L’affaire Sarah Halimi : le scandale de la psychiatrie dominée par l’idéologie

Publié le 25 avril 2021 - par - 12 commentaires - 634 vues
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Le scandale habituel de l’expertise psychiatrique dominée par l’idéologie humaniste est devenu banal.

Aussi, on peut affirmer que l’expertise de la psychiatrie dans l’affaire Sarah Halimi est idéologique en croyant pouvoir effacer toute différence entre la science de la psychiatrie et l’idéologie bienveillante.

À croire qu’il n’existerait pas de vrai savoir de la psychiatrie, seulement des manières d’appréciation. Il est naturel que la psychiatrie ait voulu abolir la distinction entre la science et l’idéologie à thème scientifique, car cette suppression est constitutive de l’idéologie bienveillante où la psychiatrie excelle trop souvent !

Paul Bensussan exprime à Marianne l’idéologie bienveillante dominante dans l’expertise psychiatrique de Kobili Traoré : “On ne juge pas les fous, c’est ainsi et c’est l’honneur de la Justice comme de la psychiatrie“. Voilà pourquoi selon lui : “l’irresponsabilité pénale s’imposait” ! Ben voyons !

Jean-Yves Nau a publié un article élogieux sur l’idéologie bienveillante dans l’expertise psychiatrique. Il écrit : Le Pr Jean-Pierre Olié dénonce les insuffisances criantes de l’expertise psychiatrique“. “Expert près la Cour de cassation et psychiatre à l‘hôpital Sainte-Anne, le Pr Jean-Pierre Olié… estime que cette affaire (Moitoiret) signe définitivement la faillite de l‘expertise psychiatrique française… dans la mesure où elle est “incapable d’expliquer à un jury d’assises que, même criminel, un malade mental doit être soigné” !

Jean-Yves Nau : (Cette expertise) entrera dans l’histoire des régressions dont témoigne notre société en crise. Une société aux prises avec de graves tensions économiques et sociales, plus encline à tomber dans la facilité de la vengeance qu’à reprendre à son compte les valeurs humanistes qui, dès le début du XIXe siècle, délivrèrent les aliénés de leurs chaînes.

C’est le parti pris idéologique humaniste clairement exprimé du psychiatre Olié, n’en doutons pas !

La psychiatrie asilaire, héritière des valeurs humanistes et charitables du début du XIXe siècle dont s’inspire Olié n’a pas la moindre compétence en justice. Le psychiatre Olié confond le pouvoir médical du psychiatre de l’hôpital Sainte-Anne quand il prône “les valeurs humanistes qui, dès le début du XIXe siècle, délivrèrent les aliénés de leurs chaînes” et le pouvoir des juges d’apprécier librement le cas concret soumis à leur décision. Si on se réfère aux valeurs humanistes du psychiatre Olié, l’expert doit avoir la “bonne volonté d’accepter sa doctrine humaniste par-dessus le marché et les yeux fermés” pour persévérer toujours dans l’ignorance du cas concret ! C’est pourquoi, dans l’affaire Sarah Halimi, les défauts des expertises psychiatriques mettent en évidence les erreurs humanistes faussement scientifiques de la psychiatrie asilaire.

C’est pourquoi, dans l’affaire Sarah Halimi, ces expertises créent des problèmes et pas des solutions. Le parti pris idéologique humaniste éclaire l’inadéquation logique des conclusions des rapports d’expertise par rapport aux faits. Pour l’expert psychiatre humaniste, le crime serait un symptômes psychiatrique et surtout pas un comportement criminel “normal”. La faiblesse du raisonnement repose sur “l’ignorance” du contexte, des intentions criminelles et des circonstances motivationnelles qui conduisent “au crime”. C’est pourquoi, dans l’affaire Sarah Halimi, on ne peut faire abstraction du rôle déterminant du fanatisme islamiste antisémite.

Dans la suite logique, le psychiatre humaniste va proposer l’explication par l’existence d’une “bouffée délirante aiguë”, ce trouble supposé qui ne renvoie pas à une pathologie mentale préexistante, laquelle serait restée discrète, latente, passée totalement inaperçue et donc inconnue, pas même une zone de soi-disant fragilité propre à soutenir l’émergence d’une instabilité psychique, très banale chez les délinquants habituels.

