L'administration Obama embrasse la cause des Frères Musulmans

L’administration Obama a choisi la veille du jour férié marquant la naissance de notre nation pour faire connaître publiquement sa conduite qui a été longtemps lancée d’une manière insidieuse au détriment extrême des États-Unis : ses fonctionnaires admettent maintenant qu’ils embrassent la cause des Frères Musulmans (F.M. ou Ikhwân en arabe). Ce serait  la même organisation internationale islamique qui a pour objectif explicite la destruction des États-Unis, d’Israël et de tous les autres pays du Monde Libre.

Barack Obama et Hillary Clinton 

admirant un logo des Frères Musulmans (1)

Jeudi [le 30/06/2011], la Secrétaire d’état Hillary Clinton a essayé de minimiser  l’importance capitale de ce changement  majeur de politique en le décrivant, lors d’une escale à Budapest, dans les termes suivants : «  L’administration Obama poursuit par des contacts limités son  approche des les Frères Musulmans, contacts qui se sont produits par intervalles depuis environ cinq ou six ans ». En fait, de même que l’ancien procureur fédéral Andrew McCarthy, en disséquant  cette déclaration  d’une manière particulièrement brillante et cinglante, montre du doigt la fonctionnaire de l’équipe d’Obama, la légitimation ouverte des Frères Musulmans marque une rupture dramatique par rapport au refus historique du gouvernement des Etats-Unis de traiter d’une façon formelle avec les Frères Musulmans.
Pour comprendre pourquoi il est inquiétant que l’administration Obama embrasse la cause des Frères Musulmans, prenez en considération trois points sur la nature et les ambitions de leur organisation :

Logo des Frères Musulmans

Le Coran, deux glaives et le premier mot du verset coranique (Le butin, al-Anfal 8-60) :

« Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force »

Le vert est la couleur de l’islam (NDT)

Premièrement, voici le credo des Frères Musulmans : « Allah est notre objectif. Le Prophète est notre chef. Le Coran est notre loi. Le jihad est notre voie. Mourir sur la voie d’Allah est notre espoir le plus élévé » (D’après Husain Haqqani et Hillel Fradkin, « Les Partis Islamistes : Retour aux origines ».

Deuxièmement, voici la mission des Ikhwân en Amérique :« Cette mission est une sorte de grand jihad dont le but est d’éliminer et de détruire la civilisation occidentale de l’intérieur, de saboter sa misérable maison avec leur  aide [celle des Américains]  et celle  des croyants de façon à l’éliminer et à établir la victoire de la religion d’Allah sur toutes les autres religions ». (Source : Les Frères Musulmans « Mémorandum explicatif sur les objectifs stratégiques généraux du groupe », mis en évidence par le Département de la Justice dans le procès en 2008 de la Holy Land Foundation contre le financement du terrorisme. Archivé sous NEFA Foundation).

Troisièmement, voici les points principaux extraits du « plan par étapes » des Frères Musulmans pour accomplir cette mission :

Etape 1 : Établissement d’une direction discrète et secrète.

Etape 2 : Etape d’apparition graduelle sur la scène publique par la pratique et l’utilisation d’activités publiques variées. Cette étape a amplement réussi dans la mise en œuvre  de ce stade. Elle a aussi réussi à achever un grand nombre de ces  importants objectifs comme l’infiltration dans les divers secteurs du Gouvernement.

