L’affaire Benalla nous montre le monde politique tel qu’il est…

Publié le 28 juillet 2018 - par - 5 commentaires - 764 vues
Share

L’affaire Benalla aura eu au moins le mérite de nous montrer la vraie nature de l’univers politique : un univers de poupées russes, où tout est dans tout, sauf le bien ! Immoralité, népotisme, prévarication, concussion, perfidie, malversation, magouillage, lâcheté, mensonges permanents, influences malsaines, jalousie féroce, ambition dévorante, ego surdimensionné, autorité abusive, adulation inconditionnelle de l’argent, mépris souverain du peuple : la descente aux enfers n’est pas pire.

On revêt le costume des Droits de l’Homme mais on se défait des devoirs de sa charge. On se gargarise de démocratie mais on se garde du moindre référendum, surtout s’il est d’initiative populaire.

Devant les caméras officielles, on déclame ce que d’autres ont écrit pour nous. Afin de rester au sommet, on est prêt à acheter la presse et la Justice. On fait taire ou parler qui l’on veut. Ruses et artifices sont nos habits quotidiens. On entend le peuple, mais on ne l’écoute pas. On le voit, mais on ne le regarde pas. On lui parle, mais en pensant d’abord à l’intérêt des hautes sphères. Lors des grandes cérémonies, on se délecte des applaudissements, mais en réalité on se congratule soi-même.

L’image d’excellence qu’on veut donner de soi est toujours prioritaire. Peu importe si elle est fausse : en politique, le faux prédomine, à commencer par les amitiés, les sourires, les poignées de mains et les accolades ! Seul compte le Pouvoir. Car c’est par le Pouvoir qu’on se croit au ciel alors qu’on verse sans relâche dans l’artificiel.

Bref, on devient pitoyable, parce qu’on oublie deux vérités fondamentales : la première, c’est que tout homme, aussi puissant soit-il, est mortel ; et la seconde, c’est qu’ «au plus élevé trône du monde, si ne sommes assis que sur notre cul » (1) !

Maurice Vidal

(1) Montaigne, Essais.

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
andrej

« On » a donné le pouvoir à un branleur! on a de quoi terminer les vacances.

Garde Suisse

Jamais les rois de France, monarques de droit divin, mais tenus par les Lois fondamentales du Royaume n’auraient trahi leurs peuples comme le font les menteurs républicains. Le roi savait qu’il devrait léguer le pays à son descendant dans un meilleur état qu’il l’avait lui-même reçu, et il savait qu’il devrait rendre compte de sa gestion des hommes devant Dieu au moment de sa mort.

Fulconis Hervé

« Alexandre n’est pas mon amant » Mais était-il appelé à le devenir ? Cela expliquerait les moyens inouïs mis à sa disposition pour mieux le séduire. Sinon, comment expliquer toutes ces largesses inimaginables et ce tutoiement si familier avec en plus les clés de la chambre à coucher, de la maison ?

Yves ESSYLU

Le dessin me paraît juste mais être tout droit sorti d’URSS, hélas

Louise

Non, pas d’URSS. Plutôt de la période sombre de l’Amérique du Sud.