Dès le moment où l’intention criminelle du fanatisme islamiste antisémite a pris forme, le passage à l’acte criminel rend “illusoire” toute tentative d’affirmation d’une composante psychiatrique dans le temps de l’action, là où aucun psychiatre présent n’a pu réaliser la moindre observation. C’est pourquoi le psychiatre humaniste doit se limiter à une conjecture pour tenter de justifier que “l’irresponsabilité pénale s’imposait” !

Le crime islamiste antisémite était effacé par l’existence supposée d’une “bouffée délirante aiguë”.

Question : pourquoi imposer la notion de “troubles pathologiques” pour des manifestations criminelles normales ? Par le parti pris idéologique d’un état pathologique psychiatrique envisagé comme la réponse de l’expert Bensussan à un passage à l’acte criminel islamiste clairement objectivé. On peut comprendre que le cadre théorique constitutif d’une “bouffée délirante aiguë” dont personne ne sait rien, pour justifier le passage à l’acte criminel islamiste antisémite, est susceptible d’être reconnu, et pourquoi pas dans le but humaniste de justifier l’absence d’un procès pénal politiquement plutôt mal venu. Et voilà pourquoi, dans l’affaire Sarah Halimi, l’expert Bensussan illustre la misère humaniste de l’expertise psychiatrique française !

Et pour cela, il n’hésite pas à déformer les faits ! À l’en croire, Kobili Traoré n’avait pas l’intention de pénétrer chez Sarah Halimi et il n’était pas animé d’une intention criminelle. Il ose : “C’est en s’enfuyant par le balcon de chez les voisins, alors qu’il se croyait poursuivi par les démons qu’il est entré par effraction (et pourquoi pas entré par erreur ?) dans l’appartement de Sarah Halimi et que l’enchaînement fatal (lire : criminel !) est survenu”. Encore la tyrannie de l’excuse de la bien-pensance dans l’expertise de Kobili Traoré !

Moralité : “Il n’y a eu aucune dissension au sein du collège. Nous avons conclu à une bouffée délirante aiguë, marquée par l’apparition soudaine d’un délire (des idées ?) de persécution et (des idées ?) de possession de nature satanique. Ce trouble retrouvé dans les auditions de l’entourage (où sont les preuves ?) est l’un des cas les plus consensuels d’irresponsabilité pénale (et donc : pas de débat !).

Ce qui définit l’idéologie à thème scientifique, c’est qu’elle se réclame non pas de la démonstration mais de l’expérience passée de l’expert, tout en refusant la confrontation avec le savoir objectif ! Son propos mime la démarche scientifique sans s’y astreindre et n’a de valeur que pour ceux qui sont tout d’abord entrés dans son idéologie humaniste sans poser de préalable. Objecter à l’expert idéologue l’inexactitude de son dossier ou l’extravagance de ses conclusions est un signe de mauvais goût, ou un signe de malveillance.

Dans la pensée idéologique, la valeur de l’expertise provient de la thèse qu’on veut imposer, et la valeur de la thèse ne provient pas de l’expertise des faits. La justice, tant que cette idéologie humaniste de style scientifique a sa faveur, n’est pas ébranlée par les réfutations scientifiques fondées sur le contrôle des faits et des raisonnements, ni sur des connaissances exactes, car cela correspond à ses besoins du moment !

Les mécanismes idéologiques fonctionnent par le jeu d’un consensus spontané de la communauté de l’expertise psychiatrique française qui monte la garde, et qui repousse, avant même d’avoir pu voir le jour, les informations susceptibles de nuire aux élucubrations humanistes. Impossible donc de donner un coup d’arrêt aux élucubrations humanistes, en pointant les faiblesses de l’expertise qui sert de verbiage humaniste.

La critique des faiblesses de l’expertise psychiatrique est fort claire, beaucoup plus que le charabia humaniste diffus de Bensussan et elle est à la portée de tout lecteur habitué des livres scientifiques !

Malgré cela, le scandale de l’affaire Sarah Halimi révèle un cas d’impuissance de la science à contrecarrer l’idéologie. L’utilisation idéologique de la psychiatrie humaniste ne relève pas, selon ses adeptes, du tribunal de l’exactitude, dont ils récusent la compétence, estimant n’avoir pas d’explications à fournir à un état d’esprit critique dénoncé comme borné. La fonction des idéologies d’apparence scientifique est de mettre le prestige de la science au service de l’idéologie, non de soumettre l’idéologie au contrôle de la science.

