L’Affaire Méric : vérités et mensonges (nouvelle vidéo)

Publié le 27 juin 2013 - par - 4 496 vues
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Encore l’Affaire Méric… et sa dernière bombe à fragmentations.

Une vidéo de surveillance, sous rétention volontaire et significative durant trois semaines, a révélé sa version objective et nouvelle : Méric (porteur d’un protège-dents) aurait bien agressé avec préméditation Esteban qu’il recherchait activement, à partir de la photo du site internet « antifa ». Et c’est la riposte défensive de l’agressé, Esteban, qui a entraîné la mort de l’agresseur fragile. Aucune arme, aucun « acharnement », aucune « bande d’assassins », il s’agit d’un dramatique et absurde ACCIDENT.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=IKyQ8mOPpSw[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=IKyQ8mOPpSw

Stupéfaction et malaise : un gouvernement légal, en France, représenté par deux ministres, de nombreux politiciens dont un procureur, suivis de la plupart des médias, ont donc accusé publiquement des personnes, des groupes, des associations, des INNOCENTS, dans une précipitation douteuse, avec outrance, sans aucune présomption d’innocence (qu’ils avancent toujours très sélectivement pour les autres), sans se soucier du devoir de réserve (qu’ils recommandent à leurs subordonnés), sans recul réflexif minimal, sans précautions, avant toute enquête sérieuse, voire sans connaissance des faits (du moins, on peut l’espérer).

Les mots choisis pour accuser sans preuves, pour cibler les supposés coupables automatiques, ont été terribles : « assassinat », « préméditation », bandes armées, croix gammées tatouées dans le cou, « fascistes » « à mettre en pièces », néo-nazis (quelle ignorance) et autres incitations caractérisées à la haine et à la violence.

On le sait aujourd’hui : tous les accusés sont innocents, et sont toujours en prison, comme des coupables. Encore que bien de coupables se grisent de liberté de nuire et d’impunité compassionnelle…
On peut ne partager en rien les idées de ceux que le gouvernement et les médias accusent si aisément, mais on DOIT les défendre avec force lorsqu’ils sont étrangers aux événements qu’on leur impute injustement.
Ils se voient, de plus, sous caution ministérielle, stigmatisés, amalgamés, exposés à l’hallali de la haine et à la vindicte publique, désignés à la violence, exclus, et enfin dissous dans leur existence.
Comment en arrive-t-on à pareils procédés (que l’on dénonce chez autrui au moindre soupçon), à d’aussi extravagants mensonges et trafics de réalité ?

Car, qui peut croire qu’il existe aujourd’hui, en France un quelconque réel « danger fasciste » ?
Qui peut croire que des groupuscules peu influents représentent une quelconque menace pour la démocratie ?
Et qui ne peut garder yeux ouverts pour distinguer les dangers réels que les trois quarts des français redoutent ?
Et qui peut bien fermer les yeux sur des groupes, plus nombreux, bien organisés et réellement dangereux, qui proclament de plus en plus ouvertement leurs sinistres objectifs ?
Et qui ne remarque pas que des innocents de droite sont plus maltraités et insultés par le régime actuel que les coupables arrogants et cyniques adoubés par l’extrême gauche ?

Comment ne pas reconnaître une diversion vers des boucs émissaires sans défenses, une instrumentalisation lamentable, des manipulations d’un affreux fait-divers à des fins politiciennes, un détournement des légitimes inquiétudes françaises sous les sombres nuages qui s’annoncent, profilés de plomb ?
Quelle crédibilité peut-on accorder encore à ces politiciens trempés de mensonges aussi déterminés et sommaires ?

La position de l’avocat de Serge Ayoub, Nicolas Gardères, est , en revanche, exemplaire : ses idées, à l’opposé politique de son client, l’incitent à le défendre, puisqu’il lui reconnaît la liberté d’exprimer les siennes.
Jusqu’alors, délit d’opinion et délit d’intention n’entraînaient jamais de condamnations judiciaires.
A ce jour, « autorités » et « justice » semblent les confondre avec délit de violence physique volontaire, si banal en régimes autoritaires anti-démocratiques, dans le reste du monde, bien sûr.

Guy Sauvage

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