L'acharnement contre la dissidence est un fanatisme

Ri7Jugement  RLJe suis un lecteur régulier de Valeurs actuelles. Régulier mais pas fidèle. La fidélité dans la presse c’est, à mon humble avis, un asservissement idéologique. Et cette semaine (N°4097), le seul hebdomadaire – soyons honnêtes ! – à peindre sans fards les déchets de notre société titrait : « On ne peut plus rien dire ! »
Comment ne pas être d’accord ? La censure s’immisce jusque dans un espace qui auparavant lui échappait encore : l’Art, assigné à présent à la plus basse trivialité, en scarifiant notamment les jardins de Versailles, où l’on exhibe actuellement…un vagin royal ! Il serait peut-être temps de consulter du côté des « artistes » contemporains, car entre la scatophilie et l’obsession sexuelle, ça commence à faire beaucoup !
Ecrire un roman, réaliser un film qui ne répondent pas aux canons moralistes en vogue et c’est la relégation systématique. Désormais, sortez des sentiers balisés par la doctrine mondialiste, immigrationniste, islamiste et vous risquez fort le bourbier de l’opprobre général !
Oui, depuis la loi Gayssot – encore un gars de la Gauche ! –, admirable outil d’excommunication pénale et publique, il faut rentrer dans le rang. C’est même aujourd’hui pire qu’avant. L’acharnement conte la dissidence est devenu un fanatisme.
VAOnnepeutplusriendireMais, et Valeurs actuelles n’en dit mot, il est beaucoup plus facile d’affronter la tempête bien-pensante lorsqu’on est un personnage déjà reconnu que lorsqu’on est un obscur. Certes, des personnalités courageuses – et non moins réalistes quant à la situation de notre pays – doivent essuyer les hurlements hystériques d’une foule de propagandistes rageurs, à la manière de ces condamnés dans la charrette qui partaient respirer le souffle léger de la guillotine. Rien de comparable, cependant, avec les rédacteurs des sites qu’on dit « nauséabonds », la vérité dégageant, il est vrai, des odeurs peu engageantes : Boulevard Voltaire, Fdesouche, Novopress et, évidemment, Riposte laïque. Pour ceux-là, s’exprimer c’est un peu Verdun !
Inutile de préciser que si Internet n’existait pas, ils n’existeraient même pas, faute de moyens financiers solides et de soutiens. S’ils n’existaient pas, le monde feutré des décideurs s’en porterait mieux, on l’a bien compris, étant donné le nombre d’attaques dont ils sont la proie !
Sauf que, et j’en profite pour glisser un amical reproche à Valeurs actuelles, ils sont en première ligne, et il s’agit de leur rendre ce qui leur est dû : la condition des femmes employées à la RATP face aux « collègues » musulmans a été exhumée par Riposte laïque, pas Libération, comme l’écrivit jadis, et fautivement, Valeurs actuelles.
Ce combat mérite le respect car il ne rapporte rien à ceux qui le mènent, sinon des « tracasseries » judiciaires quand ce ne sont pas des menaces de mort et autres « délicates » attentions.
Quel est ce combat ? Une nostalgie des « heures sombres » de notre Histoire ? Non ! C’est un cri, tel celui du célèbre tableau de Munch. Celui de femmes et d’hommes qui savent ce qu’ils doivent à la terre qui les porte. Osons le dire, ce sont aussi des larmes qui coulent dignement, malgré les injures, à chaque blessure infligée à notre Nation.
Ecrire ceci, c’est, entre le sable des consciences molles et les scorpions venimeux qui empoisonnent la France, prêcher dans le désert parce qu’hélas l’individualité – ce fléau si favorable à toutes les sournoiseries politiques et idéologiques d’une poignée de malfaisants qu’on laisse ainsi agir – préfère planifier ses vacances plutôt que de se dresser contre la destruction programmée de la France, arme au poing s’il le faut.
Que ferez-vous, messieurs-dames, le jour où, en lieu et place de saint Michel levant son épée dans le ciel changeant du Mont éponyme, vous verrez un croissant aussi tranchant qu’obscur vous aveugler de sa sanglante foi ? Vous pleurerez à votre tour, maudissant cette indifférence confortable dont vous vous drapiez ? Il sera trop tard…
Valeurs actuelles affirme qu’on ne peut plus rien dire, c’est pire que ça : on ne peut plus agir. Pourtant, fustigeant l’abdication de notre identité, quelques volontés se lèvent, qui ne ménagent pas leur peine, pour résister…
« La France a fait la France […]. Elle est fille de sa liberté. » (Jules Michelet)
Charles Demassieux

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