terrains vagues (terrains militaires à l’abandon) autrefois lieux de « raves » aujourd’hui ceux de « rodéos » façon « fast and furious » film culte s’il en est où l’on voit toute une jeunesse rebelle (au sens de surgir comme une nouvelle génération donc un nouveau « peuple » de type tocquevillien ou le renouvellement des perceptions) se socialiser au-delà des affres mafieuses évidemment présentes ; on a vu comment les phénomènes de gangs ont périclité à Los Angeles à Harlem et dans le Bronx du fait d’une assimilation au vaste circuit interculturel intégrant également ce genre inédit d’ostentation mécanique façon James Dean renouvelé.

Il est en tout cas devenu insupportable d’entendre les mêmes idéologues se répandre dans les médias pour vilipender cet accord a minima de l’UE au nom de « valeurs humanistes » qu’ils piétinent chaque jour en tolérant voire en encourageant des pratiques qui les bafouent, et, pour le moment aucune de ces pleureuses n’a été séance tenante protester à la porte de l’ambassade de l’Arabie Saoudite qui vient encore une fois d’emprisonner nombre de femmes désireuses tout « simplement » de vivre libres.

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Notifiez de
DUFAITREZ

« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » ! Pas du « En même temps » !
Camps en Europe ? Payer l’A/R ?
Sélectionner sur place ? Ridicule ! Déjà expliqué pourquoi.
Crépuscule démographique de l’Europe, certes, mais compensé par la technologie, qui rendra ces « migrants » incapables, chômeurs à vie !

antécumé

Moi je connaissais une variante :
il faut qu’une porte soit ouverte…
ou bleu!
PS : on peut le faire avec d’autres couleurs!

butterworth

un conseil seul 20/100 d un discours ou ecrit sont retenus suivez trump voir psychologie des foules phrases percutantes et courtes illustrees de videos ET LA BASE DE L ASSIMILATION CELA EST LE MARIAGE EXIT MOHAMED ET FATOUMATA

Bertrand

Bientôt, il y aura tellement de migrants en France que l’on obligera chaque famille Française à héberger un ou plusieurs migrants sous son toit.

BERNARD

Je veux bien adopter une migrante, entre 16 et 20 ans, bonnet C, sachant faire le ménage et la cuisine.

butterworth

VOYEZ filipinaheart site la difference d age 30 VOIRE PLUS aucun probleme anglais ou tagalog salamat sa yo

bruno

Demandez aux Calaisiens d’adopter un migrant chez eux . . . A Calais c’est l’anarchie, c’est la guerre civile, l’Etat leur à tourné le dos depuis longtemps ! Les maisons ne valent plus rien. Leur vie n’est que peur et souffrance face à la jungle de migrants. Leur devise : Subir – Perdu – Délaissé . . .

calaisien

à Bruno
Rien qu’à lire vos 3 lignes, on peut être sûr d’une chose: Vous n’avez jamais mis les pieds à Calais.

antécumé

Si mais il est reparti en courant ou en coran, comme t’y veut t’y choise!

Saintongeais

Depuis 1981 avec Georgina Dufoix, on sait que l’immigration est une richesse pour la France. Je ne comprends donc pas pour quelle raison les immigrationnistes comme Merkel et Macron veulent répartir les migrants dans les autres pays. Normalement ils doivent se battre pour les accueillir.

Mocata

Votre papier est si long et si peu construit qu il en devient incompréhensible si vous avez des complexes vis à vis des pseudos intellectuels de gauches Allez ecrire au Débat à l Obs ou à Télérama mais cessez de nous donner la migraine et la nausee avec votre logorrhée illisible!

Penelope

C’est parce que votre cerveau est complètement moccaté que vous n’y comprenez rien. Vous lisez mais vous êtes incapable d’y comprendre quoi que ce soit.

Vincent L.

Quand on écrit, un article de presse, sauf si l’on possède le talent de Proust, il faut éviter des phrases de 16 lignes. Sur le fond, entièrement d’accord avec l’auteur.

artisan

D’accord avec la trame: les politiques publiques constituent un frein à l’assimilation qui reste le seul horizon désirable. Pas trop convaincu par l’idée que d’autres politiques pourraient avoir un effet contraire. Laissons les politiques publiques loin de l’islam et de la question des « minorités ». Contentons-nous de faire baisser le chômage, fonctionner le système de formation, assurer la sécurité.

Allonzenfan

L’accord, quel accord ?