Question : pourquoi le succès idéologique de la psychiatrie humaniste en justice ? Réponse : parce qu’on ne lui demande rien d’autre que de remplir cette mission politique. Et on doit se détourner avec horreur de tout examen critique du sérieux de la base scientifique dans l’expertise psychiatrique de Kobili Traoré. La critique de l’expertise psychiatrique incarnerait donc le diable qu’il faut à tout prix faire taire et discréditer pour justifier des enjeux politiques du moment. D’où les dérobades des magistrats ! De par leur métier, ils sont de bons capteurs de l’atmosphère ambiante et ils pressentaient n’avoir rien à gagner en imposant un procès !

Malgré cela, le succès idéologique de la psychiatrie humaniste n’est qu’un laborieux rafistolage des doctrines psychiatriques archaïques déployées au profit de l’opportunisme idéologique. C’est la soumission aux modes intellectuelles de tous ces prétendus faiseurs d’opinion au service du conformisme le plus nul.

Moralité : impossible de rendre la parole à la science face à l’imposture idéologique !

La pensée logique démontrable est effacée par le fatras idéologique humaniste. Impossible d’éclaircir le débat quand on fait tout pour l’obscurcir grâce à un expert-mélangeur de morale humaniste bienveillante et de soi-disant connaissances scientifiques. Mais, avec cette fois-ci, un ingrédient de base très politique.

Le mélange idéologique humaniste dans l’affaire Sarah Halimi est autant un dérivé qu’un soutien de la politique humaniste vis-à-vis des conduites délinquantes et criminelles des islamistes. Ce qui nous ramène au type le plus courant de l’idéologie humaniste, c’est cette forme d’assistance médicale banale dans toutes les affaires criminelles mettant en cause des islamistes ! Mais l’originalité de l’expertise Bensussan consiste à essayer de sauver le criminel en l’humanisant comme la psychiatrie humaniste l’avait toujours tenté. Il n’a pas compris que l’humanisme et les droits de l’homme jetteraient l’expertise psychiatrique dans une impasse.

La justification humaniste de l’expertise psychiatrique que fournit Bensussan est provocatrice. Et elle va faire en sorte que l’expertise psychiatrique puisse mourir avec panache, au moins en tant que morale.

Ce n’est pas seulement le refus de consulter les faits et de penser librement que suspend et inhibe le recours idéologique dans l’ordre scientifique, c’est l’incapacité à observer les faits qui s’offrent d’eux-mêmes !

Moralité : ces hallucinations idéologiques bienveillantes humanistes de l’expertise psychiatrique, avec l’explication du crime islamiste par l’existence d’une “bouffée délirante aiguë”, ne sont pas nouvelles !

On ne juge pas les fous, c’est ainsi et c’est l’honneur de la Justice comme de la psychiatrie“.

Voilà pourquoi selon l’expert Paul Bensussan : “l’irresponsabilité pénale s’imposait” !

À vous d’en juger !

Thierry Michaud-Nérard

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Notifiez de
Soazig NEDELEC

..c’est jugé..pour moi..douze balles..

Charles

La cour de cassation, sauf erreur de ma part, regarde que les règles de droit ont été correctement appliquées. Elle ne tranche pas sur le fond.
La cour de cassation doit dire, soit qu’il a été fait une bonne application des règles de droit, soit que l’application en était erronée.
Sauf dans les cas exceptionnels ou la cassation intervient sans renvoi, l’affaire doit être à nouveau jugée dans la mesure de la cassation. Ce qui est cassé est annulé.
Normalement, la procédure doit reprendre depuis le début. Mais qu’en est-il ?

zéphyrin

ils sont à la ramasse depuis fort longtemps….relâcher un pédoagresseur en songeant qu’il se tiendra tranquille, qu’il a compris que c’était mal…allez on va lui donner une seconde, troisième chance. Sans surveillance et sans prévenir le voisinage…
alors qu’il ne peut plus se passer de cette excitation , que c’est une motivation acquise et que la sexualité “classique” n’éveille en lui aucun intérêt….Quelles pensées troubles tourmentent donc certains juges et psys ?

MAHOMET PIRE QUE HITLER

Cette Idéologie elle a un nom c’est Karl Marx.