Etape 3 : Etape d’escalade, avant le conflit et la confrontation avec les dirigeants, à travers l’utilisation des mass media. Actuellement en progression.
Etape 4 : Confrontation publique ouverte avec le gouvernement par la pratique d’une approche par des pressions politiques. Cette approche mentionnée ci-dessus est mise en œuvre d’une façon agressive. Entraînement à l’utilisation des armes, dans le pays et outre-mer, en anticipant l’heure zéro. Des activités dans ce sens sont perceptibles.
Etape 5 : Prendre le pouvoir pour établir leur Nation Islamique sous laquelle tous les partis et groupes islamiques sont unifiés (Source : Document non daté des Frères Musulmans intitulé « Etapes du plan du Mouvement Clandestin Mondial » Archivé à Charia : La menace pour l’Amérique)
En résumé, les Frères Musulmans sont implacablement sérieux dans leur guerre, qu’ils qualifient de « jihad de civilisation », contre les États-Unis et les autres nations qui aiment la liberté, pour assurer leur soumission à la doctrine du totalitarisme islamique politico-militaro-légal appelé charia. L’objectif des F.M. dans ce pays est de remplacer notre Constitution par la leur, à savoir  le Coran. Et Ils considèrent ce devoir comme un commandement donné par Allah et par personne d’autre. (Pour plus de détails sur la nature, les ambitions et les modus operandi des Ikhwân, voir le Rapport de l’Equipe B II, Charia : La Menace pour l’Amérique)(2). A cette fin, comme Andy McCarthy le note dans l’essai susmentionné, le représentant de haut rang et Guide des Frères Musulmans, Muhammad Badi’, a effectivement déclaré la guerre aux États-Unis.
Si vous avez quelque doute et que vous trouvez légitime que les Ikhwân renoncent à  ce stratagème, prenez en considération cette estimation d’un expert en groupes islamiques, Ammar Ali Hassan, citée par Associated Press : «  … Les Frères Musulmans veulent apparemment essayer de lancer des « conditions » ou  des « réserves » dans tout  dialogue afin d’éviter la perception qu’ils autorisent les États-Unis à interférer dans les affaires intérieures de l’Égypte. Mais en fin de compte, les discussions vont propulser le groupe, dit-il, en atténuant les inquiétudes d’un contrecoup qu’éprouvent certains chez les Frères Musulmans et le public si les Frères deviennent l’acteur dominant en Égypte. «  Maintenant, les Frères Musulmans n’ont pas à s’inquiéter d’avancer vers la prise de pouvoir », dit Hassan.
Malheureusement, le bras tendu dangereux  du gouvernement des États-Unis vers les Ikhwân ne se réduit pas à l’Égypte mais est pratiqué systématiquement aussi bien aux États-Unis. Par exemple :

  • Des organisations islamo-américaines identifiées, dans les tribunaux par le gouvernement  des Etats-Unis et, dans beaucoup de cas, par les  Frères Musulmans eux-mêmes, comme des façades des FM sont d’une façon routinière traitées avec égard par les fonctionnaires fédéraux, les fonctionnaires des Etats et les fonctionnaires locaux. Les représentants de la sécurité intérieure (homeland security), le Pentagone, les services de renseignements et les agences de renforcement de la loi les rencontrent fréquemment et assistent à des réceptions sponsorisées par de tels groupes.
  • Des membres affiliés aux Frères Musulmans sont envoyés comme « ambassadeurs de bonne volonté » de notre pays aux nations et aux communautés étrangères musulmanes. Les initiatives préférées des  Frères Musulmans pour introduire la charia aux Etats-Unis, notamment la Mosquée de Ground Zero et la finance compatible avec la charia, le statut des objecteurs de conscience des soldats musulmans, les lois sur le « blasphème » en accord avec les lois de la charia qui étouffent la libre parole, sont avalisées et/ou permises par les institutions officielles.

Les Américains regardent avec des yeux d’aveugles la présence, à travers le pays, de mosquées, adeptes de la charia, qui incubent le jihadisme. Une étude révisée par un pair et publiée le mois dernier dans le  Middle East Quarterly a déterminé que 81% d’un lot de 100 mosquées présentent de tels critères. Elles constituent une infrastructure pour le recrutement, l’endoctrinement et l’entraînement en accord avec le plan par étapes des Frères Musulmans. 

  • Sous les administrations et des Républicains et des Démocrates, des particuliers liés aux Frères Musulmans par des liens familiaux ou autres, ont attribué des postes gouvernementaux élevés. Le cas le plus récent qui a été révélé est celui du Chef adjoint de l’équipe de la  Secrétaire d’État Hillary Clinton,  Huma Abedin (qui s’est trouvée être l’ex-femme du Républicain Anthony Weiner).

Il y a fort à parier que, comme l’équipe Obama rend légitimes les organisations et les groupes d’outre-mer des Frères Musulmans, elle se sentira moins contrainte à renforcer plus encore,  leurs homologues aux États-Unis. Si c’est ainsi, les Frères Musulmans en viendront même à exercer une plus grande influence sur ce que notre gouvernement fait et ne fait pas à propos de la menace émise par la charia, à la fois à l’étranger et ici.
L’effet absolument prévisible sera de miner les intérêts des États-Unis et de leurs alliés au Moyen-Orient et, de plus, de catalyser la campagne des Frères Musulmans pour introduire la charia aux  États-Unis et finalement de remplacer la Constitution par la loi islamique. En conséquence, les efforts de l’administration Obama pour « embaucher » des Frères Musulmans ne sont pas simplement imprudents. Ils sont totalement incompatibles avec le serment du Président de « préserver, protéger et défendre la Constitution des États-Unis » et avec l’engagement similaire fait par ses subordonnés.
Que ces fonctionnaires embrassent au grand-jour la cause des Frères Musulmans  constitue un point de bascule géo-stratégique, quelque chose qui doit catalyser un débat national urgent sur cette question : est-ce qu’un tel comportement viole leur serment de fonctionnaires en mettant en danger la Constitution qu’ils se sont engagés à défendre ?
Au minimum, un tel débat devrait fournir une opportunité hautement requise pour examiner des alternatives au parcours actuel de l’administration aussi bien que les risques réels associés à la poursuite d’une politique qui s’intensifie. Par exemple, une personnalité américaine perspicace, qui fait autorité sur le du Moyen-Orient en général et les Frères Musulmans en particulier, le Dr Michael Rubin de l’American Entreprise Institute a écrit hier [le 1er juillet 2011]  dans The American blog : Plutôt que d’embrasser la cause des Frères Musulmans, l’administration Obama devrait chercher à s’assurer que le groupe ne peut pas dominer l’Égypte. La plupart des analystes sont d’accord sur le fait que les Frères Musulmans sont de loin le groupe le mieux organisé en Égypte mais qu’il ne bénéficie peut-être que de 25 à 30% de soutien. L’opposition laïque reste faible et fractionnée. Si l’administration Obama souhaite rester engagée dans l’avenir de l’Égypte et façonner le meilleur résultat possible, à la fois pour la sécurité nationale des États-Unis et pour le peuple égyptien, elle devrait pousser à une réforme électorale pour modifier le dysfonctionnement du système vers un modèle de représentation proportionnelle dans lequel la majorité laïque peut former une coalition afin de contrôler la minorité des Frères Musulmans pour qui la démocratie est un anathème.
La même attitude s’applique à l’ennemi à l’intérieur. Au lieu de faire confiance aux Frères Musulmans actifs et à leurs associés – laisser tomber l’embauche -,   le gouvernement des Etats-Unis devrait fermer leurs établissements de façade, leurs « centres communautaires » adeptes de la charia et qui incubent le jihad et leurs opérations à l’influence insidieuse en Amérique. Si on reconnaît ces entreprises pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des véhicules destinés à remplir les objectifs séditieux du jihad de civilisation des Frères Musulmans, elles peuvent et doivent être traitées comme des entreprises subversives à poursuivre en justice et non pas comme les entreprises religieuses protégées sous l’aile de la Constitution des États-Unis.
Que le débat commence.
Frank Gaffney, Jr. (02/07/2011) (*)

                                                     Traduit de l’américain par Bernard Dick

 
(*) Frank Gaffney, Jr. (02/07/2011) Center for Security Policy (USA)
http://www.centerforsecuritypolicy.org/p18757.xml
(1) NDT : Photographie illustrant l’article original. S’agit-il d’une photo-montage ? Si ce n’est pas le cas, la situation est grave.
(2) Voir aussi : http://ripostelaique.com/Le-Memorandum-explicatif-des.html
 

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