Dupond

il obtient en trois ans son diplôme de médecine de la Faculté de médecine de Paris le 15 décembre 1921, avec mention très bien7 ; sa thèse porte sur le syndrome de Landry8.
DEVINEZ QUI C’EST ? pourtant des psy se sont penchés sur son cas (mdr)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Petiot

sylvestre pin

Un mot tout de même sur l’incompétence des psychiatres : pour en avoir deux dans ma famille je peux témoigner de leur arrogance quand il s’agit d’évaluer le comportement d’un individu. Comment peut-on affirmer longtemps après l’instant du meurtre que le criminel aviat une “bouffée délirante”. Il fallait analyser son comportement sur le champ.De toute façon un acte criminel est forcément accompli sous une pulsion extravagante, inhumaine et folle. On ne tue pas les gens sans être fortement dérangé. Moyennant quoi selon le psychiatre fou (pléonasme car ils le sont tous) tous les crimes devraient tomber dans cette forfaiture. Quand la psychiatrie deviendra une science exacte on pourra en reparler, mais, pour l’instant baser une décision judiciaire sur le témoignage de ces personnages est une..

jojo

j’ai toujours pensé que les psychiatres, à force de côtoyer des malades mentaux, s’imprégnaient de ces pathologies dérangeantes….et à force……….
bizarre, on dit toujours que la science n’est pas infuse, mais dans ce cas là, les experts eux,le sont…………à moins que ce ne soit que des petits arrangements entre amis…..

astrid

Les psychiatres comme les juges sont dominés par leur conviction politique. Tout au moins pour certains. Cela pose un énorme problème lorsqu’ils sont amenés à apporter “leur expertise” dans un procès criminel. Il y a eu un procès retentissant : le soi disant drogué associal et oisif, défendu par sa mère d’un façon honteuse, et qui avait EGORGE DEUX INFIRMIERES A PAU. Corps d’un côté. Tête de l’autre.
Il n’est pas en prison. Il serait soigné. Sa mère dans son témoignage hallucinant dit qu’avec un infirmier avec lui toute la journée, son fils ne risque rien !!!

HARGOTT

Si vous voulez commettre un assassinat: buvez une bouteille de whisky et fumez quelques pétard AVANT ! ça marche ! Vous aurez au moins droit aux circonstances atténuantes.
NB: solution à éviter su vous conduisez une voiture (circonstances aggravantes).

Joël

Et la magistrature dominée à la fois par l’idéologie et la psychiatrie, ce qui lui permet de jouer les Ponce-Pilate.
Ainsi quoiqu’il se passe, les magistrats ne sont jamais responsables.
A chaque fois, le gars il est fou mais il sait se servir d’un couteau ou conduire un camion.
Le gars il est fou mais il sait distinguer un musulman d’un mécréant. (je n’ai encore vu aucun musulman égorgé par erreur par un “déséquilibré”).
Le gars il est fou mais il sait repérer les lieux.
Le gars il est fou mais il sait préméditer son crime parfois de longue date.
Le gars il est fou mais il sait avoir des contacts pour faciliter son djihad.
Etc,etc.

patphil

je me demande comment ces experts ont fait pour être présent au moment du meurtre
l’assassin de sarah halimi n’est pas le seul à avoir bénéficier de la bouffée délirante :
Vendredi 19 août 2016, Jean-Louis (Chalom) Levy, sexagénaire français juif, était agressé gravement au couteau par Mehdi Kerkoub, délinquant franco-algérien multirécidiviste, aux cris de « Allahou Aqbar » (Source, Véronique Chemla).
Le 12 septembre 2019, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Colmar déclarait l’agresseur pénalement irresponsable.
Le 30 décembre 2019, Jean-Louis Levy décédait à l’âge de 65 ans.
dreuz info du 19 janvier20

Theodore

http://www.ivoirtv.net/videos/videos-gags/5055-arabie-saoudite-femme-decapitee.html

Pendant ce temps ou nos connards d experts psychiatres disent “On ne juge pas les fous, c’est ainsi et c’est l’honneur de la Justice comme de la psychiatrie“

En arabie saoudite on s interroge pas ! On decoupe des tetes dans la rue… ( avec la police complice ! ) voir la video, la cause etant la critique de l islam comme vous vous en doutiez !

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